90 % des entrepreneurs considèrent que l'intelligence artificielle augmente l'efficacité

Le secteur de la construction connaît une transformation sans précédent grâce à l'adoption de l'intelligence artificielle - PHOTO/ Depositphotos
Les principaux obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs sont les coûts salariaux (50,6 %) et les charges administratives (48,3 %) 
  1. Priorités de politique économique

Le Círculo de Empresarios et l'Association des journalistes économiques (APIE) ont publié les résultats de leur enquête Círculo 2025, une étude qui évalue la perception de près de 400 entrepreneurs espagnols sur la situation économique et ses perspectives, ainsi que les effets de la politique économique actuelle sur la compétitivité et les décisions des entreprises. 

L'enquête a été présentée par Juan María Nin, président du Círculo de Empresarios, et Miguel Iraburu, président du groupe de travail qui a élaboré l'enquête. Selon les résultats de l'enquête, les entreprises espagnoles continuent de percevoir une détérioration généralisée de l'environnement commercial et de la compétitivité nationale.

Pour elles, on constate une aggravation de facteurs clés tels que l'intervention excessive du gouvernement dans les activités des entreprises (91,6 %), le manque de transparence dans les décisions publiques (89,4 %), la détérioration de la qualité institutionnelle (85,9 %) et l'insécurité juridique (84,1 %). En outre, la faible productivité et l'incertitude géopolitique restent les principaux défis pour l'économie espagnole. 

Entreprise Intelligence artificielle - PHOTO/Reuters-Kacper Pempel

Malgré cela, plus des deux tiers des personnes interrogées s'attendent à ce que leur secteur reste stable ou s'améliore en 2025 et 2026. En effet, près de 50 % des personnes interrogées s'attendent à une amélioration de leur chiffre d'affaires, même si moins de 20 % prévoient une augmentation de leurs marges. 

Les principaux obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs sont les coûts salariaux (50,6 %) et les charges bureaucratiques (48,3 %), l'environnement réglementaire et bureaucratique étant le principal frein à la croissance pour environ 74 % des entreprises. D'autres sujets préoccupent les personnes interrogées, tels que l'absentéisme au travail, la fiscalité ou l'incertitude politique. 

L'attraction et la fidélisation des talents ainsi que la maîtrise des coûts sont les priorités de gestion pour 2025, tout comme l'innovation en matière de produits et de services et la transformation numérique. En effet, plus de la moitié des entreprises prévoient d'augmenter leurs investissements dans la cybersécurité, l'intelligence artificielle et la numérisation. 

En ce qui concerne l'intelligence artificielle, plus de 90 % des entreprises estiment qu'elle améliore l'efficacité du travail, 50 % pensent qu'elle contribue à la diversification des marchés et des produits/services et augmente les marges. Actuellement, son utilisation se concentre sur les activités de consultation et de recherche d'informations, l'analyse et le traitement des données et la production de documents et de contenus audiovisuels.

Intelligence artificielle - Depositphotos

Priorités de politique économique

Les entreprises réclament de toute urgence des réformes structurelles en matière de fiscalité, de simplification administrative et de gestion des fonds européens. Les priorités de politique économique comprennent l'ajustement des comptes publics par la maîtrise des dépenses, un cadre fiscal favorisant l'activité et la réduction de la charge réglementaire. 

En ce qui concerne l'analyse des dépenses publiques en Espagne, les résultats de l'enquête reflètent un degré élevé de scepticisme : plus de 90 % des personnes interrogées estiment que la gestion des dépenses publiques en Espagne n'est pas efficace. Pour remédier à cette situation, les entreprises soulignent deux priorités essentielles pour améliorer l'efficacité de l'administration publique : la simplification et la flexibilisation de la bureaucratie (75 %) et le renforcement de l'évaluation de l'efficacité des dépenses et des politiques publiques (60 %). 

En matière fiscale, près de 80 % des personnes interrogées réaffirment que la charge fiscale actuelle nuit à la compétitivité. Les personnes interrogées réclament des réformes fiscales concrètes axées sur l'amélioration de la compétitivité, en soulignant comme principales priorités les incitations fiscales à l'investissement (72 %) et la réduction des cotisations sociales à la charge des entreprises (65 %). 

En matière d'éducation, la promotion de la formation professionnelle et de la formation en alternance est très appréciée. En ce qui concerne l'innovation, les entrepreneurs sont favorables à une plus grande collaboration entre les universités et les entreprises dans le domaine de la recherche et à la promotion de la recherche appliquée grâce à des projets de financement et de collaboration public-privé. 

Enfin, ils estiment que l'expérience avec les fonds Next Generation EU reste insuffisante : 75 % des personnes interrogées qualifient leur gestion de mauvaise/très mauvaise et plus de 60 % des entreprises n'ont pas sollicité les fonds européens, soit parce que leur secteur n'est pas inclus dans les politiques de levier, soit en raison de la complexité des démarches administratives. Les principales destinations en cas d'obtention de fonds sont l'amélioration du niveau de numérisation des entreprises et le lancement ou la promotion de la R&D&I.