Le PDG d'Indra souligne son rôle clé dans la défense technologique européenne
Le directeur général du groupe Indra, José Vicente de los Mozos, a eu un agenda chargé lors de la Vème Conférence européenne sur la défense et la sécurité, qui s'est tenue aujourd'hui à Bruxelles, où il a souligné la volonté d'Indra d'assumer son rôle de grande entreprise européenne et de contribuer, grâce à ses capacités technologiques, industrielles et de collaboration, à répondre aux besoins des armées du continent.
Indra est présent dans toutes les initiatives de défense de l'Union européenne et a une longue histoire de collaboration, mais « Indra investit, se développe et améliore ses capacités industrielles et de livraison », a-t-il souligné.
Le PDG du groupe Indra a participé à la table ronde « Rearming Europe : Aligning Policy with Industrial and Military Capabilities » (Réarmer l'Europe : aligner la politique sur les capacités industrielles et militaires), aux côtés de Panayiotis Hadjipavlis, directeur de la défense de la République tchèque ; André Denk, directeur exécutif de l'Agence européenne de défense ; Herald Ruijters, directeur général adjoint de la DG DEFIS (Direction générale de l'industrie de la défense et de l'espace) ; Jean-Brice Dumont, chef de la division Air Power d'Airbus D&S ; et Stefan A. Hess, membre du comité exécutif de Hensoldt.
Lors de cette rencontre, M. de los Mozos a déclaré que « le Fonds européen de défense est un outil très utile pour lancer des développements conjoints, mais ces produits ne se consolideront pas si les États membres participants ne procèdent pas à des achats conjoints ». « Il est important de se concentrer sur de grands projets européens axés sur les capacités que les États membres ne peuvent développer et acquérir seuls, plutôt que sur des centaines de petits développements », a-t-il ajouté.
Selon M. de los Mozos, les projets communs sont le meilleur moyen de générer la confiance : « Il faut trouver et encourager des solutions gagnant-gagnant entre les pays et les industries, où tout le monde est gagnant, afin de générer la confiance ». Il propose ainsi de développer ensemble la prochaine génération de systèmes de défense dans le cadre du Fonds européen de défense, mais avec « une implication plus importante et plus prolongée des ministères de la Défense dès le premier jour ».
Le PDG du groupe Indra a souligné l'importance d'investir dans la défense et la sécurité sur le continent afin de combler les « importantes lacunes en matière de capacités dans tous les domaines » et la nécessité d'une « décision politique visant à acquérir immédiatement de nouvelles solutions pour remplacer les systèmes hérités qui fonctionnent depuis plus de 30 ans, mais qui ne sont plus en mesure de faire face aux nouvelles menaces observées en Ukraine ».
IndraMind, défense aérienne et surveillance spatiale
José Vicente de los Mozos a détaillé certaines solutions d'Indra qui peuvent contribuer à combler les lacunes en matière de défense du continent, comme IndraMind, avec laquelle l'entreprise souhaite mener l'ère de l'intelligence artificielle en Europe. L'objectif est que ce cerveau cognitif souverain pour la prise de décision dans les missions critiques soit l'alternative européenne aux grands géants technologiques afin de garantir l'autonomie stratégique et la souveraineté technologique.
La défense aérienne est un autre domaine important pour le dirigeant d'Indra : « Il manque un système de défense aérienne multidomaine et multiniveau, capable d'assurer une défense aérienne en profondeur contre les menaces traditionnelles, telles que les missiles et les chasseurs, et contre les nouvelles menaces telles que les drones ».
L'espace et ses synergies avec la défense sont également une priorité pour Indra, qui fournit des radars de surveillance spatiale de dernière génération aux forces aériennes espagnoles et allemandes. « Il est important de développer une capacité commune de connaissance situationnelle spatiale, car nous ne disposons toujours pas d'une capacité réelle au niveau européen en matière de Space C2 pour les opérations militaires », a souligné le PDG d'Indra.
Rencontres bilatérales
Dans le cadre de la conférence, le PDG d'Indra a également tenu des rencontres bilatérales, entre autres avec le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius, à qui il a fait part de la volonté de l'entreprise de collaborer activement avec sa technologie de pointe à la défense du continent, tant dans le sud que dans l'est. À titre d'exemple, il a souligné qu'« Indra dispose d'une solution pour le déploiement rapide du mur anti-drone, basée sur son système AirDef (Air C2) combiné aux capacités de détection des drones des radars Lanza LTR-25 et au système anti-drone (C-UAS) Aracne, développé en collaboration avec EM&E Group ».
Cette priorité urgente et stratégique de la défense et de la surveillance aérienne contre les drones a également été évoquée lors de la conversation avec le ministre belge de la Défense, Theo Francken, auquel M. de los Mozos a expliqué qu'Indra est pleinement intégrée dans le développement des programmes européens de défense et renforce sa position sur le marché belge, où elle participe aux principaux forums et associations de défense et a conclu il y a quelques mois un accord de collaboration avec la société belge Intersoft Electronics dans le domaine des systèmes radar, de la guerre électronique et des technologies anti-drones.