Gustavo de Arístegui : Analyse géopolitique du 4 novembre 2025
- Rupture des relations entre le Pérou et le Mexique suite à l'asile accordé à Betssy Chávez
- Conclave des puissances musulmanes à Istanbul sur l'avenir de Gaza
- Échange de dépouilles mortelles dans le cadre du fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas
- Correction des actifs refuges : or, argent et bitcoin
- Visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Washington
- La pénurie de semi-conducteurs frappe une industrie européenne clé
- Accord stratégique pluriannuel entre OpenAI et Amazon Web Services (AWS)
- Guerre en Ukraine : pression russe sur Pokrovsk et attaques contre le réseau électrique
- Accumulation militaire américaine dans la région des Caraïbes
- Élections clés aux États-Unis : New York et l'influence de Trump
- Victoire de l'Inde au cricket féminin et son impact social
- Un nouveau tremblement de terre frappe l'Afghanistan
- Crise politique et manifestations en Serbie
- Phénomène écologique au Mexique : des orques chassent des requins blancs
- Rack média (analyse des tendances)
- Note éditoriale
Rupture des relations entre le Pérou et le Mexique suite à l'asile accordé à Betssy Chávez
Faits :
Le gouvernement péruvien, par l'intermédiaire de son ministère des Affaires étrangères dirigé par Hugo de Zela, a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec le Mexique. La cause directe est l'asile accordé à l'ambassade mexicaine à Lima à l'ancienne Première ministre Betssy Chávez, mise en examen pour sa complicité présumée dans la tentative de coup d'État perpétrée par Pedro Castillo en 2022.
Lima a invoqué une « ingérence » répétée dans ses affaires intérieures et a procédé à l'expulsion de la responsable de l'ambassade mexicaine, ne conservant que les liens consulaires. Le Mexique, pour sa part, a défendu l'octroi de l'asile comme un acte conforme au droit international et humanitaire, ignorant qu'il s'agit d'une putschiste recherchée par la justice péruvienne.
Implications :
Une grave fracture andine se matérialise, aggravant les tensions existantes en Amérique latine. L'asile politique est utilisé comme une arme diplomatique, créant un précédent gênant pour la région : si l'asile est utilisé comme un parapluie contre les procédures pénales ordinaires, le conflit entre le principe de « souveraineté » et le « droit d'asile » deviendra endémique.
Lima cherchera à renforcer ses alliances avec les gouvernements qui soutiennent sa position dans les instances multilatérales (OEA et CELAC), tandis que l'opposition mexicaine présentera cette affaire comme un geste idéologique de son gouvernement, plutôt que juridique. Cette fracture affaiblit l'unité régionale, expose les vulnérabilités face aux influences des puissances extrarégionales (telles que les États-Unis ou la Chine) et menace d'entraîner des coûts commerciaux, consulaires et de coopération migratoire.
Conclave des puissances musulmanes à Istanbul sur l'avenir de Gaza
Faits :
La Turquie a coordonné à Istanbul une réunion ministérielle de haut niveau avec les principales puissances musulmanes, notamment l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie, le Qatar, l'Égypte, l'Indonésie et le Pakistan. L'objectif était de discuter de l'administration palestinienne de Gaza dans le contexte post-cessez-le-feu.
Le communiqué conjoint réclame un « leadership palestinien » clair dans l'après-guerre, avec la mise en place de forces de sécurité locales, et rejette explicitement toute intervention extérieure. Il dénonce également les violations du cessez-le-feu par Israël.
Implications :
Ankara cherche à se consolider en tant que pivot diplomatique indispensable du monde sunnite, aspirant à « façonner » l'« après-guerre » à Gaza et à supplanter l'initiative des acteurs occidentaux. Riyad, Doha et Abu Dhabi maintiennent une coordination tactique afin de ne pas céder de capital politique à l'Iran.
Cet effort pour rééquilibrer le pouvoir au Moyen-Orient, en contrebalançant les influences occidentales et israéliennes, vise à obtenir l'autonomie musulmane. Si ce front se consolide, la pression sur Washington et Bruxelles s'intensifiera pour qu'ils protègent les couloirs humanitaires et fixent un calendrier pour une autorité palestinienne renouvelée, même si cela expose la Turquie comme un pivot potentiellement instable sur l'échiquier régional.
Échange de dépouilles mortelles dans le cadre du fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas
Faits :
Le Hamas a remis à Israël, par l'intermédiaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les corps de trois otages israéliens retrouvés dans des tunnels au sud de Gaza : le colonel Asaf Hamami, le sergent Oz Daniel et le capitaine Omer Neutra.
De son côté, Israël a restitué 45 corps de Palestiniens. Cet échange s'inscrit dans le cadre de l'accord de trêve en vigueur depuis le 10 octobre. Selon les informations disponibles, huit corps d'otages resteraient à restituer. Bien que des violations mineures aient été signalées, la cessation des hostilités se maintient.
Implications :
Cet échange funèbre, aussi difficile soit-il, renforce les canaux de communication techniques (via le CICR) et consolide une trêve précaire, offrant un répit humanitaire. Il peut ouvrir la voie à la vérification des listes d'otages vivants et disparus.
Si elle se stabilise, elle permettra d'étendre l'aide humanitaire et de discuter d'un dispositif de sécurité « dirigé par les Palestiniens avec des garanties régionales », comme le préconise l'axe Turquie-Golfe. Cependant, la situation est extrêmement fragile : tout incident faisant des victimes civiles pourrait faire capoter le processus et perpétuer le cycle de violence.
Correction des actifs refuges : or, argent et bitcoin
Faits :
Les actifs refuges affichent une certaine volatilité après une forte hausse en octobre. L'or recule après avoir atteint un record de 4 350 dollars l'once (accumulant une hausse de 55 % en 2025), corrigeant sous les 4 000 dollars l'once. L'argent et le platine reculent également.
Le bitcoin (BTC), qui affiche une corrélation de 0,85 avec l'or, mais accumule un retard de 15 % sur l'année, recule de ~2-3 % en 24 heures. Le dollar reste ferme et le marché réduit la probabilité d'une nouvelle baisse des taux de la Fed en décembre.
Implications :
La prise de bénéfices suggère une moindre inquiétude immédiate concernant la « guerre des droits de douane » et la situation au Moyen-Orient. Cette fuite vers la stabilité révèle une profonde incertitude mondiale face à la dévaluation fiduciaire.
Bien que critiquable en raison de la spéculation qui peut amplifier les inégalités, le niveau plancher de ces actifs reste élevé : il suffit d'une crise géopolitique ou macroéconomique pour relancer les achats. Pour les trésoreries publiques et les fonds souverains, l'or reste la police d'assurance contre les risques systémiques ; la crypto-bêta (Bitcoin) reste hypersensible aux taux d'intérêt et au discours sur la croissance.
Visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Washington
Faits :
La Maison Blanche a confirmé la visite officielle du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) à Washington les 18 et 19 novembre pour rencontrer le président Trump. L'ordre du jour est axé sur l'énergie, la sécurité régionale, la normalisation arabo-israélienne après le cessez-le-feu et la coopération industrielle. Cette visite s'inscrit dans le cadre d'investissements saoudiens antérieurs aux États-Unis, évalués à 600 milliards de dollars.
Implications :
Riyad cherche à protéger son « autonomie stratégique » (pétrole, raffinage, défense antiaérienne et puces électroniques) et à repositionner son rôle stratégique. Pour Trump, cette rencontre est un levier de spectacle géopolitique et de « réancrage » du Golfe face à l'Iran et à la Chine.
Ce renforcement de l'axe Golfe-États-Unis vise à renforcer le rôle des pays arabes, même s'il suscite des critiques en raison de la gestion des droits de l'homme. Si des gestes concrets sont faits concernant le Yémen et Gaza, la voie sera rouverte à une architecture de sécurité régionale à l'américaine, moins rhétorique et plus contractuelle, renforçant ainsi des alliances pragmatiques.
La pénurie de semi-conducteurs frappe une industrie européenne clé
Faits :
L'association des constructeurs automobiles européens (ACEA) met en garde contre des arrêts de production dus à des goulets d'étranglement critiques liés à la crise chez Nexperia (filiale chinoise sous contrôle néerlandais sous la pression des États-Unis) et à des restrictions asiatiques. Des constructeurs tels que Volkswagen, BMW et Mercedes sont touchés. Le groupe allemand ZF prévoit de suspendre temporairement ses employés à Schweinfurt en raison du manque de puces. On estime que les fournisseurs seront touchés dans une semaine et que les retards s'étendront sur 20 jours.
Implications :
L'Europe paie le prix de sa dépendance et de ne pas avoir « relocalisé » (reshoring) à temps les puces de gamme moyenne qui soutiennent la voiture électrique et l'électronique industrielle. Cette vulnérabilité face aux guerres commerciales exige une réponse engagée. Le pacte européen sur les puces électroniques devra s'accélérer avec davantage d'investissements en capital (CAPEX), des clauses d'approvisionnement et des achats coordonnés.
La Chine conserve des leviers dans les niches des matériaux et du test-packaging. Les États membres dotés de clusters industriels (Allemagne, France, Italie) feront pression pour obtenir des aides d'État plus souples afin de stimuler l'innovation locale et de diversifier les approvisionnements.
Accord stratégique pluriannuel entre OpenAI et Amazon Web Services (AWS)
Faits :
OpenAI a signé un accord stratégique avec Amazon Web Services (AWS) d'une valeur d'environ 38 milliards de dollars pour une période de sept ans. Cet accord donne à OpenAI accès à des centaines de milliers de GPU Nvidia pour faire évoluer ses charges de formation en IA dans le cloud d'Amazon. Il s'agit d'un tournant important après des années de primauté d'Azure (Microsoft), qui brise l'exclusivité de facto et étend sa capacité jusqu'en 2026.
Implications :
La course à la « souveraineté technologique de pointe » (compute) entre dans une phase multicloud. OpenAI diversifie ses fournisseurs et fait baisser les prix de l'infrastructure et des macro-GPU. Pour l'Europe, le message est clair : sans ses propres centres de données et semi-conducteurs, elle sera un client captif. Bien que Microsoft conserve un rôle central, il perd son exclusivité.
Amazon gagne du terrain face à Google et Oracle. Cet accord accélère une course technologique qui, bien qu'elle puisse démocratiser la connaissance, est critiquée pour concentrer le pouvoir entre les mains des géants technologiques et augmenter les risques d'une bulle si le marché de l'intelligence artificielle venait à s'effondrer.
Guerre en Ukraine : pression russe sur Pokrovsk et attaques contre le réseau électrique
Faits :
Moscou affirme avoir réalisé des avancées tactiques dans les zones industrielles de Pokrovsk, tandis que Kiev assure maintenir ses positions. Parallèlement, une vague d'attaques russes contre les infrastructures militaires et énergétiques a plongé la région de Donetsk dans le noir, obligeant l'Ukraine à augmenter ses importations d'électricité. L'UE promet un soutien financier, mais reste divisée sur l'utilisation des avoirs russes gelés.
Implications :
Si la Russie consolide Pokrovsk, elle ouvrira une fenêtre opérationnelle cruciale vers l'axe logistique du Donbass. Pour l'Ukraine, la défense du réseau énergétique est désormais aussi décisive que le front terrestre. L'objectif russe est de « plonger » le pays dans le noir en hiver, afin d'éroder l'économie et d'épuiser la population. À Bruxelles, le levier des actifs russes déterminera le rythme de l'approvisionnement en munitions et du financement de la reconstruction.
Accumulation militaire américaine dans la région des Caraïbes
Faits :
On signale une augmentation de la présence militaire américaine dans la région, invoquant des menaces provenant du Venezuela. Les analystes soulignent que ces manœuvres pourraient avoir pour but d'influencer Cuba, dans un contexte de crise politique en Tanzanie et d'un éventuel shutdown (fermeture du gouvernement) à Washington.
Implications :
Cette escalade reflète un interventionnisme qui sape les souverainetés latino-américaines, répétant les erreurs historiques. Elle suscite un débat engagé sur la sécurité hémisphérique et crée un risque de conflit qui pourrait gravement déstabiliser la région, exigeant une diplomatie rationnelle pour éviter des confrontations inutiles.
Élections clés aux États-Unis : New York et l'influence de Trump
Faits :
La ville de New York est confrontée à des élections cruciales, le débat étant centré sur la question de savoir si les électeurs exigeront un virage politique plus marqué vers la gauche. Parallèlement, les gouverneures démocrates du New Jersey et de Virginie ont fait de l'opposition au président Trump le thème central de leurs campagnes.
Implications :
On constate une polarisation persistante de l'électorat américain, avec une radicalisation des principaux candidats du parti démocrate, les soi-disant « socialistes démocrates », dont beaucoup sont marxistes. Le candidat démocrate Zohran MAMDANI s'est ouvertement et activement déclaré anticapitaliste. Une absurdité dans la ville qui compte le plus de riches au monde et qui sont un élément essentiel de son économie. La ville de New York a un PIB supérieur à celui de l'Italie.
Un résultat favorable aux candidates démocrates dans ces États pourrait rééquilibrer la balance fédérale et, à coup sûr, attiser la confrontation législative actuelle à Washington.
Victoire de l'Inde au cricket féminin et son impact social
Faits :
L'équipe féminine indienne de cricket a remporté pour la première fois le titre mondial dans cette discipline.
Implications :
Cet exploit sportif a suscité une reconnaissance publique sans précédent du rôle des femmes dans le sport national indien. Ce succès intensifie le débat social sur l'égalité et la représentation des femmes en Inde, renforçant les leaderships émergents qui commencent à remettre en question les normes sociales et culturelles traditionnelles.
Un nouveau tremblement de terre frappe l'Afghanistan
Faits :
Un séisme de magnitude 6,3 a secoué le nord de l'Afghanistan. Les premiers rapports font état d'au moins 20 morts et de dégâts importants aux infrastructures, notamment à la mosquée bleue historique.
Conséquences :
Cette catastrophe ajoute une pression humanitaire extrême dans une région déjà frappée par une profonde instabilité politique et une précarité économique chronique. Les organisations internationales ont déclenché l'alerte pour gérer l'urgence, tandis que le gouvernement local semble visiblement dépassé par l'ampleur de la crise.
Crise politique et manifestations en Serbie
Faits :
La police serbe a arrêté 37 manifestants après de violents affrontements entre l'opposition et les partisans du président Aleksandar Vucic. Les manifestations coïncident avec l'anniversaire de l'effondrement de la verrière d'une gare ferroviaire qui a tué 16 personnes.
Implications :
On observe une dangereuse escalade des tensions sociales, avec un risque évident de répression institutionnelle et une possible contagion à d'autres États des Balkans. L'Union européenne observe avec une profonde inquiétude la détérioration de la démocratie dans la région, une situation qui met à l'épreuve ses capacités de médiation et son influence dans son voisinage immédiat.
Phénomène écologique au Mexique : des orques chassent des requins blancs
Faits :
Dans le golfe de Californie, il a été documenté qu'un groupe d'orques a chassé à plusieurs reprises des requins blancs juvéniles. Les rapports scientifiques indiquent que les orques recherchent les foies des requins comme principale source de nourriture.
Implications :
Au-delà de l'observation scientifique, ce phénomène peut modifier de manière significative l'équilibre écologique marin dans la région. En outre, il pourrait avoir des répercussions directes sur le tourisme environnemental, une source de revenus essentielle pour la région, et ouvre un nouveau front de recherche sur les schémas migratoires et l'adaptation des animaux aux changements de leur écosystème.
Rack média (analyse des tendances)
Médias américains (NYT, WaPo, WSJ, CNN, Fox News, Politico) : axés sur les implications nationales. La visite de MBS est considérée par le WSJ comme une opportunité commerciale, tandis que Fox News critique l'« ingérence » mexicaine au Pérou comme un signe de faiblesse hémisphérique de la Maison Blanche. Le NYT et CNBC accordent la priorité à la pénurie de puces électroniques comme menace industrielle et à la correction de l'or.
Médias britanniques (The Times, The Telegraph, The Guardian, BBC, The Economist) : ils soulignent les risques mondiaux. The Guardian et la BBC accordent la priorité à l'échange de dépouilles à Gaza comme une fragile victoire humanitaire. The Economist analyse les ajustements de l'or/Bitcoin comme un signe d'instabilité économique structurelle.
Médias européens (Le Monde, Le Figaro, FAZ, Die Welt, Corriere) : accent mis sur la vulnérabilité continentale. FAZ et Die Welt poussent l'agenda du « réarmement » industriel et des puces « made in Europe ». Le Monde suit le sommet d'Istanbul et la rupture en Amérique latine comme des échos des divisions mondiales.
Médias arabes et musulmans (Al-Jazeera, Al-Arabiya, Arab News, Asharq Al-Awsat) : ils saluent le sommet d'Istanbul comme un geste d'unité islamique et de coordination sunnite pour « le lendemain ». Al-Jazeera met l'accent sur l'autonomie palestinienne, tandis qu'Arab News et Asharq Al-Awsat préparent la visite de MBS à Washington comme un pivot géopolitique clé.
Médias israéliens (Jerusalem Post, Haaretz, Yedioth Ahronoth) : Centrés sur Gaza. Le Jerusalem Post considère la remise des corps comme un accomplissement partiel, mais met en garde contre les violations du cessez-le-feu. Haaretz se montre critique à l'égard de la gestion interne de la crise.
Médias asiatiques (SCMP, China Daily, Times of India, WION) : China Daily défend sa production de puces face aux restrictions. Times of India et WION analysent la volatilité des valeurs refuges (or/crypto) dans le contexte des tensions entre les États-Unis et la Chine.
Médias russes et ukrainiens (RT, TASS, Ukrainian Pravda, Kyiv Post) : RT souligne la rupture entre le Pérou et le Mexique comme un échec de la diplomatie occidentale. Ukrainian Pravda et Reuters restent concentrés sur Pokrovsk et la stratégie russe visant à « éteindre » l'Ukraine en hiver.
Médias latino-américains (Clarín, El Mercurio, Reforma) : Clarín se montre critique à l'égard de l'asile accordé par le Mexique, le qualifiant d'intervention. Reforma analyse l'impact de la pénurie de puces électroniques sur l'industrie automobile mexicaine.
Technologie/Affaires (Reuters, The Verge, Blog d'Amazon) : L'alliance OpenAI-AWS est confirmée, ouvrant le débat sur l'hégémonie du calcul (compute), la « guerre des GPU » et la pression sur les coûts de formation.
Note éditoriale
Premièrement, la fragmentation des blocs régionaux : la rupture entre le Pérou et le Mexique démontre la profonde faiblesse des institutions panaméricaines, qui cèdent à l'interventionnisme idéologique, en particulier de la gauche la plus dure, comme le gouvernement mexicain.
Deuxièmement, la vulnérabilité stratégique de l'Occident : le virage d'OpenAI vers AWS confirme que la dépendance technologique et la « souveraineté technologique » sont le nouveau champ de bataille ; pendant ce temps, l'Europe paie son manque d'autonomie en matière de semi-conducteurs par des arrêts industriels.
Troisièmement, le réalisme au Moyen-Orient : le sommet d'Istanbul et la visite de MBS à Washington montrent que les acteurs régionaux (Turquie, Arabie saoudite, Qatar, Égypte ou Jordanie) gagnent en poids géopolitique et façonnent activement le scénario d'après-guerre, évinçant une Europe de plus en plus insignifiante.
Enfin, en Ukraine, l'objectif russe de « mettre le pays à genoux » en hiver exige des réponses combinées urgentes : défense aérienne, production décentralisée et financement stable de la part de l'UE, probablement grâce à l'utilisation des avoirs russes gelés.