La France réaffirme son engagement à investir au Sahara
La France a réaffirmé son engagement à investir au Sahara occidental après avoir manifesté à plusieurs reprises son soutien au plan d'autonomie du Maroc pour le territoire sahraoui, qui prévoit l'intégration de la région dans le cadre étatique marocain avec une grande capacité d'autonomie pour les Sahraouis.
La France a ainsi réaffirmé son intérêt pour le soutien au territoire sahraoui, toujours sous souveraineté marocaine, dans le cadre d'un système autonome qui viserait à optimiser le développement régional en accordant une grande capacité d'autonomie aux Sahraouis, tout en exprimant son intention de promouvoir l'investissement et le développement dans la région.
La France a réaffirmé son engagement à investir et à financer des projets de grande envergure au Sahara marocain, comme l'a déclaré le directeur général de l'Agence française de développement, Rémy Rioux, qui a confirmé à Rabat l'engagement de l'agence à mettre en œuvre les engagements pris lors de la visite du président français Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024, en particulier en ce qui concerne les projets de développement dans les provinces dites du sud du Maroc.
Emmanuel Macron avait déjà manifesté le soutien clair de la France au plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental lors de sa visite officielle de trois jours au royaume marocain à l'invitation du roi Mohammed VI, après l'annonce officielle faite par l'État français soutenant le plan d'autonomie marocain, démontrant également l'intention française de soutenir l'investissement et le développement au Sahara.
Rémy Rioux a rencontré à Rabat le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, afin de superviser les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements pris lors de la visite du chef de l'État français au Maroc, ainsi que l'avancement de plusieurs projets dans les domaines de la coopération ferroviaire, de l'eau et de l'assainissement, ainsi que les investissements de l'agence sur le territoire sahraoui.
Rémy Rioux a expliqué le travail en cours concernant le financement des ports par l'Agence nationale des ports, et la possibilité de soutenir les entreprises régionales de services multiples récemment créées à Dakhla et Laayoune.
« Nous travaillons actuellement sur le financement des ports par l'intermédiaire de l'Agence nationale des ports, ainsi que sur la possibilité de financer directement ces deux régions (Laayoune et Dakhla), en plus des entreprises régionales multiservices récemment créées pour gérer les installations publiques », comme l'ont rapporté divers médias marocains tels que Rue 20 Maroc.
Plan d'autonomie du Maroc
Le Maroc a présenté à l'Organisation des Nations unies (ONU) en 2007 son plan d'autonomie pour le Sahara occidental, qui prévoit l'intégration du territoire dans le cadre étatique marocain en accordant une grande capacité d'autonomie aux autorités sahraouies dans le but de développer au maximum la région dans tous les domaines et dans le respect des résolutions des Nations unies.
Au cours des dernières années, le Maroc a reçu un large soutien international à sa proposition, avec l'appui de plus d'une centaine de pays et de grandes puissances telles que les États-Unis, la France, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni ou l'Allemagne, qui considèrent l'initiative marocaine comme la plus sérieuse, la plus crédible et la plus réaliste pour résoudre le différend sahraoui. En effet, la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies d'octobre 2024 a reconnu la proposition du Maroc comme la base la plus solide pour développer les négociations entre les parties concernées.
En opposition à la thèse marocaine se trouve le Front Polisario, une entité indépendantiste qui défend la tenue d'un référendum d'autodétermination de la population sahraouie, qui bénéficie de moins de soutiens internationaux, parmi lesquels celui de l'Algérie, grand rival politique du Maroc au Maghreb.