Le Hamas exige la libération des condamnés à perpétuité au risque de faire échouer l'accord
- Les revendications du Hamas pour la libération des prisonniers
- Négociations en Égypte et opposition israélienne
- Implications du plan de Trump et avenir de Gaza
Les revendications du Hamas pour la libération des prisonniers
Après avoir fait part aux États-Unis de son acceptation du plan de paix pour la bande de Gaza, le Hamas a exprimé son intention d'exiger la libération de tous les prisonniers palestiniens détenus en Israël, y compris ceux condamnés à la prison à perpétuité. Cette demande fait suite au refus israélien de libérer ces détenus, ce qui pourrait compromettre l'accord de paix en 20 points proposé par Donald Trump.
Le Hamas souhaite que le gouvernement américain garantisse la libération de ces prisonniers, un groupe qui compte plus de 300 détenus. Parmi les plus connus figure Marwan Barghouti, leader du Fatah Tanzim, condamné à cinq peines de prison à perpétuité pour son implication dans des attentats commis pendant la deuxième Intifada qui ont causé la mort de cinq Israéliens. On trouve également Ahmad Sa'adat, chef du Front populaire marxiste-léniniste pour la libération de la Palestine (FPLP), condamné à 30 ans de prison en 2008 pour avoir planifié l'assassinat du ministre israélien du Tourisme Rehavam Ze'evi en 2001.
En outre, le Hamas réclame la libération d'Ibrahim Hamed, responsable de multiples attentats et condamné à 45 peines de prison à perpétuité pendant son commandement en Cisjordanie. Barghouti, Sa'adat et Hamed faisaient tous trois partie du commando Nukhba, une unité d'élite du Hamas qui a participé à l'attentat du 7 octobre. Israël considère que leur libération serait un affront à sa population, car ils n'ont pas encore été jugés pour leur implication dans ces attentats.
Négociations en Égypte et opposition israélienne
Actuellement, des délégués de toutes les parties concernées sont réunis en Égypte afin de trouver une solution qui concilie le refus d'Israël de libérer les prisonniers liés aux attentats du 7 octobre et la demande ferme du Hamas d'obtenir des garanties du gouvernement américain.
Le ministre israélien de l'Agriculture, Avi Dichter, a déclaré qu'Israël était prêt à autoriser la libération de prisonniers palestiniens et de membres du Hamas, tout en précisant qu'en aucun cas la libération de ceux qui ont participé directement aux attentats qui ont causé la mort et la maltraitance de plus de 1 200 Israéliens le 7 octobre ne serait acceptée.
Outre la demande de libération des prisonniers, le Hamas a exigé que les Forces de défense israéliennes (FDI) quittent le territoire de Gaza selon un calendrier révisé qui élargit les zones de retrait des troupes israéliennes. D'autre part, le groupe a entamé des discussions avec l'Autorité palestinienne afin de planifier ce qu'il considère comme « le lendemain » à Gaza, en cherchant à établir un gouvernement de transition stable dans la région.
Implications du plan de Trump et avenir de Gaza
Le plan présenté par le président américain Donald Trump propose que l'Autorité palestinienne prenne le contrôle de Gaza une fois qu'elle aura mené à bien un programme de réformes. D'ici là, la bande de Gaza resterait sous la supervision d'un conseil international de paix dirigé par Trump. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a soutenu cette initiative lors d'une conférence de presse conjointe annoncée lundi.
Vendredi, après avoir reçu la réponse du Hamas, Trump a confirmé que le groupe terroriste acceptait la formule d'échange d'otages et de prisonniers prévue dans le plan. Dans le cadre de cette négociation, le Hamas s'est engagé à libérer les 48 otages restants dans un délai maximum de 72 heures, en échange de la libération de 250 prisonniers palestiniens condamnés à la prison à vie, de 1 700 habitants de Gaza détenus depuis le massacre du 7 octobre et des restes de 15 habitants de Gaza pour chaque otage décédé, soit au moins 26 selon les données de l'armée israélienne.