INTERPOL : Hammouchi renforce la position du Maroc en tant qu'acteur clé de la sécurité mondiale
- Le leadership d'Abdellatif Hammouchi en matière de sécurité internationale
- Soutien institutionnel et vision stratégique d'INTERPOL
- Relations internationales et collaborations du Maroc
- Situation de la cybercriminalité et cadre juridique au Maroc
- Protocole d'accord entre le Maroc et l'Éthiopie
La 93e Assemblée générale (AG) d'INTERPOL, qui se tient à Marrakech du 24 au 27 novembre, marque un tournant important dans la participation mondiale du Maroc en matière de sécurité.
Au niveau mondial, le terrorisme et la cybercriminalité ont été des thèmes centraux sur lesquels le Maroc, sous la direction d'Abdellatif Hammouchi, responsable de la Sécurité nationale et de la Surveillance territoriale, a démontré ses capacités, sa coopération et sa vision stratégique.
Aujourd'hui, les thèmes qui seront abordés lors de l'Assemblée générale sont les suivants : un débat sur la consolidation de la cybercriminalité et la manière dont les Nations unies peuvent aider ; l'augmentation de la criminalité transnationale organisée ; et l'importance d'une bonne gouvernance des données et du transfert d'informations entre les services de renseignement.
En outre, les lignes directrices pour la mise en œuvre de la notification Paletada, le mécanisme de suivi des actifs criminels le plus élevé au monde, seront définies.
Le leadership d'Abdellatif Hammouchi en matière de sécurité internationale
Au cours de ses discours, Hammouchi a précisé que les objectifs de la sécurité internationale doivent reposer sur de larges alliances et la mise en place d'un système d'échange d'informations adapté aux technologies actuelles. Il a réaffirmé que les crimes et les menaces « ne connaissent pas de frontières ».
Ces déclarations ont trouvé un écho auprès des plus de 800 dirigeants présents au sommet, issus de 179 pays membres, dont 82 chefs de police et 25 ministres et vice-ministres, qui ont ensuite souligné, dans des interviews accordées à des médias du monde entier, l'impact de la perspective de Rabat sur la sécurité mondiale.
En effet, la tenue de l'AG au Maroc fait de ce pays le seul pays arabe à accueillir à nouveau cet événement, après l'avoir organisé pour la première fois en 2007. À titre d'information, le vote en faveur de Marrakech comme siège de l'AG a été le premier à être unanime, c'est-à-dire que les 196 pays participants ont voté en faveur de la ville marocaine comme siège.
Soutien institutionnel et vision stratégique d'INTERPOL
Les dirigeants d'INTERPOL ont exprimé leur satisfaction. Le président Ahmed Naser Al-Raisi a déclaré que cet événement « marque le début d'une nouvelle phase collective ». Ces propos ont été appuyés par le secrétaire général Valdecy Urquiza, qui a affirmé que « le leadership marocain définit l'approche de la lutte contre le terrorisme dans le cadre du système international d'échange d'informations entre les forces de police ». « Au nom d'INTERPOL et de toute la communauté policière ici présente, nous tenons à remercier les autorités marocaines pour leur soutien inestimable », a-t-il conclu.
L'expérience de la DGSN-DGST dans le cadre d'événements internationaux majeurs en témoigne. Le soutien apporté aux Jeux olympiques de Paris et à l'Euro 2024 en Allemagne en sont des exemples.
INTERPOL fait pleinement confiance au Maroc. Lors de sa première journée, l'organisation a présenté deux outils qui « transformeront la sécurité internationale » : Nexus, une plateforme d'intelligence artificielle permettant d'organiser les informations, et AVA, le premier assistant virtuel capable de traduire, résumer et interpréter des données pour aider les policiers. Selon INTERPOL, les initiatives du Maroc en faveur de la modernisation ont rendu possible le lancement de ces outils.
Relations internationales et collaborations du Maroc
Dans le contexte européen, le Maroc est considéré comme un partenaire essentiel pour des économies clés telles que la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Espagne. Cependant, la présence accrue du Maroc dans ce domaine entraînera un contrôle international accru des pratiques policières.
Au niveau international, le Maroc est le partenaire prioritaire des États-Unis pour l'Afrique, avec lequel il mène les manœuvres African Lion. De même, les manœuvres avec des agents de la police nationale et de la garde civile espagnole sont monnaie courante depuis quelques années.
Situation de la cybercriminalité et cadre juridique au Maroc
À de nombreuses reprises, le Maroc a souligné que ses forces de police opèrent en toute transparence, dans le respect de la protection des données et en veillant au respect des normes d'interopérabilité (conditions qui garantissent une anticipation plus adéquate et plus rapide).
Depuis l'arrivée de Hammouchi, la cybercriminalité a augmenté de 40 % à l'échelle mondiale, mais au Maroc, 95 % des actes criminels ont été résolus, ce qui place Rabat parmi les pays ayant les meilleurs taux au niveau mondial.
En outre, comme l'a révélé Boubker Sabik, porte-parole de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), le Maroc est en train de mettre à jour son cadre juridique afin de renforcer les capacités de ses services de renseignement, ce qui a permis l'arrestation de 70 cybercriminels recherchés par INTERPOL. Ces réalisations ont conduit Hammouchi et le Maroc à la vice-présidence d'INTERPOL pour l'Afrique.
Protocole d'accord entre le Maroc et l'Éthiopie
Dans le cadre de l'AG, le Maroc et l'Éthiopie ont signé un accord bilatéral important sous la forme d'un protocole d'accord (MoU) entre le directeur général de la Sécurité nationale et de la Surveillance territoriale, Abdellatif Hammouchi, et le commissaire général de la police fédérale éthiopienne, dans le but de renforcer et d'améliorer la lutte contre les crimes violents, l'esclavage moderne, le trafic d'armes, la criminalité et le blanchiment d'argent.
L'Éthiopie est le pays de la Corne de l'Afrique le plus important dans le domaine du contrôle des frontières et de la lutte contre le terrorisme. Sa décision de s'appuyer sur l'expérience marocaine souligne l'influence croissante de Rabat sur le continent.