L'Algérie sous pression internationale alors que le plan d'autonomie marocain gagne du terrain

Massad Boulos, conseiller principal du président des États-Unis pour les affaires arabes et moyen-orientales, avec le President algérien Abdelmadjid Tebboune - PHOTO/X/@US_SrAdvisorAF

Avec le soutien des États-Unis et de l'ONU, le Maroc consolide sa proposition d'autonomie au Sahara occidental, tandis que l'Algérie fait face à un isolement diplomatique croissant 

  1. Visite de l'envoyé américain à Alger
  2. Soutien des pays et positionnement au Conseil de sécurité
  3. Position de Rabat et mise en œuvre de l'autonomie
  4. Pression sur l'Algérie et débat sur le référendum
  5. Rejet du Front Polisario
  6. Progrès diplomatiques et développement au Sahara occidental

Le conflit du Sahara occidental est à un tournant décisif, le projet d'autonomie du Maroc bénéficiant d'un soutien international croissant, comme en témoigne la récente réaffirmation de pays tels que la France et le Sénégal. 

Grâce à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU et au soutien des États-Unis, le Maroc a gagné du terrain sur le plan diplomatique, ce qui place Rabat dans une meilleure position que l'Algérie, qui a toujours soutenu que l'autodétermination devait être obtenue par la tenue d'un référendum

Visite de l'envoyé américain à Alger

Dans ce contexte, l'envoyé américain, Massad Boulos, s'est rendu à Alger pour rencontrer le président Abdelmadjid Tebboune, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf et plusieurs autres responsables algériens dans le but d'impliquer l'Algérie dans la résolution du conflit de manière constructive

Dans un communiqué officiel, M. Boulos a souligné que les États-Unis réaffirmaient leurs solides relations bilatérales avec l'Algérie et que celles-ci devaient servir à trouver des voies de dialogue pour enfin instaurer la paix et la sécurité dans la région. Ces propos ont été bien accueillis à Rabat et montrent une fois de plus la voie vers une résolution définitive du conflit guidée par le plan d'autonomie marocain, car, comme l'a souligné le Conseil de sécurité des Nations unies, « c'est le seul plan sérieux, crédible et réaliste pour la région du Sahara ». 

Massad Boulos, avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf - PHOTO/X/@US_SrAdvisorAF

Soutien des pays et positionnement au Conseil de sécurité

Plus de 120 pays ont clairement exprimé leur soutien au plan d'autonomie du Maroc. Les États-Unis estiment que ce plan est la clé pour parvenir à un accord véritablement durable. 

L'ambassadeur américain auprès de l'ONU, Mike Waltz, a clairement indiqué que le vote du Conseil de sécurité était « un grand pas en avant vers la paix au Sahara occidental ». Il a insisté pour que toutes les négociations se fondent sur la proposition présentée par le Maroc

Position de Rabat et mise en œuvre de l'autonomie

Le roi Mohammed VI, évoquant la résolution, a déclaré qu'il s'agissait d'un « changement historique qui propulse la région vers la stabilité et le développement ». Rabat a clairement indiqué que, même si sa proposition accorde aux Sahraouis une réelle autonomie, le Maroc conserverait son autorité en matière de défense, de politique étrangère et de sécurité

Grâce à cette stratégie, le Maroc a réussi à mettre en œuvre des mesures de développement dans les régions du Sahara occidental. Cela a contribué à une meilleure intégration politique, économique et sociale de la population locale, ce qui démontre que l'autonomie, lorsqu'elle est mise en pratique, donne des résultats tangibles

Réunion de la délégation américaine dirigée par Massad Boulos, conseiller principal du président des États-Unis pour les affaires arabes et moyen-orientales, en Algérie - PHOTO/X/@US_SrAdvisorAF

Pression sur l'Algérie et débat sur le référendum

La pression internationale incite l'Algérie à reconsidérer sa position rigide, même si la diplomatie algérienne insiste sur la nécessité d'un référendum pour l'autodétermination. Cependant, l'approbation internationale du plan d'autonomie du Maroc rend cela difficile

Plusieurs analystes internationaux soulignent que l'Algérie devrait jeter les bases d'un dialogue avec le Maroc afin de mettre véritablement fin au conflit. Le manque de soutien tant pour Alger que pour son bras armé dans la région, le Front Polisario, ne laisse d'autre choix que d'essayer de dialoguer sur la situation, en mettant de côté les rivalités historiques

Rejet du Front Polisario

Cependant, le Front Polisario continue de refuser la proposition de Rabat. Mohamed Yeslam Beissat, son représentant, a déclaré qu'ils « ne toléreraient aucune solution qui leur serait imposée ». 

Pendant ce temps, le Maroc poursuit ses efforts. Les experts affirment que si l'on ajoute le soutien que le Maroc reçoit d'autres pays à la diplomatie américaine, Rabat pourrait s'imposer comme un leader dans la région. Cela contribuerait non seulement à renforcer la sécurité sur son territoire, mais pourrait également permettre une normalisation des relations avec l'Algérie, à condition que cette dernière décide de maintenir une position ouverte au dialogue

Réunion de la délégation américaine dirigée par Massad Boulos, conseiller principal du président des États-Unis pour les affaires arabes et moyen-orientales, en Algérie - PHOTO/X/@US_SrAdvisorAF

Progrès diplomatiques et développement au Sahara occidental

Le développement des provinces du Sahara occidental consolide l'initiative marocaine comme une solution pratique, durable et satisfaisante

L'ONU, les États-Unis et un nombre croissant de pays voient d'un bon œil et reconnaissent que le plan d'autonomie a une viabilité politique évidente. Cela renforce le poids de Rabat et sa capacité à mettre en œuvre des mesures concrètes au Sahara occidental. 

Grâce à un mélange de diplomatie et de travail pratique, le Maroc a réussi à transformer un conflit qui dure depuis plus de cinq décennies en une voie vers l'intégration et la stabilité dans la région, ce qui lui confère une position plus forte face à l'Algérie et au Polisario