L'UE cherche à jouer un rôle politique dans l'avenir de Gaza
- L'Union européenne et son rôle dans la reconstruction de Gaza
- Le Conseil de paix et le cessez-le-feu à Gaza
- Objectifs et plan américain pour Gaza
- L'Union européenne recherche une influence politique et économique
- Défis politiques et humanitaires pour l'UE à Gaza
L'Union européenne et son rôle dans la reconstruction de Gaza
L'Union européenne (UE) entend jouer un rôle politique important dans la future reconstruction de Gaza après le fragile cessez-le-feu conclu entre Israël et le groupe extrémiste palestinien Hamas, sous l'égide des États-Unis.
À cet égard, l'UE a demandé à faire partie du Conseil de paix dirigé par le président américain Donald Trump, chargé de régir l'avenir politique de Gaza et sa reconstruction après deux ans d'attaques de l'armée israélienne, qui ont fait des dizaines de milliers de victimes et qui ont commencé en réponse aux attaques terroristes sanglantes menées par le Hamas sur le territoire israélien en octobre 2023, qui ont fait 1 200 victimes et 250 otages.
Le Conseil de paix et le cessez-le-feu à Gaza
L'institution communautaire entend non seulement exercer une influence sur la contribution économique à la reconstruction de Gaza, mais aussi avoir son mot à dire dans les contacts visant à former un nouveau gouvernement dans la bande de Gaza, alors qu'elle a eu peu de présence dans les négociations de paix parrainées par les États-Unis, le Qatar et l'Égypte pour parvenir à un accord entre Israël et le Hamas.
Le Conseil de paix, qui déterminera les mesures à prendre pour assurer un avenir prospère à la bande de Gaza, est une instance prévue dans le plan en 20 points proposé par les États-Unis pour sceller le cessez-le-feu, parmi lesquels figuraient notamment la déradicalisation de Gaza et sa libération du terrorisme afin de ne pas menacer les pays voisins, la reconstruction de la région comme objectif prioritaire pour compenser les souffrances prolongées des Gazaouis, l'échange de tous les otages et prisonniers, etc
Objectifs et plan américain pour Gaza
Le plan américain, qui a conduit au fragile cessez-le-feu actuel à Gaza, prévoit la mise en place d'une instance composée de technocrates qui gérera la bande de Gaza sous tutelle internationale et sous le contrôle du Conseil de paix, présidé par Donald Trump et Tony Blair, ancien Premier ministre du Royaume-Uni. Et l'Union européenne entend être présente dans cet organisme dès que possible, même si la structure définitive et les fonctions de cet organisme restent encore à clarifier.
L'Union européenne recherche une influence politique et économique
L'UE cherche à avoir un poids politique et à ne pas rester un simple acteur économique pouvant aider financièrement à la reconstruction de Gaza, car jusqu'à présent, ce sont les États-Unis, Israël et la sphère arabe qui ont joué le rôle le plus important. Selon les informations du quotidien El País, l'intention européenne est de renforcer les liens politiques avec le géant américain, de consolider l'Autorité palestinienne en lui apportant un soutien économique et en relançant ses institutions, de freiner l'expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie, d'éliminer les obstacles financiers et d'approvisionnement établis en territoire palestinien et de défendre la viabilité de la solution à deux États.
La voie de la création de deux États cohabitant, l'un israélien et l'autre palestinien, est précisément une formule défendue depuis des années par de nombreux acteurs politiques internationaux et qui, pour l'instant, n'a pas pu être appliquée en raison de nombreuses divergences politiques, notamment du côté israélien, sur des questions importantes telles que le partage des compétences et des territoires (en particulier la capitale Jérusalem, considérée comme un lieu sacré) et l'influence politique sur le territoire et, par extension, dans la région du Moyen-Orient.
Défis politiques et humanitaires pour l'UE à Gaza
Bruxelles cherche ainsi des moyens d'exercer une influence politique au-delà du financement de la reconstruction de la bande de Gaza, tout en mettant de nouveau de côté la menace de sanctions contre Israël, ce qui n'est pas bien vu par les pays arabes, et alors que les États membres sont divisés sur la position politique à adopter à l'égard d'Israël et du conflit à Gaza et au Moyen-Orient, ce qui nuit également à l'image politique de l'UE sur la scène internationale.
Il reste encore beaucoup à faire à Gaza et l'UE souhaite avoir son mot à dire sur l'avenir de la bande de Gaza, au même titre que les États-Unis qui exercent une grande puissance et une grande influence. À cet égard, la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la sécurité, Kaja Kallas, a estimé lundi que le cessez-le-feu à Gaza avait connu une « bonne première phase », mais a averti qu'il restait encore du travail à faire, en particulier dans le domaine humanitaire. « Le cessez-le-feu a passé son premier test de résistance. Je pense donc que c'est une bonne première phase, mais nous devons bien sûr réfléchir à ce que nous pouvons faire de plus pour parvenir à une paix durable au Moyen-Orient. Il reste beaucoup à faire pour que l'aide humanitaire arrive à destination et pour que le cessez-le-feu soit durable. Nous discuterons donc avec les États membres de ce que nous pouvons faire à cet égard », a déclaré Kaja Kallas, selon l'agence EFE.