L'Union européenne est en retard

Maryam Rajavi et des membres du Parlement européen - PHOTO/NCRI
Maryam Rajavi : La désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), principal organe de répression et vecteur d'exportation du terrorisme, comme organisation terroriste est attendue depuis au moins trente ans.

À la veille de la réunion du Conseil des ministres de l'Union européenne, le jeudi 29 janvier, Maryam Rajavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré que le peuple iranien et la Résistance, porteurs du souvenir d'innombrables martyrs, attendent avec impatience la décision de l'Union européenne de désigner le CGRI comme organisation terroriste, avec l'accord unanime de tous les États membres et le soutien des autres pays européens.

Le CGRI est le principal instrument de violence et de répression du régime, et le principal vecteur d'exportation du terrorisme, du fondamentalisme et des conflits régionaux. Sa désignation comme organisation terroriste est attendue depuis au moins trente ans.

Plus de quarante ans de politique d'apaisement et de débats interminables, c'en est assez. La décision de dissoudre le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), institution synonyme d'ignorance et de criminalité, ne doit plus être différée.

De même que le peuple iranien a jadis exigé le démantèlement de la SAVAK, armée criminelle du Shah, il réclame aujourd'hui avec fermeté la dissolution du CGRI. La Résistance iranienne a toujours soutenu que si le régime clérical n'était pas voué à la répression, à la guerre et à l'exportation de l'extrémisme et du terrorisme, une armée nationale unique suffirait. Rien ne justifie d'imposer le fardeau politique, économique et humain supplémentaire du CGRI à la population iranienne, déjà si longtemps opprimée et démunie.

Le peuple iranien ne tolérera plus les institutions fondées sur la torture et la répression, qu'il s'agisse de la SAVAK, du CGRI ou des services de renseignement du régime. Il exige une république démocratique basée sur la Déclaration universelle des droits de l'homme. Le bilan du régime clérical est incontestable : il a été condamné à 72 reprises par l'Assemblée générale des Nations Unies et d'autres organes des Nations Unies pour de graves violations des droits de l'homme.