Le Maroc consolide sa position clé en Europe après avoir arrêté le passage de milliers de migrants
- Le Maroc, allié le plus important de l'Union européenne en matière de migration
- Interception de migrants par la Marine royale marocaine
- Préoccupation croissante face à l'immigration massive et illégale en Europe
- La globalité du phénomène migratoire
Le Maroc, allié le plus important de l'Union européenne en matière de migration
Le Maroc est devenu le plus important allié de l'Union européenne en matière de migration. La situation géographique du pays et l'étroite collaboration entre les services de renseignement ont consolidé la position de ce pays d'Afrique du Nord comme l'un des partenaires les plus importants du bloc européen en dehors de l'OTAN.
Interception de migrants par la Marine royale marocaine
Cette consolidation a donné lieu à la publication d'un rapport détaillant l'interception de plus de 42 437 migrants par la Marine royale marocaine depuis le début de l'année. Cette institution, qui travaille en coordination avec le ministère de l'Intérieur et les services de renseignement, a indiqué que ces personnes avaient pour destination des pays européens.
Le flux d'informations entre les services de renseignement nationaux du Maroc et de l'Europe est de plus en plus important, ce qui reflète la ferme volonté des deux parties de mettre fin aux mafias qui profitent de la vulnérabilité des migrants, et de pouvoir ainsi protéger la vie de ces personnes. Dans ce contexte,188 réseaux criminels ont été démantelés au cours des derniers mois dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Préoccupation croissante face à l'immigration massive et illégale en Europe
Le problème lié à l'immigration massive et illégale est en train de devenir l'une des principales préoccupations des sociétés européennes, en particulier en Espagne. Le grand nombre de routes existantes et l'effet d'appel constant exercé par ces réseaux criminels ont entraîné une augmentation des entrées par les brise-lames et les barrières de Ceuta et Melilla, ou par bateau vers les îles Baléares et les îles Canaries, pour lesquelles les embarcations partent du nord de la Mauritanie et du sud du Maroc.
Bien que le nombre de personnes qui tentent d'entrer illégalement en Europe ait considérablement diminué (environ 45 %), la pression migratoire reste constante et continue de poser de sérieux défis.
Les opérations de sauvetage sont de plus en plus fréquentes dans les eaux de la Méditerranée et de l'Atlantique. Rien qu'en 2025, un quart des immigrants secourus se trouvaient à bord de bateaux en haute mer. Ces chiffres diminuent d'année en année et montrent que les actions menées sur terre par les FAR (Forces armées royales marocaines) parviennent à arrêter les organisations criminelles avant qu'elles n'envoient les personnes sur les bateaux.
La globalité du phénomène migratoire
Cependant, ni la lutte contre le terrorisme, ni le démantèlement de ces bandes criminelles n'ont d'incidence sur la « globalité » du phénomène, car les nationalités des personnes identifiées sont de plus en plus nombreuses.
Ce qui était auparavant un flux de personnes provenant de pays de la région subsaharienne inclut désormais également des personnes du Moyen-Orient et d'Asie qui choisissent de traverser la région du Sahel depuis l'Éthiopie jusqu'à la côte atlantique du continent, plutôt que d'emprunter les routes qui traversent l'Europe via la Syrie et la Turquie et aboutissent en Grèce. Un fait qui surprend les autorités marocaines et européennes, car les routes vers les Canaries et les Baléares sont parmi les plus meurtrières au monde.
Parallèlement, le rapport émet plusieurs hypothèses sur la diminution du nombre de migrants : la possibilité qu'ils utilisent des visas et des passeports très bien falsifiés et l'entrée de ces personnes en Europe par les aéroports.