Messages clés d'Omar Hilale dans Saturday Report

Omar Hilale

Invité de l'émission « Saturday Report », diffusée par la chaîne américaine Newsmax TV, Omar Hilale analyse le tournant diplomatique que représente la résolution 2797 sur le Sahara.

  1. Une dynamique inédite vers la réconciliation régionale
  2. La Journée de l'unité marocaine
  3. Changement international mené par Trump
  4. Cette avancée diplomatique accélère la réconciliation

Invité de l'émission « Saturday Report » diffusée sur la chaîne américaine Newsmax TV, Omar Hilale, ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, a procédé à une analyse détaillée et rigoureuse du tournant diplomatique que représente la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Sahara.

Dans son entretien avec la journaliste Rita Cosby, M. Hilale a rappelé que le Maroc, qui avait été le premier pays à reconnaître l'indépendance des États-Unis à la fin du XVIIIe siècle, voit aujourd'hui Washington défendre sa souveraineté sur le Sahara au Conseil de sécurité. 

Une dynamique inédite vers la réconciliation régionale

Le revirement diplomatique que représente la résolution 2797 sur le Sahara constitue, selon Omar Hilale, une dynamique que Rabat souhaite transformer, à partir de l'année prochaine, en levier de réconciliation régionale, en espérant la participation de l'Algérie.

Pour M. Hilale, cette reconnaissance, désormais consacrée par le vote du 31 octobre 2025 au Conseil de sécurité, a marqué une réorientation stratégique significative dans le traitement du dossier du Sahara. Il s'agit, selon lui, d'une étape qui doit ouvrir un nouvel horizon régional.

« Nous espérons qu'en 2026, l'Algérie tournera la page et reconnaîtra cette réalité », a ajouté Omar Hilale, appelant à une réconciliation maghrébine longtemps entravée par le conflit régional autour des provinces du sud du Royaume du Maroc.

La Journée de l'unité marocaine

Pour symboliser cette étape importante, le roi Mohammed VI a proclamé la « Journée de l'unité marocaine », qui sera célébrée chaque 31 octobre. À cet égard, M. Hilale considère cette décision comme le « couronnement de cinquante ans d'efforts diplomatiques, de patience stratégique et de développement économique sur le terrain ».

Hilale a souligné que la décision royale reflète également l'expression vivante du lien fort qui unit le peuple au trône dans sa relation avec « la cause sacrée du Sahara ». La réponse immédiate de la population, qui a spontanément envahi les rues de Laâyoune, Dakhla et Smara pour célébrer ce qu'elle perçoit comme une victoire nationale, en est la preuve. « Des milliers de Marocains ont exprimé leur joie dans les rues jusque tard dans la nuit », a ajouté Hilale.

Changement international mené par Trump

L'ambassadeur marocain a souligné le caractère unique des relations entre Rabat et Washington qui, deux siècles après la reconnaissance par le Maroc de l'indépendance des États-Unis, ont été, sous l'impulsion de Donald Trump, le premier pays à reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara.

Il a assuré que le rôle de Donald Trump restait central dans le revirement du 31 octobre dernier. Le président américain avait déjà reconnu en 2020 la souveraineté du Maroc sur le Sahara, un geste sans précédent qui, selon M. Hilale, « a brisé la confortable neutralité du Conseil de sécurité » et mis fin à une dynamique d'inaction.

« Trump a cru en la paix là où d'autres ne voyaient que des conflits, il a imposé une vision et déplacé les lignes », a déclaré Hilale, saluant son rôle dans la tentative de réconciliation entre Rabat et Alger et dans la volonté de permettre le retour des réfugiés sahraouis dans leurs villages, après des années passées dans les camps de Tindouf.

Dans ce contexte, le diplomate a publiquement invité Donald Trump à se rendre au Sahara marocain en 2026 à l'occasion de la prochaine Journée de l'unité. Cette invitation a été qualifiée par la presse marocaine de « diplomatique, mais aussi politique ».

Cette avancée diplomatique accélère la réconciliation

Le représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies a souligné le caractère crucial du plan d'autonomie marocain, considéré comme la seule option sérieuse pour mettre fin à un conflit qui dure depuis des décennies.

M. Hilale a réaffirmé que « la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et plusieurs autres capitales occidentales avaient confirmé leur position sur le conflit du Sahara », adressant ainsi un message clair et direct de Rabat aux chancelleries qui hésitent encore : « venez voir par vous-mêmes ».

L'ambassadeur marocain les a invités à découvrir un Sahara en pleine transformation, avec des mégaprojets d'infrastructures, des investissements colossaux et une stabilité politique et sociale à toute épreuve. « Venez à El Aaioun, venez à Esmara. Vous verrez ce que signifie le développement pour la paix », a déclaré M. Hilale.

Parallèlement, le message le plus direct a été adressé à l'Algérie, le diplomate marocain exprimant l'espoir que l'année 2026 marque la fin du conflit et le début d'une réintégration du Maghreb, considéré aujourd'hui comme l'un des blocs régionaux les moins intégrés au monde.

« Face à ce différend qui, depuis des décennies, empêche tout rapprochement, nous avons fait notre part et l'histoire nous donne raison. Il est temps de reconstruire », a conclu Omar Hilale, transmettant un message caractérisé par la fermeté diplomatique et la lucidité géopolitique, dans l'attente qu'Alger réponde à l'appel.