La résolution de l'ONU sur le Sahara, une victoire du Maroc face à l'Algérie et au Polisario
- La diplomatie marocaine, élément clé
- L'isolement du Polisario et de l'Algérie
- Prochaines étapes
- Unanimité nationale et horizon maghrébin
- Une étape historique au service des droits de l'homme
La résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui fait de l'initiative marocaine la base de toute solution politique durable au conflit du Sahara occidental, représente un tournant décisif dans le processus politique engagé par la communauté internationale depuis que le Maroc a présenté sa proposition d'autonomie en 2007.
Washington a joué un rôle très actif dans la promotion de solutions réalistes, ce qui a permis à la nouvelle coordination entre les Nations unies et l'administration américaine présidée par Donald Trump de donner un élan considérable à la voie choisie par l'ONU pour accélérer le règlement définitif du conflit du Sahara occidental.
La diplomatie marocaine, élément clé
Grâce à une longue diplomatie, le Maroc a non seulement réussi à transformer la proposition d'autonomie d'une vision théorique en une référence internationale reconnue, mais il a également réussi à en faire la base de toute solution politique durable.
Cette diplomatie s'est appuyée sur la construction d'un réseau de soutien international à l'initiative marocaine d'autonomie, alliant réalisme et dimension stratégique, afin d'éviter tout glissement vers des solutions traditionnelles inutiles.
Le soutien apporté par la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies permet au Maroc de se placer dans une position de négociation confortable, car il peut ajuster les paramètres de la discussion selon l'initiative marocaine sans aucune concession sur sa souveraineté nationale. Comme l'a souligné à plusieurs reprises le roi marocain Mohammed VI, « il ne s'agit pas pour une partie de vaincre l'autre, mais d'établir une option nationale qui préserve la dignité de tous et promeuve les valeurs de paix et de développement commun ».
Fondée sur la sagesse, la prévoyance et la prédominance de l'esprit de consensus plutôt que sur l'escalade, la diplomatie sobre a permis au Maroc de gagner l'estime et le respect de la communauté internationale.
L'isolement du Polisario et de l'Algérie
Dans ce contexte marqué par la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, l'Algérie et le Front Polisario se trouvent de plus en plus acculés, avec des discours qui ne sont plus crédibles pour la communauté internationale.
La récente résolution de l'ONU a mis fin au discours du Polisario qui s'est prolongé pendant plus de quatre décennies, marqué par la désinformation et la propagande, pour définir clairement la nouvelle orientation politique dans le traitement de la question du Sahara occidental du point de vue marocain.
Après avoir échoué à convaincre la communauté internationale avec un discours qui transcende et contredit la réalité politique internationale actuelle, l'Algérie s'est abstenue, ce qui ne traduit pas une neutralité, mais implique une fuite stratégique pour ne pas affronter la défaite politique dans ce dossier.
Pour leur part, les cheikhs des tribus sahraouies marocaines ont salué la résolution 2797 de l'ONU, qui reconnaît la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud et considère la proposition d'autonomie comme la seule solution au conflit du Sahara occidental.
De même, les responsables politiques des trois régions du sud du Maroc ont exhorté les détenus de Tindouf à saisir l'occasion offerte par les transformations positives qui s'opèrent dans ce dossier pour retourner dans leur patrie et participer à la construction intégrale du pays.
Prochaines étapes
La décision des Nations unies marque un tournant sans précédent qui permet au Maroc de tirer parti de cette transformation pour promouvoir le développement et la stabilité dans les régions du sud, en consolidant l'appartenance nationale et la solidarité entre tous les Marocains.
Dans le cadre d'une solution politique pratique et durable, la résolution 2797 prolonge la mission de la MINURSO, validée jusqu'au 31 octobre 2026, de veiller à la cessation des hostilités à l'est du mur.
Compte tenu de la pression internationale qui va s'exercer désormais sur l'Algérie et le Front Polisario, les prochaines étapes pour résoudre le conflit du Sahara seront caractérisées par les facteurs suivants :
- Mettre un terme à la poursuite éventuelle de l'enlèvement des populations dans les camps de Tindouf par l'Algérie.
- Encourager et soutenir le jeune Mouvement sahraoui pour la paix afin qu'il joue son rôle dans la résolution du conflit.
- Attendre l'ouverture hypothétique des frontières avec l'Algérie.
- L'influence du Maroc, en tant qu'hôte de la Coupe d'Afrique des nations 2025 et de la Coupe du monde 2030, sur les habitants des camps de Tindouf pour qu'ils choisissent de retourner dans leur patrie.
- Planifier l'équilibre des dix membres non permanents du Conseil de sécurité pour le vote de l'automne 2026.
Unanimité nationale et horizon maghrébin
L'adoption du plan d'autonomie sous la souveraineté du Maroc a marqué un tournant dans le traitement de la question du Sahara, suscitant l'unanimité sur la scène politique marocaine.
Les partis islamiques d'opposition ont affirmé que « la force du Maroc réside dans son unité et la cohésion de son tissu social et territorial, et dans le rejet de tout facteur conduisant à la division et à la fragmentation, dont seuls les ennemis de la nation tirent profit ».
De leur côté, les partis de gauche ont lancé « un appel aux Marocains qui ont été trompés par le discours séparatiste afin qu'ils rejoignent leur pays et contribuent à le construire sur la base de la liberté, de la démocratie et de la dignité ».
Dans le même ordre d'idées, les socialistes ont salué la nouvelle résolution internationale, la qualifiant de « décision historique », et ont appelé à adopter une approche participative dans la gestion du dossier de l'intégrité territoriale et à créer un climat politique propice à la réalisation d'une véritable transition démocratique.
Le vote du Conseil de sécurité sur la résolution 2797 relative à la question du Sahara marocain constitue non seulement une reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur ses provinces méridionales, mais aussi la confiance de la communauté internationale dans le modèle politique et institutionnel marocain et l'ouverture d'un nouvel horizon pour l'unité du Maghreb.
Mohammed Ould Errachid, président de la Chambre des conseillers, a estimé que « la résolution des Nations unies sur le Sahara ne représente pas la fin du chemin, mais plutôt le début d'une nouvelle ère pour toute la région, établissant une phase de coopération et d'intégration et une vision maghrébine ».
« Cette opportunité historique vient restaurer l'esprit de l'Union du Maghreb, en tant que projet collectif de paix et de prospérité, redonnant à la région sa place naturelle dans son environnement régional et international », a souligné M. Ould Errachid.
Une étape historique au service des droits de l'homme
L'Organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH) place les droits de l'homme au cœur de l'autonomie, réaffirmant que la stabilité régionale, la justice et le respect des droits fondamentaux constituent les piliers d'une paix durable et d'un développement harmonieux pour les populations concernées.
La résolution 2797 sur le Sahara est le résultat d'une initiative marocaine d'autonomie conforme aux valeurs universelles des droits de l'homme, fondées sur la paix, le respect mutuel et la solidarité entre les peuples.
Dans ce contexte, Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, a déclaré que « la décision de l'ONU est une appréciation de la position du Maroc au niveau international, connu pour son ouverture et son adhésion aux valeurs de paix, de tolérance, de coexistence et de respect d'autrui, dans le cadre des traditions institutionnelles et nationales constantes du Royaume ».
Talbi Alami a rappelé le message royal sur l'importance de « l'honnêteté, la loyauté, la coopération, le travail pour la paix et le fait de donner aux amitiés et aux associations une dimension humanitaire et de développement » dans les progrès réalisés par le pays nord-africain.
« À cette étape historique cruciale, nous, en tant qu'acteurs politiques, devons continuer à contribuer à la consolidation de notre structure institutionnelle et à relever les défis de l'essor économique et du développement que nous sommes sur le point de réaliser », a ajouté le président de la Chambre des représentants.
Dans le but de garantir leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, le roi Mohammed VI a donné de l'espoir aux Marocains de Tindouf en les appelant à rejoindre leur mère patrie et en réaffirmant leur droit à la dignité et à l'égalité devant la loi.