Guterres et Washington accélèrent la recherche d'une solution au conflit du Sahara occidental
La retraite, qui s'est déroulée du 18 au 20 janvier, a réuni le secrétaire général António Guterres, son envoyé personnel pour le conflit du Sahara occidental, Staffan de Mistura, et le représentant spécial Alexander Ivanko, chef de la mission MINURSO, ainsi que plusieurs chefs d'agences des Nations unies et leurs représentants spéciaux.
Cette retraite annuelle, organisée régulièrement par les secrétaires généraux de l'ONU, offre l'occasion de se consulter et d'échanger des points de vue sur les questions de paix et de sécurité mondiales, de passer en revue les derniers développements dans le domaine des opérations de maintien de la paix et d'évaluer les efforts déployés par les envoyés personnels pour résoudre des conflits complexes à travers le monde.
Ces consultations se sont déroulées dans un contexte international caractérisé par une intense activité diplomatique autour du conflit du Sahara occidental, sous la coordination de l'ONU et des États-Unis, dans le but d'ouvrir la voie aux prochains cycles de négociations qui impliqueront les parties au conflit, principalement le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario.
L'envoyé personnel du secrétaire général, Staffan de Mistura, continue de coordonner avec l'administration américaine la finalisation des consultations en coulisses, qui devraient déboucher sur des réunions séparées avec les représentants des quatre parties. L'objectif est de parvenir à un accord sur le format, le lieu et les participants d'une réunion formelle, dans le cadre des efforts de l'ONU pour faire avancer le processus de résolution.
La résolution 2797 de l'ONU, adoptée en octobre 2015, représente un changement significatif dans la question du Sahara occidental. Elle soutient l'initiative marocaine d'autonomie sous souveraineté marocaine comme étant la « solution la plus réaliste et la plus viable », et exhorte les parties à entamer des négociations sérieuses sur cette base.
La résolution a également renouvelé le mandat de la MINURSO pour un an, ce qui est considéré comme une victoire diplomatique pour le Maroc et un recul de l'option du référendum en faveur de l'autonomie comme cadre fondamental pour une solution.
Dr Amal Jabbour. Journaliste jordanienne