Le Sahara bénéficie de stabilité, de progrès et d'opportunités
Le modèle de développement lancé par le Maroc pour ses provinces du sud n'est pas une promesse lointaine, c'est une réalité vécue. Avec un budget de 10 milliards de dollars, les projets déjà achevés à plus de 90 % ont transformé la vie quotidienne : des infrastructures modernes relient désormais les populations et les marchés, des universités et des centres culturels autonomisent les jeunes, et des installations d'énergie renouvelable ouvrent la voie à une croissance durable.
Derrière ces chiffres se cachent des histoires humaines : des diplômés qui trouvent leur premier emploi, des familles qui ont accès aux soins de santé et des communautés qui vivent dans la dignité et la fierté.
Cette dynamique positive a été remarquée et reconnue par la communauté internationale. Plus de 32 États souverains, dont 22 États africains de toutes les sous-régions du continent, ont établi des représentations consulaires à Laâyoune et Dakhla. Les derniers en date sont la France et la Hongrie, qui ont choisi d'y étendre leurs services consulaires afin de mieux servir leurs citoyens. Et beaucoup d'autres s'apprêtent à suivre cette voie.
Il ne s'agit pas de gestes de courtoisie. Ce sont des décisions souveraines, fondées sur trois raisons réelles et solides : premièrement, en raison des racines africaines profondes et indissolubles du Maroc ; deuxièmement, en raison de la vision du Maroc qui consiste à co-construire et à co-développer avec le continent et non à s'en séparer ; et enfin, parce qu'aujourd'hui, de nombreux jeunes Africains choisissent le Maroc comme lieu d'études, de travail et de construction de leur avenir.
Soyons clairs : ces consulats ne sont pas de simples bureaux. Ils constituent une forte reconnaissance de l'identité marocaine des Sabara. Ils reconnaissent le Maroc pour ce qu'il est : une nation avec plus de quatorze siècles d'histoire, riche en culture, et une terre où différentes confessions ont cohabité en harmonie.
Il serait incomplet, voire malhonnête, de parler de progrès sans évoquer les souffrances qui persistent ailleurs. Dans les camps de Tindouf, les femmes et les enfants restent prisonniers de conditions indignes de la dignité humaine, privés de liberté de mouvement, de droits et d'espoir.
Les femmes sont parmi celles qui souffrent le plus. Un nombre effrayant de témoignages dénoncent des viols et des agressions commis par les éléments du soi-disant « Polisario ». Même l'homme qui prétend les diriger, Brahim Ghali, a fait l'objet de plaintes judiciaires en Espagne pour abus sexuels et viols de femmes. Comment pouvons-nous rester silencieux face à leurs souffrances ?
Les femmes africaines ont un rôle particulier dans les sociétés africaines. Elles sont le pilier de nos familles, les gardiennes de nos traditions et les bâtisseuses de nos communautés. Lorsque les femmes sont privées de respect, ce ne sont pas seulement elles qui souffrent, c'est toute la société qui s'effondre. J'appelle donc la communauté internationale : il est temps de faire pression sur l'Algérie pour qu'elle démantèle ces camps et mette fin à ces graves violations de la dignité humaine.
Les enfants, eux aussi, sont privés de leur innocence. Ils sont recrutés comme soldats, en violation de la Convention relative aux droits de l'enfant et du droit international. Ils sont condamnés à un avenir d'extrémisme violent et de radicalisation, on leur apprend à porter les armes et à cultiver la haine envers le Maroc. Quel genre d'adultes deviendront-ils ? Quel genre de citoyens seront-ils pour l'Afrique de demain ? Quel genre de société se prépare dans ces camps ?
D'un côté du Sahara, on construit des écoles et des hôpitaux. De l'autre, on maintient une prison à ciel ouvert, où l'on vole l'avenir des enfants. Ce contraste douloureux doit peser sur notre conscience et nous pousser tous à agir.
En tant que femme africaine, je ne peux dissocier cette question du destin plus large de mon propre continent. Chaque jour où ce conflit se prolonge, il retarde l'unité et l'intégration africaines. Chaque pas vers une solution politique est un pas vers le renforcement de notre avenir commun.
Grace Njapau. Présidente du Women Investment Network en Zambie