Paix et sécurité au Sahara
Le Conseil de sécurité des Nations unies y a fait référence dans ses résolutions sur le Sahara marocain et, en 18 ans, elle a été la seule proposition de solution politique au conflit dans la région.
Grâce à cette proposition, le Maroc a mis en place une dynamique internationale visant à résoudre ce conflit qui dure depuis 50 ans.
124 pays dans le monde, dont 9 se sont joints depuis l'année dernière, apportent leur soutien clair et ferme au plan d'autonomie et reconnaissent ainsi la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Le statut d'autonomie constitue l'aboutissement du processus politique mené sous l'égide exclusive du Conseil de sécurité de l'ONU.
La présentation du plan d'autonomie à l'ONU par le Maroc n'était ni le fruit du hasard ni un fait insignifiant. L'initiative marocaine d'autonomie était le résultat de larges consultations menées par le Maroc, non seulement avec les pays voisins, mais aussi avec les membres du Conseil de sécurité de l'ONU, qui l'ont saluée.
Au niveau national et local, le Maroc a également mené un vaste processus de consultation, impliquant étroitement les partis politiques, la population et les représentants locaux du Sahara, les chefs de tribus, afin de recueillir leurs contributions pour la mise en œuvre de l'initiative marocaine d'autonomie.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la construction d'une société démocratique et moderne, fondée sur l'État de droit et le respect des libertés individuelles et collectives, comme le meilleur moyen de parvenir au développement économique et social, conformément au droit international.
En outre, elle ouvre la voie à un avenir meilleur pour les populations de la région, met fin à la séparation et à l'exil, et favorise la réconciliation. Il est important de rappeler que plusieurs anciens dirigeants du « Polisario » ont rejoint le Maroc afin de contribuer à la promotion du développement socio-économique du Sahara marocain.
La proposition d'autonomie représente un compromis qui permettra aux populations du Sahara marocain de gérer elles-mêmes leurs affaires de manière démocratique, comme c'est déjà le cas de facto actuellement, en disposant des ressources financières nécessaires au développement socio-économique de la région.
Depuis deux ans, je me suis rendu à plusieurs reprises dans la région du Sahara marocain, plus précisément dans la ville de Dakhla, où j'ai rencontré des femmes sahraouies qui sont les représentantes légitimes de la population des provinces du sud et qui occupent des fonctions politiques à haute responsabilité.
J'ai également rencontré le président du Conseil régional de Dakhla, avec lequel j'ai pu échanger des points de vue sur la dynamique du développement au Sahara marocain et le travail qu'ils accomplissent pour la population sahraouie de la région, dans l'intérêt d'un avenir plus prospère.
Au cours de mes visites, j'ai pu constater directement sur le terrain les projets structurels de la région, notamment le mégaprojet du port de Dakhla Atlantique, qui générera des avantages économiques et géostratégiques pour la région, ainsi que pour l'ensemble du continent africain.
Au cours de ces visites, j'ai pu observer le climat de paix et de sécurité qui règne dans la région, qui n'attend plus que l'approbation et la mise en œuvre du plan d'autonomie pour mettre fin à ce conflit régional qui dure depuis trop longtemps.
María de los Ángeles Ramos Guillén. Avocate