La coopération Sud-Sud est devenue, au fil des décennies, un puissant vecteur de développement
En Afrique, depuis plus de 40 ans, les visions avant-gardistes d’une poignée de Chefs d’État, associées à la maturité et au pragmatisme des institutions publiques, ont accéléré le dialogue entre pays. C’est dans le sillage de cette dynamique qu’ont émergé des initiatives majeures, notamment dans le financement, l’interconnexion énergétique, la mise en place de corridors de transport et logistique, ou encore la digitalisation des services publics.
Cette tendance devrait s’amplifier avec des projets structurants tels que le Gazoduc Afrique Atlantique, initié par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le président du Nigéria Muhammadu Buhari. Cette infrastructure maritime « plug and play » connectera, d’ici 2030, pas moins de 13 pays africains et offrira à l’Europe une alternative énergétique stratégique.
La dynamique de coopération Sud-Sud sur le continent illustre aujourd’hui une volonté partagée des gouvernements et du secteur privé de construire des réponses africaines aux défis africains.
Cependant, malgré ces avancées, le chemin vers une intégration africaine effective reste long. La dépendance aux financements extérieurs demeure forte, les partenariats intra-africains réalisés ne représentent encore qu’une fraction du potentiel du continent, et la ZLECAf peine à se concrétiser pleinement.
C’est dans ce contexte porteur d’espoir que, depuis sa création en 2005, One África Forums ’est imposé comme un canal de dialogue privilégié entre gouvernements et acteurs privés africains pour une coopération renforcée. Son positionnement n’est ni idéologique ni mercantile, mais profondément pragmatique : offrir un cadre où décideurs publics et privés peuvent confronter leurs visions, identifier des convergences et transformer des ambitions communes en projets concrets.
Institution 100 % africaine, One África Forums est devenue la voix de la coopération Sud-Sud sur le continent. Avec plus de 400 rencontres et forums organisés — du Caire à Kinshasa, de Tanger à Addis-Abeba — l’organisation a réuni plus de 100 000 dirigeants gouvernementaux, chefs d’entreprises et responsables institutionnels pour débattre des priorités de développement africain.
Nous ne prétendons pas détenir toutes les réponses, mais proposons un espace où les idées peuvent se confronter, s’enrichir et, parfois, se concrétiser.
En cette Journée mondiale des Nations Unies, rappelons-le : la coopération Sud-Sud n’est pas un slogan. Elle est une nécessité économique, un impératif de souveraineté et une responsabilité collective.