Le Maroc et l'Andalousie renforcent leurs liens culturels et signent un protocole d'accord pour la conservation du Pavillon Hassan II à Séville
La ville marocaine d'Essaouira a été le théâtre de la signature d'un protocole d'accord (MoU) entre le Maroc et la Junta de Andalucía pour la conservation du Pavillon Hassan II de Séville en Espagne, qui fut autrefois le siège du Pavillon du Maroc lors de l'Exposition universelle de Séville en 1992.
Cette initiative vise à renforcer encore davantage les liens culturels entre le pays nord-africain et la communauté autonome d'Andalousie, la communauté espagnole la plus proche du pays nord-africain, une situation géographique qui a toujours favorisé les liens entre les deux rives de la Méditerranée.
La signature a eu lieu dans le cadre de la 20e édition du Festival Andaluz Atlántico et a été menée par le Secrétariat d'État à l'artisanat et à l'économie sociale et solidaire, la délégation ministérielle auprès du ministère de l'Économie et des Finances chargée du budget du Maroc, la Fondation des trois cultures de la Méditerranée, la Fondation Mosquée Hassan II de Casablanca et la Casa del Artesano.
La cérémonie de signature a réuni des personnalités importantes telles que le conseiller de Sa Majesté le Roi du Maroc et président fondateur de l'Association Essaouira-Mogador, André Azoulay, le secrétaire d'État chargé de l'Artisanat et de l'Économie sociale et solidaire, Lahcen Essaadi, la conseillère à la Culture et aux Sports du gouvernement régional d'Andalousie, Patricia del Pozo Fernández, et le directeur général de la Maison de l'Artisanat, Tarik Sadik.
Le protocole d'accord établit un cadre stratégique pour la restauration et la réhabilitation du Pavillon Hassan II, un monument architectural qui fusionne les arts artisanaux marocains et andalous, et qui symbolise la tolérance, l'ouverture et le dialogue interculturel. Les parties signataires se sont engagées à développer les échanges culturels et à promouvoir l'artisanat marocain et andalou, en renforçant le rôle de la Fondation des trois cultures de la Méditerranée en tant qu'institution fondamentale pour le lien culturel entre les deux parties, comme l'a rapporté l'agence de presse marocaine MAP.
André Azoulay a qualifié la signature de « moment important pour renforcer les liens historiques et culturels entre le Maroc et l'Andalousie », soulignant le rôle central du Pavillon Hassan II en tant que symbole de tolérance, de dialogue et de coexistence entre les cultures et les religions, comme l'a rapporté l'agence MAP.
André Azoulay a également rappelé que l'idée de ce projet de collaboration est née à la suite de l'offrande symbolique d'une « Croix du Christ », récemment réalisée par des artisans d'Essaouira au profit de la confrérie du « Cristo de la Corona » de Séville, un geste hautement symbolique qui illustre l'engagement existant en faveur du dialogue interreligieux, la coexistence pacifique et la mise en valeur du patrimoine commun entre le Maroc et l'Andalousie.
« Ce moment a marqué un tournant historique dans la construction de nouveaux ponts entre les deux rives, fondés sur la reconnaissance mutuelle, le respect et la célébration des valeurs universelles d'ouverture et de tolérance qui caractérisent Essaouira depuis des siècles », a ajouté André Azoulay.
Pour sa part, Lahcen Essaadi a affirmé que la signature de ce protocole d'accord est « une preuve claire qui confirme la continuité de l'approche éthique et humaniste que le Maroc a adoptée depuis des siècles dans sa politique et ses relations avec diverses civilisations et nations », soulignant que ce partenariat « constitue une nouvelle pierre dans l'édifice des relations historiques entre le Maroc et l'Andalousie, consolidant la place de ce monument remarquable en tant que centre important de dialogue culturel et religieux, et en tant que référence d'excellence, de créativité et d'échange de connaissances », comme l'a rapporté l'agence MAP.
Lahcen Essaadi a rappelé que « le Pavillon Hassan II n'est pas seulement un monument architectural, mais aussi un symbole vivant des valeurs de tolérance, de coexistence et de dialogue interculturel partagées par le Maroc et l'Andalousie », soulignant le rôle de cet accord en tant que « cadre stratégique pour restaurer et réhabiliter le pavillon, promouvoir l'artisanat marocain et andalou, encourager l'échange de connaissances et renforcer la Fondation des trois cultures en tant que pont culturel entre les deux rives ».
Patricia del Pozo Fernández a souligné que le Pavillon Hassan II de Séville est « un joyau du patrimoine » et que sa mise en valeur et sa restauration renforceront les liens entre le Maroc et l'Andalousie à travers l'artisanat, les traditions et la culture. La responsable du gouvernement régional d'Andalousie a également souligné l'importance de l'échange de connaissances, de stratégies et de savoir-faire entre les deux rives de la Méditerranée, tout en annonçant la prochaine « Semaine du Maroc » au Pavillon, avec la participation du Secrétariat d'État à l'Artisanat et à l'Économie sociale et solidaire, afin de poursuivre le développement de ce mémorandum et de ses accords d'application, selon l'agence MAP.
La signature de ce protocole d'accord reflète la volonté commune de développer l'artisanat non seulement comme moteur du développement économique au Maroc et en Andalousie, mais aussi comme outil de préservation, de valorisation et de promotion du patrimoine culturel commun aux deux régions.
Cet accord représente une étape importante vers la préservation d'un symbole de l'héritage commun et la promotion de la compréhension mutuelle entre le Maroc et l'Andalousie et, par extension, l'Espagne. Il renforce encore les liens étroits entre le pays nord-africain et le pays européen, qui se sont exceptionnellement renforcés ces dernières années dans tous les domaines et toutes les sphères grâce au soutien espagnol à la souveraineté du royaume marocain sur le Sahara occidental, ce qui a encore renforcé la coopération mutuelle. Un soutien qui, associé à celui d'autres pays très importants, a conduit les Nations unies à approuver l'option autonome marocaine comme la plus sérieuse et la plus crédible pour résoudre le différend sahraoui.