Le Royaume est le premier pays africain et arabe à disposer d'une ligne à grande vitesse, qui entrera en service en 2018

Marruecos tasa en 9.000 millones de euros el gasto necesario para ampliar su red ferroviaria

AFP/FADEL SENNA - Gare de Rabat avant l'inauguration d'une ligne ferroviaire à grande vitesse par le président français et le roi du Maroc, le 15 novembre 2018

Convaincue de la position du Maroc en Afrique et au Moyen-Orient dans le domaine de la grande vitesse ferroviaire, l'Union internationale des chemins de fer (UIC) a choisi le Royaume du Maroc pour accueillir l'édition 2023 du Congrès mondial de l'UIC sur la grande vitesse ferroviaire. La 11ème édition du Congrès, qui se tiendra du 7 au 10 mars 2023 au Palais des Congrès de Marrakech au Maroc, sous l'égide de l'UIC et de l'ONCF, réunira tous les acteurs du monde de la grande vitesse ferroviaire. Dans le cadre du Congrès mondial de l'Union internationale des chemins de fer qui se tient à Marrakech, le ministre du Transport et de la Logistique, Mohamed Abdeljalil, a annoncé lors de son intervention que pour l'extension de plus de 800 kilomètres du Réseau à Grande Vitesse (LGV), le pays aura besoin d'un investissement de près de 100 milliards de dirhams. 

"Aujourd'hui, nous avons de grandes ambitions pour réaliser l'extension vers les villes de Marrakech et d'Agadir, ce qui nécessite la mobilisation d'environ 9 milliards d'euros. Cela permettra de densifier la couverture de l'axe atlantique, portant la LGV à plus de 800 km. Dans un deuxième temps, nous nous concentrerons sur l'Est, Rabat, Casablanca et Oujda avec des investissements importants", a-t-il déclaré. Plus de 1 500 participants sont attendus pour cette édition du Congrès mondial de l'UIC sur la grande vitesse ferroviaire à Marrakech : décideurs politiques, autorités de transport, entreprises ferroviaires et acteurs de l'intermodalité, gestionnaires d'infrastructures, industriels, institutions financières, clients, instituts d'études et de recherche, universités, etc. 

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De son côté, le directeur général de l'Office national des chemins de fer (ONCF), qui partage les propositions du ministre, va plus loin en affirmant que l'administration recherche "la modernisation la plus appropriée et la plus ingénieuse du réseau, notamment celui qui relie Marrakech aux principales villes du pays". Selon le magazine L'Economiste, le Congrès a été organisé pour rechercher une solution qui respecte les problèmes environnementaux et climatiques. Le journal rappelle que plus de 3 milliards de passagers dans le monde utilisent chaque année les trains de la LGV, et que cette croissance est portée par l'expansion continue du réseau ferroviaire et de tous les services qui y sont associés. Dans le monde, les réseaux ferroviaires à grande vitesse couvrent aujourd'hui plus de 56 000 kilomètres, soit l'équivalent de 4,3 fois le diamètre de la Terre. 

De plus, avec la croissance très rapide des lignes LGV, le nombre actuel de kilomètres devrait doubler dans les 30 prochaines années. En adoptant le slogan "La grande vitesse ferroviaire : la bonne vitesse pour notre planète", le Congrès souligne la contribution du rail à la résolution des problèmes climatiques et son rôle dans l'aménagement du territoire. "Les pays s'engagent sur une voie qui les conduit à tisser un réseau de réseaux qui dépassent les frontières, ce qui constitue une étape importante pour les relations industrielles et commerciales entre Etats voisins", a précisé ce responsable à L'Economiste, soulignant tous les avantages que cela comporte à tous les niveaux, touristique, économique, du travail, industriel ou commercial. 

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Le choix du Royaume comme lieu du Congrès n'est pas un hasard. Si l'on exclut les réseaux européens, japonais et chinois, les lignes LGV les plus modernes, les plus adaptées aux besoins, les plus économiques et les plus étendues au monde sont les lignes marocaines. C'est pourquoi des entités telles que l'UIC ont jeté leur dévolu sur ce pays d'Afrique du Nord. Fondée en 1922 dans le but de progresser vers la normalisation et l'amélioration des systèmes de construction et d'exploitation de chemins de fer interopérables, elle compte actuellement 201 membres, dont des compagnies ferroviaires nationales et des sociétés de transport public. Le progrès marocain est inéluctable. Le royaume alaouite suit les traces des nations occidentales pour améliorer la vie de ses citoyens et devient un pays de plus en plus moderne et actualisé. 

Depuis son inauguration en novembre 2018, le réseau ferroviaire à grande vitesse du Maroc s'est considérablement développé. Aujourd'hui, le Maroc dispose de 2 110 km de réseau de transport ferroviaire - l'équivalent de 4 % du monde entier - pourtant, lors de son inauguration, il faisait à peine 330 km de long. Avec ce nouveau plan, l'ONCF, en collaboration avec l'administration centrale du pays, prévoit d'atteindre plus de 3 300 km de voies en 2025 et plus de 4 400 km en 2040. Plus de 40 villes de plus de 100 000 habitants seront connectées ainsi que 12 ports et 15 aéroports, ce qui équivaut au déplacement annuel de 132 millions de passagers. Cette croissance permettra de desservir 87 % de la population, contre 51 % aujourd'hui. 

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