Stabilité politique, incitations, mobilité et durabilité : les atouts du Maroc en tant que destination d'affaires

Port de Tanger Med - REUTERS/ABDELHAK BALHAKI

Le Maroc se présente aux investisseurs étrangers comme une économie résiliente et stable, avec un accès direct aux marchés africain et européen, et des ressources humaines hautement qualifiées

  1. Une économie stable, résiliente et incitative
  2. Des infrastructures de classe mondiale
  3. Des ressources humaines compétitives

Bénéficiant d'une situation géographique privilégiée, au carrefour de l'Afrique et de l'Europe, et à mi-chemin entre l'Asie et l'Amérique, le Maroc a tous les atouts pour devenir une destination attractive pour les investisseurs internationaux.

Sur le plan administratif, le pays est divisé en 12 régions et s'étend sur 710 850 kilomètres carrés, où vivent 37,4 millions d'habitants. Son produit intérieur brut s'élevait en 2024 à 1,33 billion de dirhams, soit environ 126,6 milliards d'euros. Les secteurs qui y contribuent le plus sont les services, avec 54 %, et l'industrie, avec 20 %.

C'est le portrait d'un pays qui a réalisé des progrès remarquables sur le plan économique, grâce à une stratégie visant à lui fournir les outils nécessaires pour en faire une destination idéale pour les investisseurs institutionnels.

Le roi du Maroc, Mohamed VI, présentant les plans du complexe portuaire de Casablanca le 18 septembre 2025 - PHOTO/RÉSEAUX SOCIAUX

Cette stratégie s'articule autour de trois axes : d'une part, faire du Maroc un environnement propice aux affaires, avec une grande stabilité politique, une économie résiliente et de nombreuses incitations mises en place par le gouvernement.

D'autre part, favoriser un environnement hautement compétitif, avec des infrastructures de premier ordre qui permettent la mobilité et la connectivité des personnes et des marchandises, des ressources humaines hautement qualifiées et une position privilégiée qui donne accès aux marchés mondiaux.

Et, troisièmement, faire du pays une destination d'investissement durable, grâce à un plan ambitieux de transition énergétique qui vise à placer le Maroc parmi les plateformes mondiales les moins émettrices de carbone.

Une économie stable, résiliente et incitative

Aujourd'hui, le Maroc est un pays politiquement très stable, avec une vision claire, impulsée par le roi Mohamed VI, sur la voie à suivre pour devenir une destination attractive pour les investisseurs internationaux.

Ces dernières années, l'économie du pays a fait preuve de résilience, avec une évolution très prometteuse du produit intérieur brut (PIB), qui a triplé au cours des deux premières décennies du siècle, et de l'inflation annuelle, qui est restée sous la barre des 2 % entre 2010 et 2020.

À cela s'ajoute une politique judicieuse de signature de plus de 50 accords de libre-échange et de double imposition avec des pays du monde entier. Grâce à cela, le Maroc est le pays le plus compétitif d'Afrique du Nord et la deuxième destination la plus attractive du continent en matière d'investissements.

En outre, les investisseurs non résidents au Maroc ne sont soumis à aucune restriction de capital et peuvent rapatrier gratuitement les bénéfices et le capital de leurs investissements. Ils bénéficient de subventions gouvernementales pour l'investissement, le recrutement et la formation, de zones industrielles de premier ordre, ainsi que du soutien et de l'accompagnement de l'AMDIE dans le processus d'investissement.

Ministres, autorités, ambassadeurs et représentants d'organisations patronales participant à la Rencontre entrepreneuriale Espagne-Maroc qui s'est tenue à la CEOE le 3 décembre 2025 - PHOTO/GUILLERMO LÓPEZ

Des infrastructures de classe mondiale

Un élément fondamental est l'existence d'une série d'infrastructures de classe mondiale qui facilitent la logistique et la sortie des produits vers les marchés. À cet égard, le gouvernement marocain, sous l'impulsion de la stratégie définie par le roi Mohamed VI, a fait le nécessaire et s'est placé à la tête du continent africain en termes de qualité des infrastructures.

 Ainsi, le Maroc peut se targuer de disposer de la première ligne ferroviaire à grande vitesse du continent africain, Al Boraq, qui relie les villes de Tanger, Rabat et Casablanca. Cette ligne est en cours d'extension afin de desservir d'autres villes telles que Marrakech.

Le pays compte également 19 aéroports internationaux, qui permettent de relier le Maroc à des pays du monde entier, et un réseau de plus de 1 800 kilomètres d'autoroutes, qui relient les principaux centres urbains à des infrastructures clés telles que les ports.

En ce qui concerne le transport maritime, il convient de souligner le port de Tanger Med, une infrastructure clé pour le développement économique et industriel. Il s'agit du premier port de la Méditerranée et du continent africain, et du 17e au classement mondial. Il est relié à plus de 180 ports situés dans 70 pays sur les cinq continents.

Il est rejoint par le port de Nador, qui viendra compléter Tanger Med dans la région méditerranéenne, et le port atlantique de Dakhla, prévu pour 2028, qui sera essentiel non seulement pour la région du Sahara occidental, mais aussi pour la stratégie de la façade atlantique, un pari géostratégique visant à fournir un accès à la mer aux pays de la région du Sahel.

En matière de communications, le pays est également très bien positionné sur la scène internationale en termes de connectivité Internet : avec 80,7 Kbit/s, il se situe au-dessus de la moyenne africaine (64,4) dans l'indice de débit Internet par citoyen.

Train à grande vitesse marocain Al Boraq - PHOTO/ATALAYAR 

Des ressources humaines compétitives

Les ressources humaines sont un autre facteur qui peut s'avérer déterminant pour que les entreprises étrangères et les investisseurs misent résolument sur le Maroc comme destination.

À cet égard, le pays nord-africain dispose d'un avantage notable : 39 % de sa population est âgée de 20 à 45 ans. Pour tirer parti de cet avantage concurrentiel, il est nécessaire de doter cette population d'une formation adaptée aux exigences du nouveau marché du travail. Le pays a mis en place une stratégie éducative qui prévoit la création d'un réseau de centres de formation développés en collaboration avec les investisseurs afin d'adapter l'enseignement aux besoins réels des entreprises.

Il en résulte un bond en avant dans la formation des travailleurs marocains. Chaque année, le Maroc compte 152 000 nouveaux diplômés disposant de la formation adéquate pour intégrer le marché du travail.

Afin de garantir que la formation qu'ils reçoivent soit en adéquation avec les besoins des entreprises, le nombre d'accords signés avec des universités de premier plan à travers le monde a été multiplié, afin de développer des programmes communs et de permettre aux étudiants marocains de compléter leur formation à l'étranger.