PLF-2026 du Maroc et GenZ-212
Né sur les réseaux sociaux, GenZ-212 exprime un profond rejet de la corruption enracinée dans l'administration publique et revendique la justice sociale comme priorité nationale. Cette revendication sociale a été reflétée dans les orientations du PLF 2026, sous la direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Le PLF ou budget général de l'État pour 2026 s'articule autour de cinq axes clés : consolider les progrès économiques, promouvoir les programmes de développement territorial, renforcer les piliers de l'État social, préserver l'équilibre financier et réformer la loi organique sur les finances.
Le caractère social de ces budgets se traduit par une allocation historique de 140 milliards de dirhams (MMD), soit 10 % du PIB, principalement destinée à la santé et à l'éducation, ce qui représente une augmentation de 19 % par rapport à l'exercice précédent.
Cette augmentation budgétaire reflète l'importance que Sa Majesté le Roi accorde à la santé et à l'éducation, répondant ainsi aux préoccupations les plus pressantes des Marocains.
Ainsi, dans le domaine de la santé, il est prévu de moderniser les centres de soins primaires, d'élargir l'accès et d'améliorer la qualité des services, tout en recrutant 27 000 nouveaux professionnels.
Dans le domaine de l'éducation, il est prévu de renforcer l'enseignement de base, d'encourager l'inclusion, d'octroyer des bourses aux familles vulnérables et de prendre des mesures pour réduire le décrochage scolaire.
Les mesures sociales annoncées sont claires et concises ; les deux secteurs bénéficieront d'un total de 27 000 nouveaux effectifs qui viendront renforcer leurs équipes, améliorant ainsi leur capacité à répondre aux besoins croissants.
De plus, si le PLF se distingue par son caractère social et vise à accroître l'équité fiscale, à réduire la fraude et à garantir une perception efficace, contribuant ainsi à la viabilité financière de l'État et à la justice sociale, la réforme de la loi organique sur les finances qu'il propose est encore plus importante, car elle suggère des mesures visant à renforcer la gouvernance des politiques publiques en orientant les budgets vers la responsabilisation et la reddition de comptes.
En d'autres termes, l'impact du PLF-2026 ne dépend pas tant de l'ampleur des ressources allouées que de leur gestion publique et de l'engagement des responsables qui devront superviser et évaluer l'utilisation efficace et transparente de ces ressources, veillant ainsi à leur allocation équitable.
En d'autres termes, la réforme de la loi organique sur les finances introduit des systèmes innovants d'évaluation et de contrôle ex post, avec des indicateurs multidimensionnels pour mesurer la couverture, la qualité, l'efficacité, l'équité et l'impact. Une approche qui, axée sur l'obtention de résultats tangibles et la garantie de la transparence, doit lutter contre la corruption et renforcer la confiance des citoyens.
Un contrôle rigoureux fondé sur la transparence et la responsabilité devant les Cortes Generales et la société visera l'excellence dans l'exercice de la fonction publique, ainsi que dans les résultats. La mise en œuvre de mesures permettant de détecter les lacunes, de suivre les progrès et d'orienter l'élaboration des politiques publiques serait essentielle pour atteindre le bien-être social.
En effet, le montant historique alloué aux dépenses sociales ne sera efficace que s'il se traduit par des améliorations réelles pour la population, répondant ainsi aux critiques du mouvement GenZ-212 sur la corruption structurelle qui affecte le pays.
Une supervision systématique est essentielle pour garantir l'efficacité des politiques publiques et renforcer l'État démocratique et social au Royaume du Maroc, permettant ainsi un développement national qui favorise la justice sociale, réduit les inégalités territoriales et consolide un modèle de croissance durable, inclusif et transparent.
