La Marche verte cinquante ans après... La souveraineté marocaine sur le Sahara est désormais consommée

Marcha Verde - PHOTO/ARCHIVO
Marche verte - PHOTO/ARCHIVES
Entre la Marche verte de 1975 et la résolution de l'ONU de 2025, un fil conducteur national solide s'étend

Un demi-siècle après la Marche verte, qui a eu lieu le jour où des centaines de milliers de Marocains sont partis avec le Coran et le drapeau national vers le Sahara, cet anniversaire a été couronné par ce que l'on peut appeler « l'accomplissement du rêve national », avec une décision claire et explicite de l'ONU qui reconnaît le Sahara marocain et considère l'initiative d'autonomie comme la solution réelle et définitive au conflit inventé.

Le 31 octobre 2025, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté la résolution 2797, qui considérait que la proposition d'autonomie marocaine constituait « la base réaliste et unique pour de futures négociations », donnant ainsi une légitimité internationale à une position que le Maroc défendait diplomatiquement, depuis le développement et souverainement depuis des décennies.

Cette réussite internationale représente la traduction pratique de la vision du roi Mohammed VI sur le « Maroc ascendant », dans laquelle le Maroc a été placé sur la voie de la force, de la souveraineté et du développement durable, soulignant que l'obtention de la reconnaissance internationale du Sahara marocain n'est pas seulement un gain diplomatique, mais aussi l'affirmation d'un modèle marocain émergent capable d'imposer la stabilité et l'ouverture vers l'avenir.

Consejo de Seguridad de la ONU - REUTERS/ SHANNON STAPLETON
Conseil de sécurité de l'ONU - REUTERS/ SHANNON STAPLETON

Entre le moment de la Marche verte en 1975 et celui de la résolution de l'ONU en 2025, un fil conducteur national solide s'étend. Au début, la marche était un événement symbolique qui incarnait l'unité de la volonté populaire sur la cause souveraine, et à la fin, la résolution de l'ONU a fini par apposer le sceau de la légitimité internationale sur cette même volonté.

Lorsque le roi Hassan II a appelé les Marocains à marcher, il ne demandait pas une révision nationale, mais établissait une voie de conscience, de vérité et de dignité. Il y a quelques jours, cinquante ans plus tard, le roi Mohammed VI a déclaré dans son discours historique : « Après cinquante ans de sacrifices, nous entamons ici, avec l'aide et le succès de Dieu, une nouvelle conquête dans le processus de consolidation du désert marocain, et la fin de ce conflit artificiel dans le cadre d'une solution consensuelle sur la base de l'initiative d'autonomie ».

C'est ainsi que l'image s'achève : le début était une marche vers la terre, et la fin était une marche vers la reconnaissance. La première marche était le fruit de la détermination populaire, et la seconde, d'une victoire diplomatique et d'une vision royale perspicace.

<p>El rey de Marruecos, Mohamed VI - PHOTO/MAP </p>
Le roi du Maroc, Mohammed VI - PHOTO/MAP

Le roi Mohammed VI déclare dans son dernier discours : « Il y a avant le 31 octobre 2025, et il y a quelque chose après cela ». C'est une phrase qui marque le début d'une nouvelle ère dans la conscience nationale et la politique marocaine.

Aujourd'hui, la question du Sahara n'est plus un dossier de négociation, mais est devenue une réalité souveraine consacrée par le droit international et reconnue par le monde entier. La « décision postérieure » est le moment de la construction et de l'autonomisation dans les provinces du sud, le moment d'établir le développement comme un autre aspect de la souveraineté et le moment de transférer le problème de la logique de la défense à la logique de la réalisation.

Le Maroc a gagné sa cause grâce à un travail assidu qui s'est accumulé pendant plus de cinquante ans, en adhérant au choix de la paix et de la rationalité, à l'ouverture au dialogue sans négliger les constantes et au développement du champ qui a fait du Sahara un modèle marocain de stabilité et de prospérité.

Cette victoire n'est pas le fruit du hasard ou d'un accord politique passager, mais le résultat de la logique d'un État qui a su garder la clarté de sa vision et la stabilité de son discours et qui a fait du Sahara le prisme à travers lequel il construit ses partenariats. Depuis l'introduction de l'Initiative d'autonomie en 2007, le Maroc a travaillé sur deux axes complémentaires : la persuasion internationale et la construction interne. Aujourd'hui, le fruit de cet effort est devenu une réalité grâce à une décision de l'ONU qui a mis fin au mystère et consacre la souveraineté.

Puerta de Dajla - PHOTO/ATALAYAR 
Porte de Dakhla - PHOTO/ATALAYAR

Le 50e anniversaire célébré par le Maroc n'est pas une conclusion, mais un nouveau départ. Car la marche n'était pas seulement un événement dans l'histoire, mais un esprit renouvelé dans la conscience marocaine. Elle est passée de la « marche de récupération des terres » à la « consolidation des processus du modèle marocain » en matière d'autonomie, de développement et de modernité.

C'est ce qu'a exprimé le roi Mohammed VI lorsqu'il a déclaré : « Le moment est venu pour un Maroc unifié, dont personne n'empiétera sur les droits et les frontières historiques ». En ce sens, la marche d'aujourd'hui est devenue un projet stratégique pour l'avenir, intitulé « Un Maroc de Tanger à Kuwaira », et son objectif est de construire une nouvelle génération consciente que la souveraineté ne concerne pas seulement la terre, mais aussi la décision, l'identité et la dignité.

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la Marche verte, le Maroc ne célèbre pas un anniversaire passé, mais une victoire présente. Il est passé de la défense de son droit à l'établissement de sa légitimité. Entre 1975 et 2025, le Maroc a écrit un chapitre unique de l'histoire moderne : comment les nations peuvent-elles triompher avec le temps, le travail accumulé et la fermeté des principes ?

Ainsi, le Maroc passe aujourd'hui de la phase de mesure à celle de changement, comme l'a souligné le roi Mohammed VI, qui incarne l'image d'un « Maroc en plein essor » et unifié dans sa décision, son identité et sa souveraineté.

Dr Amal Jbour, écrivaine et journaliste jordanienne