Cinquième jour de révolte en Iran : augmentation du nombre de morts et des tensions entre manifestants et forces de sécurité

Protestas en Irán
Protestas en Irán
Cinquième jour de révolte en Iran : augmentation du nombre de morts et des tensions entre manifestants et forces de sécurité
Les manifestations s'intensifient dans les villes et les universités, faisant des morts, des blessés et des dégâts matériels ; la presse proche du pouvoir met en garde contre un tournant historique
  1. Mise à jour sur l'Iran n° 5 : événements clés

Les manifestations qui secouent l'Iran entrent dans leur cinquième jour consécutif, avec des affrontements intenses dans les villes et les universités. À Lordegan, au moins deux manifestants ont perdu la vie alors qu'ils scandaient des slogans contre le régime, et dans d'autres régions, on signale des arrestations, des blessés et des dégâts causés à des bâtiments publics.

La presse proche du pouvoir met en garde contre un éventuel tournant historique, alors que les forces de sécurité intensifient la répression nocturne et que la population continue de manifester massivement.

Mise à jour sur l'Iran n° 5 : événements clés

Vidéos récentes

Vous trouverez ci-dessous une série de vidéos récemment reçues de toute l'Iran, qui offrent un aperçu clair et complet de ce qui se passe en ce cinquième jour de révolte : https://youtu.be/FHxp2YG8E5M

Deux manifestants tués à Lordegan

Le 1er janvier 2026, les manifestations et les affrontements se sont poursuivis à Téhéran et dans d'autres villes. À Lordegan, dans la province de Chaharmahal et Bakhtiari, les manifestants ont scandé « Mort au dictateur » avant d'être attaqués par les forces de sécurité. Selon des sources locales, au moins deux manifestants ont été tués et plusieurs autres blessés par des tirs à balles réelles.

Rapport de l'agence de presse Fars (proche des Gardiens de la révolution)

Fars rapporte que les manifestants à Lordegan ont lancé des pierres contre des bâtiments administratifs, y compris la préfecture. La police aurait utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Plusieurs bâtiments, dont la préfecture, le palais de justice et plusieurs banques, ont subi des dommages importants. Une source aurait confirmé la mort de deux personnes.

Presse proche du pouvoir

Le journal Tose'eh Irani a décrit les manifestations actuelles comme un « tournant historique » qui oblige le pouvoir à choisir entre des réformes politiques ou une répression plus brutale. Le journal met en garde contre les graves conséquences d'une réponse violente.

Manifestations nocturnes et violences

Des manifestations nocturnes ont eu lieu dans plusieurs villes. À Kuhdasht (Lorestan), un membre des Basij a été tué et 13 agents blessés. À Téhéran, les forces de sécurité ont fait irruption dans la résidence féminine de l'université nationale et ont emmené plusieurs étudiantes, ce qui a déclenché une manifestation devant le bâtiment.

Réactions de la presse semi-officielle

Le journal Jomhouri Eslami met en garde les dirigeants contre l'erreur qu'ils commettent en qualifiant les manifestants de fauteurs de troubles. Jahan-e San'at affirme que les slogans s'adressent aux dirigeants politiques eux-mêmes et que le pouvoir ne peut plus dissimuler les protestations, contrairement à ce qui se passait à l'époque d'Ahmadinejad.