Iran, 9e jour du soulèvement : répression meurtrière et résistance croissante
- Principaux développements du neuvième jour du soulèvement national
- La machine à exécutions ne s'arrête pas
Le neuvième jour du soulèvement national en Iran est marqué par une escalade de la répression et une réponse déterminée de la population. Selon le Conseil national de la résistance iranienne, au moins 31 personnes ont perdu la vie depuis le début des manifestations.
Alors que les forces du régime attaquent les hôpitaux, les bases de sécurité et les zones urbaines, les jeunes insurgés continuent d'affronter la police et de bloquer les rues, avec des manifestations et des grèves qui s'étendent à plusieurs villes du pays.
🇮🇷 | El príncipe heredero exiliado de Irán, Reza Pahlavi, dice que el país ha llegado a un momento histórico:
— Alerta News 24 (@AlertaNews24) January 7, 2026
"El pueblo iraní está más comprometido que nunca a poner fin a este régimen, como el mundo ha presenciado en los últimos días".
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Principaux développements du neuvième jour du soulèvement national
Bilan humain et répression croissante
- Les noms de 13 nouveaux martyrs du soulèvement national ont été annoncés. Selon le dernier communiqué du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), le nombre total de victimes s'élève désormais à au moins 31 martyrs.
- Le dimanche 4 janvier 2026, au huitième jour du soulèvement et au lendemain du massacre de Malekshahi (province d'Ilam), les forces de répression ont commis un crime grave en violation des conventions internationales : elles ont pris d'assaut un hôpital à Ilam pour kidnapper les blessés du soulèvement qui avaient été hospitalisés après avoir été touchés par des tirs directs.
- Le régime refuse de rendre les corps des martyrs à leurs familles. Les dépouilles sont transférées vers des lieux inconnus et enterrées en secret.
Manifestations et grèves
- Des manifestations nocturnes ont eu lieu à Téhéran, Ispahan et dans de nombreuses autres villes, avec pour slogan central : « Mort au dictateur ».
- À Téhéran, le régime a déployé des unités spéciales autour du Grand Bazar pour empêcher l'extension des manifestations, mais il s'est heurté à la résistance populaire. De nombreux commerces et centres commerciaux ont fermé.
- Le lundi matin, les commerçants de plusieurs villes ont lancé une grève générale, fermant leurs magasins. Dans plusieurs quartiers de Téhéran, la population et les jeunes insurgés sont descendus dans les rues en criant « Mort au dictateur ».
Attaques contre les centres de répression
- À Abadan, de jeunes insurgés ont attaqué des préfectures et des bases du Bassidj.
- À Téhéran, dans un quartier, deux motos des forces de répression ont été incendiées.
- Les 14 et 15 Dey, les jeunes insurgés ont infligé de lourds revers aux centres de répression, notamment aux bases du Bassidj et aux bâtiments administratifs à Abadan et dans d'autres villes.
- À Yasuj, la ville est sous haute sécurité. L'Université libre (Azad) a annulé tous ses examens au niveau national et les dortoirs ont été évacués.
- À Hefshajan (province de Chaharmahal et Bakhtiari), des habitants en colère ont incendié le lieu de travail du meurtrier de Soroush Soleimani, un adolescent de 15 ans, abattu par des tirs directs le samedi 3 janvier 2026.
- À Abadeh-e Qashqai, la situation est quasi militaire ; plusieurs habitants ont été vus armés dans les rues.
🇮🇷 | Manifestantes iraníes contrarios al régimen mantienen el control de las calles de Ilam, incendiando barricadas para dificultar la visibilidad de las fuerzas de seguridad, mientras corean consignas contra el líder Ali Jamenei. pic.twitter.com/agmXezjP3d
— AlertaNewsPlus (@AlertaNewsPlus) January 7, 2026
Affrontements importants
- À Ispahan, dimanche soir, après des tirs et des coups portés à des manifestants, les jeunes insurgés ont riposté. Après deux heures d'affrontements violents près du pont Si-o-se Pol, la police a été désarmée et contrainte de se rendre.
- À Hamadan, dimanche soir, les jeunes insurgés ont affronté les forces de répression ; un agent a été désarmé et les autres ont pris la fuite.
- À Téhéran (Nazi-Abad), des jeunes ont arraché le taser d'un policier qui s'en prenait à la population.
- À Azna (province de Lorestan), samedi soir, un véhicule des unités spéciales a été incendié et le commissariat local impliqué dans la répression a été attaqué.
- À Mashhad, rue Nasser Khosrow, dimanche soir, de jeunes insurgés ont attaqué les forces de police et libéré plusieurs personnes arrêtées.
- À Téhéran et dans de nombreuses autres villes, les jeunes insurgés ont bloqué les rues en allumant des feux, empêchant ainsi l'intervention des forces de répression.
La machine à exécutions ne s'arrête pas
Alors que tout le pays est en proie aux affrontements entre les jeunes insurgés et la dictature religieuse, la machine à exécutions continue de tourner sans relâche. Le nombre d'exécutions enregistrées en décembre 2025 a atteint le chiffre choquant et sans précédent de 403 personnes. Terrifié à l'idée d'être renversé, Ali Khamenei poursuit les exécutions.
Dans de nombreuses régions, les manifestations ont été marquées par de violents affrontements, des persécutions et des face-à-face directs avec les forces répressives, la police et les unités spéciales, qui ont ouvert le feu sur la population.
Abdanan – Province d'Ilam
- La ville est pratiquement passée sous le contrôle de la population et des jeunes insurgés.
- De grandes foules occupent les rues et affrontent les pasdaranes.
- Le magasin Ofogh-e Kourosh, appartenant au Corps des gardiens de la révolution, a été incendié.
- Incapables de faire face à la situation, les forces répressives se sont réfugiées sur le toit du commissariat.
- Le régime a coupé l'électricité de la ville pour freiner l'expansion du soulèvement.
- Des panneaux de propagande ont été arrachés et une banque d'État a été incendiée.
Malekshahi – Province d'Ilam
- Une foule immense était présente aux funérailles du martyr Fares (Mohsen) Agha Mohammadi.
- Les habitants, indignés par les massacres des 3 et 4 janvier, scandaient : « Je tuerai celui qui a tué mon frère ».
- Au cours des affrontements avec les unités spéciales, plusieurs agents ont été tués ou blessés, et les autres ont pris la fuite.
- Une banque publique a été incendiée.
- Les cris « Mort à Khamenei » ont résonné dans toute la ville.
- Des témoins rapportent que certaines zones de la ville ont été libérées.
- L'agence Fars, affiliée aux Pasdaran, a confirmé la mort du lieutenant de troisième classe Ehsan Aghajani, membre des forces répressives de la police d'Ilam.
Téhéran
- Les zones centrales (places Haft-Tir, Ferdowsi et Valiasr) sont soumises à un climat de sécurité extrême.
- Déploiement massif des forces répressives et utilisation d'ambulances pour transporter les agents.
- Le Grand Bazar de Téhéran a été le théâtre de nouvelles manifestations de commerçants et d'affrontements avec les forces de sécurité.
- Des étudiants de plusieurs universités ont manifesté en scandant : « Mort à l'oppresseur, qu'il soit Shah ou Guide suprême ».
Karaj (ouest de Téhéran)
- Déploiement sans précédent de forces et de véhicules blindés.
- Instauration d'un climat proche de la loi martiale.
Autres villes
- Shahr-e Kord : une jeune femme s'est dressée seule face à un canon à eau, humiliant les forces répressives.
- Firouzabad (Fars) : arrestation de 50 jeunes.
- Qazvin et Shahr-e Kord : les jeunes ont pris le contrôle des places publiques.
- Mashhad : affrontements sur le boulevard Tous et la rue Salman Farsi, saisie d'équipements et fuite de mercenaires à moto.
- Borujerd : large mobilisation et affrontements avec les forces répressives.
- Ashkhaneh (Khorasan du Nord) : routes bloquées ; réponse du régime avec des gaz lacrymogènes et des balles réelles.