Nasser Bourita: il accule Ahmed Attaf, à Madrid

El ministro de Asuntos Exteriores, Cooperación Africana y Marroquíes que viven en el Extranjero, Nasser Bourita, y el Alto Representante para Asuntos Exteriores y Política de Seguridad de la Unión Europea, Kaya Kalas
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaya Kalas, et d'autres ministres européens, comme l'Espagnol José Manuel Albares.
Alors que l'Algérie misait sur l'impasse, Rabat a surpris tout le monde avec un « document de souveraineté » qui reflète la maturité de la proposition marocaine et sa viabilité

Dans l'ombre de l'ambassade américaine à Madrid, où l'on perçoit l'odeur d'une grande conspiration orchestrée par la Maison Blanche, le dénouement diplomatique le plus dramatique entre le Maroc et l'Algérie du nouveau siècle a commencé.

Ce conflit ne peut plus être dissimulé derrière des positions politiques, car Nasser Bourita, avec son flegme diplomatique caractéristique, se retrouve face à Ahmed Attaf, qui semble avoir été transféré à Madrid sous la forte pression américaine.

Pendant ce temps, dans les coulisses de l'ambassade américaine, une effervescence silencieuse se prépare, alors que la réunion finale tant attendue approche, qui s'annonce comme une journée exceptionnellement longue pour la diplomatie algérienne.

L'Algérie, sous le regard attentif des États-Unis

La diplomatie algérienne se trouve dans une position peu enviable. Après avoir évité pendant des années d'être considérée comme une partie directe, l'Algérie est contrainte de s'asseoir face au Maroc, sous la supervision directe des faucons de la Maison Blanche.

La pression sur le palais de El Mouradia a atteint son paroxysme, en particulier après la récente visite de Messaoud Boulos en Algérie, qui semble avoir laissé peu de marge de manœuvre au régime de Tebboune. 

Washington a présenté l'« autonomie » comme le seul et unique plafond pour toute solution future, fermant complètement la porte à toute illusion de séparatisme.

Le document de 40 pages : une feuille de route irréversible

Alors que l'Algérie misait sur l'impasse, Rabat a surpris tout le monde avec un « document de souveraineté » qui reflète la maturité de la proposition marocaine et sa viabilité.

Cette avancée ne représente pas une simple « mise à jour » de l'initiative, mais une contre-offensive diplomatique qui transforme les négociations en un processus technique sur « comment mettre en œuvre », plutôt que sur « le principe de souveraineté ». Le Maroc est passé d'une position défensive à la présentation au monde d'un fait accompli, juridique et politique, soutenu par la résolution 2797 de l'ONU. Cela ne laisse à la délégation algérienne que deux options : aborder sérieusement la réalité de la position marocaine ou retourner à un état d'isolement international.

La situation de l'Algérie : un angle de 90 degrés

Des sources diplomatiques confirment que le ministre algérien des Affaires étrangères, Attaf, s'est retrouvé pris entre la ferme demande américaine et la supériorité militaire et juridique du Maroc.

La présence de conseillers influents tels que Michael Waltz oblige l'Algérie à répondre de manière positive et sans équivoque. 

L'ère de la rhétorique creuse est révolue, et ceux qui se trouvent au palais présidentiel algérien doivent reconnaître la réalité ou faire face à un isolement international étouffant, dont les contours se dessinent déjà au centre de Madrid.