Trump et le Sahara
Le plan d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine présenté par le roi Mohamed VI devant les Nations unies en 2007 est considéré comme la seule base sérieuse, crédible et réaliste pour parvenir à une solution politique définitive à un conflit qui dure depuis déjà 50 ans dans le projet de résolution que les États-Unis ont élaboré et transmis aux quatre autres pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU pour analyse, discussion et approbation dans les prochains jours.
Le texte souligne la volonté des membres permanents du Conseil de faciliter les progrès vers une solution dans le cadre d'une négociation entre les parties sur la base unique de la proposition marocaine d'autonomie pour le Sahara.
La résolution invite toutes les parties concernées : le Maroc, le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie à reprendre les négociations sans conditions préalables, sur la base exclusive de la proposition marocaine d'autonomie. Elle exprime le soutien américain au secrétaire général et à son envoyé personnel et demande le lancement rapide de nouvelles négociations afin de parvenir à une solution dans les meilleurs délais.
Le projet de résolution écarte implicitement la référence au référendum d'autodétermination et oriente le processus politique vers l'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine. Il propose en outre de renouveler le mandat de la MINURSO pour trois mois seulement, jusqu'en janvier 2026, et demande au secrétaire général une évaluation finale sur la transformation ou la fin de la mission.
Le projet de résolution fait référence aux démarches et aux décisions prises par Donald Trump en faveur de l'autonomie comme solution politique au Sahara et souligne le soutien international majoritaire obtenu par la proposition marocaine.
La quatrième commission de l'ONU sur le Sahara, à laquelle ont participé des experts de nombreux pays, a majoritairement souligné que l'autonomie sous souveraineté marocaine était la seule solution sérieuse, crédible et réaliste dans un contexte international où l'accord de paix et le cessez-le-feu à Gaza ont une influence notable.
Le rapport du secrétaire général, Antonio Guterres, souligne la nécessité d'un engagement accru de l'Algérie pour parvenir à une solution politique et met en avant l'offre constante de Mohamed VI à Alger pour rétablir les relations.
Une initiative reprise par l'administration Trump, selon Steve Witkoff, envoyé spécial pour le Moyen-Orient, qui a donné un délai de 60 jours pour y parvenir.
Le renforcement des relations entre Rabat et Moscou à la suite des accords signés il y a une semaine représente un cadre favorable pour que la Russie soutienne également la proposition marocaine d'autonomie pour le Sahara dans la résolution imminente du Conseil de sécurité de l'ONU.
