Le Sahara occidental : que prévoit la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies ?

Miembros del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas - REUTERS/ EDUARDO MUÑOZ
Membres du Conseil de sécurité des Nations unies - REUTERS/ EDUARDO MUÑOZ
Le 31 octobre dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies, l'organe de l'ONU chargé de veiller à la paix et à la sécurité mondiales, dont les cinq membres permanents sont la Chine, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie, a adopté la résolution 2797 (2025) sur la question du Sahara occidental

Cette résolution marque un tournant, après un demi-siècle d'un problème qui n'aurait jamais dû se poser, si la bonne foi et le bon sens avaient prévalu dans le respect intact de l'histoire et du droit international, qui ont consacré la souveraineté du Royaume du Maroc sur sa partie territoriale la plus méridionale, c'est-à-dire le Sahara, que nous devons appeler correctement Sahara marocain. 

Malheureusement, cela ne s'est pas produit au cours des 50 dernières années en raison de l'attitude délibérément conspiratrice de l'Algérie, animée par son désir fébrile d'obtenir à tout prix un accès à l'océan Atlantique et de s'emparer des riches gisements de phosphate découverts dans l'immense désert marocain, utilisant à cette fin le Front Polisario à sa guise et en inventant la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD), une entité artificielle, jamais reconnue par les Nations unies ni par le droit international.

La résolution 2797, dans sa forme et dans son fond, enterre l'instabilité que l'Algérie et le Polisario ont voulu imposer et, au contraire, traite la question de manière claire et sans équivoque en établissant que la base des négociations qui doivent débuter prochainement est, avant tout et par-dessus tout, le plan d'autonomie pour le Sahara présenté par le roi Mohammed VI aux Nations unies en 2007.

Brahim Ghali, líder del Frente Polisario - AP/FATEH GUIDOUM
Brahim Ghali, chef du Front Polisario - AP/FATEH GUIDOUM

Ce plan, selon la résolution dont je parle, ne peut avoir de sens que dans le cadre de la souveraineté du Maroc, étant ainsi délimité et déterminé dans ce contexte juridique et géopolitique, de telle sorte que tout ce qui suivra devra être abordé dans ce cadre comme le seul pertinent pour que le fleuve puisse atteindre la mer.

Carretera hacia el paso fronterizo de Guerguerat, conexión entre Marruecos y Mauritania - ATALAYAR/ GUILLERMO LÓPEZ
Route menant au poste-frontière de Guerguerat, liaison entre le Maroc et la Mauritanie - ATALAYAR/ GUILLERMO LÓPEZ

Le ton de la résolution est direct lorsqu'elle désigne les parties concernées, à savoir le Maroc lui-même, le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie, qui a décidé volontairement et unilatéralement de se désengager de la question en 1979, de sorte qu'aucune d'entre elles ne pourra se soustraire à sa responsabilité et à son rôle actif dans la résolution du problème, ce qui, en fin de compte, constitue un message direct à l'Algérie et au Front Polisario, qui ont toujours cherché à éluder une réalité qui allait inévitablement les trahir et les dénoncer, en les censurant sans cesse.

Una señal que indica un campo minado en una zona militar se muestra mientras un helicóptero Mil Mi-8 de la Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum del Sáhara Occidental (MINURSO) sobrevuela el lado marroquí del paso fronterizo entre Marruecos y Mauritania en Guerguerat, en el Sáhara Occidental, el 25 de noviembre de 2020 - PHOTO/ ARCHIVO 
Un panneau indiquant un champ de mines dans une zone militaire est visible alors qu'un hélicoptère Mil Mi-8 de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) survole le côté marocain du poste-frontière entre le Maroc et la Mauritanie à Guerguerat, au Sahara occidental, le 25 novembre 2020. - PHOTO/ ARCHIVES

Le cadre dans lequel les négociations devront se dérouler – j'aborderai ce sujet dans un autre article –, pendant une durée maximale d'un an et avec l'accompagnement de la MINURSO, est l'ONU elle-même, ce qui me semble tout à fait judicieux et correct. En effet, depuis la guerre de 1939, l'ONU est le forum politique par excellence pour sceller la paix et la tranquillité dans diverses parties du globe, et c'est pourquoi elle le sera également, comme le consacre la résolution 2797, pour le Sahara et bien sûr pour toute la région du Maghreb.

Miguel Ángel Rodríguez Mackay, ancien ministre des Affaires étrangères du Pérou et internationaliste

Article publié dans le quotidien Expreso du Pérou