Le Maroc augmentera les allocations familiales en 2026

Le royaume marocain enregistre une augmentation notable des dépenses sociales, reflétant un engagement plus fort en faveur des politiques de bien-être et de développement 
Familia marroquí disfrutando de uno de los puestos de comida de la plaza de Yamaa el Fna, Marrakech&nbsp;- <a href="https://depositphotos.com/es/?/">Depositphotos</a>
Une famille marocaine profitant d'un des stands de nourriture de la place Jemaa el-Fna, à Marrakech - Depositphotos
  1. Augmentation des dépenses de protection sociale pour 2026
  2. Augmentation des allocations familiales pour les familles les plus défavorisées
  3. Détails des allocations mensuelles par catégorie
  4. Priorités du royaume marocain en matière de justice sociale et d'inégalités

Augmentation des dépenses de protection sociale pour 2026

Le Maroc mise sur la protection sociale et a prévu une augmentation des dépenses dans ce domaine d'ici 2026, date à laquelle il consacrera 4 milliards de dollars à ce poste, contre 3,61 milliards prévus pour 2025. 

Cette augmentation des fonds alloués à la protection sociale comprend les allocations familiales pour les familles les plus défavorisées, qui augmenteront en 2026 dans le cadre du programme élargi de soutien social aux Marocains les plus démunis.

Augmentation des allocations familiales pour les familles les plus défavorisées

Le royaume du Maroc augmentera en 2026 les allocations mensuelles par enfant pour les familles aux revenus les plus faibles, conformément aux dispositions de la loi de finances de 2026. Les allocations mensuelles pour les trois premiers enfants augmenteront de montants allant de 5 dollars (50 dirhams marocains) à 10 dollars (100 dirhams marocains). 

Familia marroquí
Famille marocaine

Détails des allocations mensuelles par catégorie

Pour les enfants scolarisés ou âgés de moins de six ans, l'aide passera de 20 dollars (200 dirhams marocains) à 30 dollars (300 dirhams marocains) pour ceux qui ne sont pas orphelins, et de 35 dollars (350 dirhams marocains) à 40 dollars (400 dirhams marocains) pour les orphelins. 

L'indemnité pour les enfants handicapés passera de 30 à 40 dollars (de 300 à 400 dirhams) pour ceux qui ne sont pas orphelins, et de 45 à 50 dollars par mois (de 450 à 500 dirhams) pour les orphelins de père. Par ailleurs, l'aide aux enfants non scolarisés passera de 15 à 20 dollars par mois (de 150 à 200 dirhams). 

L'objectif dans ce cas est de venir en aide aux familles les plus démunies et les plus touchées par les problèmes sociaux afin de leur offrir un soutien financier plus que nécessaire en faveur d'une meilleure protection sociale. 

El rey Mohamed VI preside una reunión del Consejo de Ministros en el Palacio Real de Rabat - PHOTO/MAP
Le roi Mohammed VI préside une réunion du Conseil des ministres au Palais royal de Rabat - PHOTO/MAP

Priorités du royaume marocain en matière de justice sociale et d'inégalités

Récemment, le roi Mohammed VI a insisté dans un discours royal adressé à la population sur le fait que la justice sociale et la réduction des inégalités régionales et territoriales étaient des priorités de l'État. Par conséquent, des mesures telles que l'augmentation de l'aide mensuelle par enfant pour les familles les plus défavorisées s'inscrivent dans cette ligne officielle d'une plus grande protection sociale et d'une plus grande justice sociale, préconisée par le monarque marocain.

Le roi du Maroc a précisément présidé à Rabat une réunion du Conseil des ministres au cours de laquelle ont été abordés la loi de finances pour 2026 et les mesures à mettre en œuvre pour améliorer la situation du pays. 

Le gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch travaille dans cette optique de promotion de la protection sociale et de la justice sociale. C'est pourquoi la loi de finances 2026 prévoit des mesures telles que l'augmentation des prestations sociales par enfant pour les familles les plus défavorisées ou des incitations fiscales pour les plus jeunes. 

Tout cela vise à rechercher au Maroc une plus grande protection sociale et une plus grande égalité des chances et des droits pour tous les citoyens, quelle que soit leur classe sociale, afin de garantir que les ressources publiques soient orientées vers ceux qui en ont vraiment besoin et de surmonter les inégalités existantes, améliorant ainsi la qualité de vie des plus défavorisés et des plus démunis.