La France renforce sa coopération avec le Maroc et son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara
La France est actuellement un allié très proche du Maroc, surtout après la décision du pays présidé par Emmanuel Macron de soutenir le plan d'autonomie du pays nord-africain pour le Sahara occidental comme l'option la plus sérieuse, crédible et réaliste pour résoudre le conflit sahraoui, qui dure depuis près de cinq décennies depuis la fin de la période coloniale espagnole.
Le Maroc accorde une importance capitale au territoire sahraoui, qu'il considère comme faisant partie de ses provinces du sud et qu'il souhaite intégrer définitivement dans le cadre de l'État marocain.
En 2007, le Maroc a présenté son plan d'autonomie pour le Sahara occidental à l'Organisation des Nations unies (ONU) dans le but d'accorder une large capacité d'autonomie aux Sahraouis dans le cadre de la souveraineté marocaine, dans le respect des résolutions des Nations unies visant à développer au maximum la région. Depuis lors, le pays nord-africain a obtenu le soutien de plus d'une centaine de pays à son initiative, y compris de grandes puissances telles que les États-Unis, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis, l'Allemagne, l'Espagne ou la France elle-même.
La France a annoncé son soutien au plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental en juillet 2024 et, en octobre de la même année, le président Emmanuel Macron a effectué une visite officielle à Rabat à l'invitation du roi du Maroc, Mohammed VI, afin de manifester le soutien français et d'affirmer que le présent et l'avenir du Sahara occidental s'inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine.
Depuis lors, les relations entre les deux pays se sont resserrées et la France a manifesté à plusieurs reprises son soutien au Maroc sur la question de la souveraineté sur le Sahara occidental et en faveur de la promotion des investissements et du développement dans le territoire sahraoui.
La France a récemment manifesté à plusieurs reprises son intérêt pour investir au Sahara et favoriser le développement du territoire sous souveraineté marocaine. En effet, en janvier 2026, le directeur général de l'Agence française de développement, Rémy Rioux, a confirmé à Rabat, après une rencontre avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, l'engagement de l'agence à mettre en œuvre les engagements pris lors de la visite du président français, Emmanuel Macron, au Maroc en octobre 2024, notamment en ce qui concerne les projets de développement dans les provinces dites du sud du Maroc.
Produits provenant du Sahara et législation européenne
Aujourd'hui, la France continue d'insister dans cette direction, tout en reconnaissant l'existence de débats juridiques au sein de l'Union européenne (UE) concernant l'exploitation des produits du Sahara occidental ou l'étiquetage des produits agricoles provenant des provinces dites du sud du Maroc.
Dans cette optique, le ministère français de l'Économie et des Finances a répondu officiellement à une question parlementaire sur l'origine des produits agricoles commercialisés sur le marché européen et cultivés dans des régions telles que Dakhla, situées dans les provinces dites du sud du Maroc.
Le gouvernement français réaffirme ainsi son engagement à accompagner les efforts de développement économique et social entrepris par le Maroc au Sahara, dans le cadre du partenariat stratégique renforcé qui unit les deux pays, comme l'ont rapporté divers médias tels que Rue 20 Maroc.
Tout cela démontre que Paris accorde une grande importance à ses liens avec Rabat et que l'intérêt est mutuel en ce qui concerne le renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines politique et économique.
Dans un contexte où la France d'Emmanuel Macron continue de réaffirmer que le présent et l'avenir du Sahara occidental s'inscrivent dans le cadre de la souveraineté du Maroc et que l'État français continuera à soutenir les efforts de développement menés par le royaume marocain au profit de la population sahraouie.
La réaffirmation de cette position fait suite à une question posée par le député de La France insoumise, René Pilato, au ministre de l'Économie et des Finances.
Le parlementaire a interrogé le gouvernement sur l'étiquetage du pays d'origine « Maroc » sur certains produits agricoles, tels que les melons et les tomates cultivés à Dakhla et commercialisés sur le marché européen.
Au-delà de l'aspect juridique, la réponse du gouvernement français réaffirme sans ambiguïté la position politique de Paris, qui insiste sur le fait que le présent et l'avenir du Sahara s'inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine.
L'exécutif français souligne également son attachement au partenariat d'exception renforcé avec le Maroc et sa détermination à le poursuivre et à l'approfondir.
La France a également réitéré son engagement à accompagner les efforts du Maroc en faveur du développement économique et social du Sahara, soulignant l'impact direct de ces projets sur les conditions de vie des populations locales.
En ce qui concerne l'étiquetage des produits agricoles, le gouvernement français a précisé que l'application de la jurisprudence de la CJUE devra faire l'objet de discussions au niveau européen, en concertation avec les autorités marocaines. L'objectif déclaré est de parvenir à une solution pratique, durable et viable pour les opérateurs économiques, tout en respectant le cadre juridique de l'Union européenne. Tout cela fait suite à la question posée par René Pilato concernant l'étiquetage des produits en référence à leur origine, car certains étiquetages indiquent le Maroc comme pays d'origine, ce qui peut entraîner des contretemps compte tenu de l'arrêt de la Cour européenne qui rappelle que l'origine d'un produit ne se limite pas à un seul État, mais peut également concerner des territoires ayant un statut spécifique, et souligne la nécessité de garantir une information claire et transparente aux consommateurs européens.
