L'Algérie s'immisce dans les discussions des Nations unies sur le Sahara occidental
Les États-Unis ont distribué aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) le projet de résolution sur le Sahara occidental en vue de vendredi prochain vote, après avoir apporté leur soutien ces dernières années au plan d'autonomie proposé par le Maroc comme solution la plus crédible et la plus réaliste au conflit sahraoui qui dure depuis près de cinq décennies, depuis la fin de la période coloniale espagnole.
Selon divers médias tels que Rue20, les États-Unis auraient soumis aux membres du Conseil de sécurité le projet de résolution dit « bleu » sur le Sahara occidental en vue du prochain vote du Conseil de sécurité afin de déterminer une résolution prévue ce vendredi 31 octobre.
Le niveau de résolution bleue signifie que le texte présenté est déjà définitif après les amendements et les allégations présentés précédemment, conformément à la réglementation en vigueur, avec ce qui a été accepté et rejeté pour former la résolution finale.
Impulsion des États-Unis et soutien au Maroc
La même résolution proposée par les États-Unis prévoit le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), qui expirait le 31 octobre, jusqu'au 31 janvier 2026. On a également spéculé sur le fait que cette proposition réaffirmerait, sous la pression de plusieurs délégations, notamment russe et algérienne, le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, conformément à la Charte des Nations unies.
Le géant américain ne se contente pas d'un simple rôle de médiateur et se positionne clairement comme un acteur intéressé par la résolution définitive de ce problème. Le gouvernement de Donald Trump a déjà manifesté à plusieurs reprises son soutien à la proposition du Maroc pour le Sahara occidental, qui prévoit une large autonomie pour le territoire sahraoui sous souveraineté marocaine, dans le respect des résolutions de l'ONU, en accordant une grande capacité d'autogouvernance aux autorités sahraouies et en laissant la politique étrangère et la défense entre les mains de l'État marocain. En effet, le président Donald Trump lui-même, Steve Witkoff, envoyé spécial de l'administration Trump pour le Moyen-Orient, ou Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, ont tous manifesté leur soutien à la proposition marocaine comme étant l'option la plus sérieuse et la plus crédible pour résoudre la question du Sahara occidental.
Ainsi, les États-Unis proposeraient au Conseil de sécurité d'accepter le plan d'autonomie du Maroc comme seule issue au conflit sahraoui.
Les États-Unis chercheraient à apporter une solution réaliste au différend sahraoui afin de favoriser la paix, la stabilité et le développement en Afrique du Nord et, par extension, dans le monde arabe. En effet, Steve Witkoff prévoyait également un rapprochement diplomatique entre le Maroc et l'Algérie, grands rivaux politiques dans la région du Maghreb, face à la position algérienne contraire à la thèse marocaine sur le Sahara occidental. On suppose précisément qu'Alger se serait opposé au projet de résolution présenté par les États-Unis.
La proposition du Maroc a reçu le soutien de plus de 120 pays, parmi lesquels figurent des acteurs internationaux importants tels que les États-Unis, la France, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne ou l'Espagne.
Opposition de l'Algérie
De l'autre côté, on trouve les thèses indépendantistes du Front Polisario, soutenu par l'Algérie. Ce camp demande la tenue d'un référendum sur l'indépendance du peuple sahraoui, difficile à réaliser selon divers analystes en raison de problèmes tels que la définition d'un recensement électoral, car il existe une division de la population entre les Sahraouis qui résident au Sahara occidental, région que le Maroc considère comme ses provinces du sud, et ceux qui résident dans les camps de réfugiés en Algérie.
Plus précisément, diverses sources, telles que la Revue Afrique, ont indiqué que l'Algérie avait demandé une réunion d'urgence à huis clos au siège des Nations unies pour discuter du renouvellement du mandat de la MINURSO, car le projet final présenté par les États-Unis sur la nouvelle proposition relative au Sahara occidental aurait pu déplaire à l'Algérie, qui voit les États-Unis se rapprocher des thèses marocaines en principe, même si l'on prévoit que le géant américain modère quelque peu son soutien explicite au royaume marocain afin de faire avancer la résolution aux Nations unies.
Cette position pourrait montrer l'implication importante de l'Algérie dans la question du Sahara occidental en tant qu'allié important du Front Polisario et hôte des camps de réfugiés sahraouis, qui ont besoin d'une solution rapide à leur situation afin de déterminer le statut territorial du Sahara occidental.