Le Maroc choisi pour accueillir la 93e Assemblée générale d'Interpol
L'engagement du Maroc en matière de défense et dans les initiatives de sécurité transfrontalières a été déterminant dans le choix de l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol) de tenir sa 93e Assemblée générale à Marrakech du 24 au 27 novembre.
Dans une vidéo diffusée lors de la dernière session à Glasgow (Écosse), Interpol a souligné le choix de Marrakech en raison de son palmarès historique dans la lutte contre le crime organisé. Au cours des quatre jours de la session, Interpol présentera un rapport d'évaluation sur le nouvel outil dédié exclusivement à la détection et au suivi des biens volés par les criminels : les avis de recherche.
Un dispositif très attendu
Depuis la présentation du premier rapport pilote le 10 janvier, Interpol travaille, à la demande de la sécurité nationale italienne, à l'amélioration des tâches d'enquête sur la saisie des biens des organismes criminels organisés spécialisés dans les délits financiers.
L'organisation rappelle que « la lutte contre la criminalité financière est l'une des priorités officielles d'Interpol depuis le milieu des années 2000 ». Mais ce n'est qu'à partir de 2015 que le nombre de délits financiers a commencé à augmenter de manière exponentielle.
Malgré cela, ce n'est qu'à la 91e session tenue à Vienne (Autriche) en 2022 qu'Interpol a décidé de prendre les choses en main en approuvant le projet des « décisions argentées », dont l'élaboration a été fixée à un délai de deux ans.
Renforcer et encourager la coopération internationale
L'entrée en vigueur des décisions rendues facilitera la prévention des délits financiers et la saisie des biens détournés par les différentes organisations criminelles.
L'organisation a souligné que ses principales fonctions seront les suivantes : localiser, identifier, collecter et traquer les actifs volés par les nombreuses organisations opérant dans le monde entier.
Dans ses premières phases, le projet n'aura pas la capacité d'agir, mais servira à soutenir la coopération internationale entre les différents centres de renseignement.
Le coup de grâce à la confiscation des biens
Les analystes présents à l'Assemblée de Vienne et de Glasgow ont déterminé que le principal soutien de ces nouvelles décisions proposées à Interpol sera l'accélération des procédures. À titre d'argument, les analystes ont présenté le cas des plus de 500 millions de dollars détenus par le dictateur nigérian Sani Abacha, qui ont dû attendre plus de six ans avant de pouvoir être restitués au Nigeria par la banque britannique Riggs Bank.
Afin d'éviter des situations similaires, les décisions rendues pourront être transmises aux 196 pays membres d'Interpol. Auparavant, elles étaient envoyées pays par pays.
Dans ce contexte, l'Assemblée générale qui se tiendra à Marrakech du 24 au 27 novembre devrait consacrer l'application des décisions rendues afin de simplifier et d'accélérer ce nouvel instrument.

