Le Maroc rejoint le Conseil de paix de Trump en tant que membre fondateur

Le roi Mohammed VI a répondu favorablement à l'invitation du président américain Donald Trump à rejoindre, en tant que membre fondateur, le nouveau Conseil de paix lancé par le président américain
<p>El Ministro de la Corte del Primer Ministro de Bahrein, Shaikh Isa bin Salman bin Hamad Al Khalifa, el Presidente de los Estados Unidos, Donald Trump, y el Ministro de Relaciones Exteriores de Marruecos, Nasser Bourita, firman la Carta de la Junta de Paz, mientras participa en un anuncio de la carta de su iniciativa de la Junta de Paz destinada a resolver conflictos globales, junto con la 56ª edición anual del Foro Económico Mundial (WEF), en Davos, Suiza, el 22 de enero de 2026 - REUTERS/ DENIS BALIBOUSE</p>
Le ministre de la Cour du Premier ministre de Bahreïn, Shaikh Isa bin Salman bin Hamad Al Khalifa, le président des États-Unis, Donald Trump, et le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, signent la Charte du Conseil de paix, lors d'une annonce concernant la lettre de son initiative du Conseil de paix visant à résoudre les conflits mondiaux, dans le cadre de la 56e édition annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026 - REUTERS/ DENIS BALIBOUSE
  1. Signature de la Charte constitutive du Conseil de paix
  2. Cérémonie à Davos et participation internationale
  3. Le Conseil de paix : création, objectifs et structure
  4. Soutiens, chiffres et rejets du plan
  5. Impact sur les Nations unies et la médiation internationale

Signature de la Charte constitutive du Conseil de paix

Sur ordre de Mohammed VI, roi du Maroc et président du Comité Al-Qods, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, a procédé à la signature de la Charte constitutive du Conseil de paix, lors d'une cérémonie présidée par le président des États-Unis d'Amérique, Donald Trump.

<p>El Ministro del Tribunal de Primeros Ministros de Bahréin, Shaikh Isa bin Salman bin Hamad Al Khalifa, el presidente de los Estados Unidos, Donald Trump, y el Ministro de Relaciones Exteriores de Marruecos, Nasser Bourita, participan en un anuncio de la Carta constitutiva de su iniciativa de la Junta de Paz destinada a resolver conflictos globales, junto con la 56a edición anual Foro Económico Mundial (WEF), en Davos, Suiza, el 22 de enero de 2026 - REUTERS/ DENIS BALIBOUSE</p>
Le ministre de la Cour suprême de Bahreïn, Shaikh Isa bin Salman bin Hamad Al Khalifa, le président des États-Unis, Donald Trump, et le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, participent à l'annonce de la charte constitutive de leur initiative du Conseil de paix visant à résoudre les conflits mondiaux, dans le cadre de la 56e édition annuelle du Forum économique mondial (WEF), à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026 - REUTERS/ DENIS BALIBOUSE

La signature a eu lieu après que Mohammed VI ait accepté de devenir membre fondateur de cette initiative lancée par le président américain, dont l'objectif est de renforcer les efforts de paix au Moyen-Orient et de promouvoir une nouvelle approche pour la résolution des conflits à l'échelle mondiale.

Ce Conseil de paix aura pour objectif de contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient, d'adopter une nouvelle approche pour résoudre les conflits mondiaux, de promouvoir la stabilité, de rétablir une gouvernance fiable et de garantir une paix durable dans les zones touchées par les conflits.

Le Maroc et Bahreïn ont été les premiers pays à signer la charte. À la suite de ces adhésions initiales, le président Donald Trump a annoncé son entrée en vigueur, officialisant ainsi la création du Conseil de paix.

<p>El presidente de los Estados Unidos, Donald Trump, sostiene una Carta firmada de la Junta de Paz, mientras participa en un anuncio de la carta de su iniciativa de la Junta de Paz destinada a resolver conflictos globales, junto con la 56ª edición anual del Foro Económico Mundial (WEF), en Davos, Suiza, el 22 de enero de 2026 - REUTERS/ JONATHAN ERNST</p>
Le président américain Donald Trump tient une lettre signée par le Conseil de paix, alors qu'il participe à l'annonce de la lettre de son initiative du Conseil de paix visant à résoudre les conflits mondiaux, dans le cadre de la 56e édition annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026 - REUTERS/ JONATHAN ERNST

Cérémonie à Davos et participation internationale

La cérémonie de signature de la Charte du Conseil de paix s'est déroulée dans le cadre du Forum économique mondial de Davos, en présence d'une vingtaine de chefs d'État et de gouvernement, ainsi que des ministres des Affaires étrangères des pays signataires. Parmi eux figuraient des représentants de la Turquie, de l'Arabie saoudite, de Bahreïn, de l'Égypte, de l'Indonésie, de l'Azerbaïdjan et de l'Argentine.

L'adhésion à ce Conseil est limitée à un groupe restreint de dirigeants de renommée internationale, engagés en faveur de la stabilité et de la prospérité futures. L'invitation adressée au roi marocain constitue une reconnaissance explicite de son leadership et de son rôle en tant qu'acteur clé dans les efforts internationaux de paix.

Le Conseil de paix : création, objectifs et structure

Le Conseil de paix est une initiative lancée par Donald Trump et officialisée le 22 janvier 2026 à Davos, dans le but de superviser le cessez-le-feu à Gaza et de concevoir la phase de stabilisation et de reconstruction après plus de deux ans de conflit entre le Hamas et Israël.

Ce nouveau comité ou conseil a été présenté comme un organisme international dont la structure sera présidée par Trump, qui jouera un rôle central au sein de l'organisation. Une décision qui a suscité la controverse, mais qui a été acceptée par un grand nombre de pays.

<p>El presidente de los Estados Unidos, Donald Trump, participa en el anuncio de la carta constitutiva de su iniciativa de la Junta de Paz destinada a resolver conflictos globales, junto con el 56º Foro Económico Mundial (FEM) anual, en Davos, Suiza, el 22 de enero de 2026 - REUTERS/ JONATHAN ERNST</p>
Le président américain Donald Trump participe à l'annonce de la charte constitutive de son initiative « Peace Board » visant à résoudre les conflits mondiaux, dans le cadre du 56e Forum économique mondial (WEF) annuel, à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026 - REUTERS/ JONATHAN ERNST

Pays participant à l'initiative

Parmi eux figurent Israël, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte, le Qatar, la Hongrie, le Paraguay, l'Indonésie et la Biélorussie, cette dernière de manière surprenante.

Lors du Forum de Davos, le président américain a déclaré que 59 pays au total avaient déjà soutenu son initiative, bien que le nombre officiel soit pour l'instant de 35.

Soutiens, chiffres et rejets du plan

Mais le plus important, ce sont les rejets que le leader de la Maison Blanche a reçus. En plein conflit autour du Groenland, des pays comme la France, la Norvège et la Suède ont déjà dit non au président Trump, tandis que d'autres, comme la Russie, la Chine et le Royaume-Uni, se sont positionnés en marge du plan.

Mais s'il y a une organisation qui est affectée par le Conseil de paix, c'est bien les Nations unies. Tout le monde connaît le bras de fer que Trump mène avec l'ONU, à laquelle il veut faire concurrence en se chargeant lui-même des tâches qui incombent à cet organisme.

<p>El presidente de los Estados Unidos, Donald Trump, estrecha la mano del Ministro bahreiní de la Corte de Primeros Ministros, Shaikh Isa bin Salman bin Hamad Al Khalifa, junto al Ministro de Relaciones Exteriores de Marruecos, Nasser Bourita, mientras participan en un anuncio de la Carta constitutiva de la iniciativa de Paz de la Junta de Trump destinada a resolver conflictos globales, junto a la 56ª edición anual del Foro Económico Mundial (WEF), en Davos, Suiza, el 22 de enero de 2026 - REUTERS/ JONATHAN ERNST</p>
Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du ministre bahreïni de la Cour des premiers ministres, Shaikh Isa bin Salman bin Hamad Al Khalifa, aux côtés du ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors d'une annonce concernant la charte constitutive de l'initiative de paix du Conseil Trump visant à résoudre les conflits mondiaux, en marge de la 56e édition annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026 - REUTERS/ JONATHAN ERNST

Impact sur les Nations unies et la médiation internationale

À plusieurs reprises, le président Trump a déclaré que l'ONU ne remplissait pas ses fonctions, qu'il s'agissait d'une organisation dépassée et qu'elle ne servait pas les intérêts nationaux des États-Unis, raisons pour lesquelles Trump a décidé de prendre les choses en main.

Ce Conseil de paix représente un véritable défi pour l'ONU, qui perdrait son statut d'acteur principal en matière de paix et de médiation internationale. Au-delà de ce qui se passe à Gaza, ce Conseil est perçu comme le nouvel organisme qui remplacera l'ONU dans les futures négociations de paix, ce qui signifie que l'implication mondiale et le coup porté à l'échiquier politique sont totaux de la part des États-Unis.

« Le Conseil de paix a tous les atouts pour devenir l'une des entités internationales les plus influentes », a déclaré Donald Trump, président des États-Unis, et désormais également du Conseil de paix.