Plus de 34 000 personnes expulsées font de la frontière algéro-nigérienne l'une des routes migratoires les plus meurtrières d'Afrique
Les expulsions massives d'Algérie vers Assamaka en 2025 révèlent un schéma structurel d'externalisation migratoire, d'abandon dans le Sahara et de silence international
- Assamaka et l'augmentation des expulsions en 2025
- Modalités d'expulsion de l'Algérie vers le Niger
- Profil des personnes expulsées et accès à l'asile
- Pression humanitaire sur le Niger et la localité d'Assamaka
- Conséquences signalées en 2025 et contexte au Niger
Assamaka et l'augmentation des expulsions en 2025
La localité d'Assamaka, située au nord du Niger, a connu un changement notable en 2025, devenant un point d'arrivée forcée pour les migrants expulsés d'Algérie.
Les données d'Alarm Phone Sahara indiquent que plus de 34 000 personnes ont été expulsées de cette frontière au cours de l'année. Dans de nombreux cas, les conditions dans lesquelles cela s'est produit étaient si extrêmes que les organisations humanitaires les ont jugées dangereuses et inhumaines.
Modalités d'expulsion de l'Algérie vers le Niger
Ces expulsions se déroulent de deux manières. La première consiste en des convois officiels, escortés par les forces de sécurité algériennes. La seconde repose sur des pratiques non enregistrées, où les migrants sont abandonnés à Point Zero, une zone désertique située à plusieurs kilomètres de la première ville.
À partir de là, les personnes (hommes, femmes et mineurs) doivent marcher sous des températures dépassant les 40 degrés, sans pratiquement aucun accès à l'eau potable, à la nourriture ou aux services de santé. Un schéma d'expulsion déjà établi. L'Algérie affirme que ses opérations de contrôle migratoire s'inscrivent dans son cadre juridique, mais les données que nous avons recueillies indiquent que les expulsions sont systématiques et à grande échelle.
Profil des personnes expulsées et accès à l'asile
La plupart des personnes expulsées, qui venaient de pays tels que le Nigeria, la Guinée, le Mali ou le Cameroun, en Afrique occidentale et centrale, n'ont souvent pas été formellement identifiées et n'ont pas eu la possibilité d'accéder à des procédures d'asile.
Les organisations de défense des droits humains soulignent souvent que cette manière d'agir va à l'encontre de certains principes fondamentaux du droit international, tels que le principe de non-refoulement, en particulier lorsqu'il s'agit de personnes qui pourraient être des réfugiés ou qui recherchent une protection internationale. Dans la pratique, le Niger se comporte comme un mur de contention sans disposer des ressources nécessaires pour gérer l'afflux continu de personnes abandonnées sur son territoire.
Pression humanitaire sur le Niger et la localité d'Assamaka
L'impact humanitaire au Niger est un sujet préoccupant qui mérite toute notre attention. Les habitants vivent des situations difficiles et ont besoin d'aide. Il est essentiel que nous nous concentrions sur la manière dont nous pouvons venir en aide à ceux qui se trouvent dans cette situation. Assamaka, une localité de quelques milliers d'habitants seulement, est complètement débordée, et les autorités cherchent le moyen d'aider tous les résidents.
La situation a bouleversé la vie de nombreuses familles qui ont besoin d'un soutien constant.
Centres de transit et soutien aux familles touchées
Les centres de transit gérés par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et les ONG locales fonctionnent déjà bien au-delà de leur capacité.
En 2025, des décès liés aux expulsions ont été signalés, ainsi qu'une augmentation des cas de déshydratation sévère, de violence physique et de séparation familiale.
Conséquences signalées en 2025 et contexte au Niger
La situation est compliquée par le contexte politique et économique du Niger, qui est l'un des pays les plus pauvres du monde et qui souffre actuellement d'instabilité régionale et de sanctions internationales.
En 2025, des décès liés aux expulsions ont été signalés, ainsi qu'une augmentation des cas de déshydratation sévère, de violence physique et de séparation familiale. La situation est compliquée par le contexte politique et économique du Niger, qui est l'un des pays les plus pauvres du monde et qui souffre actuellement d'instabilité régionale et de sanctions internationales.