Des détails très dangereux

<p>El presidente de Estados Unidos, Donald Trump, hace un gesto mientras se dirige a la Knesset, en Jerusalén, el 13 de octubre de 2025 - REUTERS/ SAUL LOEB&nbsp;</p>
Le président américain Donald Trump fait un geste alors qu'il s'adresse à la Knesset à Jérusalem le 13 octobre 2025 - REUTERS/ SAUL LOEB
Les détails très dangereux de la paix à Gaza marquent un scénario tendu où les mots de Trump se heurtent à la réalité et où les tensions continuent de couver entre Israël, le Hamas et la communauté internationale

Les détails sont importants, pertinents, voire essentiels pour atteindre les objectifs fixés. Par exemple, la fin de la guerre entre Israël et le Hamas et l'affirmation qu'une nouvelle ère s'ouvre au Moyen-Orient.

Voyons voir, car le chemin n'est pas terminé tant que le dernier mètre n'a pas été parcouru et la course n'est pas gagnée tant que le cycliste n'a pas franchi la ligne d'arrivée. Au football, les buts marqués dans le temps additionnel changent tout.

Dans le domaine militaire, rien n'est gagné tant que l'infanterie n'est pas arrivée, n'a pas planté le drapeau et n'a pas éliminé les obstacles. De nombreux experts ont exprimé leur espoir de paix à Gaza, mais aussi leur scepticisme quant à la complexité de la mise en œuvre du plan de paix.

Les déclarations fracassantes de Donald Trump, lorsqu'il affirme que la guerre à Gaza est terminée, ont un objectif clair : faire pression et obliger les parties à accepter une solution aux conditions convenues, un point c'est tout. Tourner la page et passer à autre chose. Maintenant, l'Ukraine.

<p>Manifestación en la Plaza de los Rehenes de Tel Aviv el 18 de octubre de 2025, exigiendo la liberación de todos los cuerpos de los rehenes retenidos en Gaza por el grupo militante palestino Hamás - PHOTO/ ARCHIVO </p>
Manifestación en la Plaza de los Rehenes de Tel Aviv el 18 de octubre de 2025, exigiendo la liberación de todos los cuerpos de los rehenes retenidos en Gaza por el grupo militante palestino Hamás - PHOTO/ ARCHIVO 

Mais ce n'est pas si facile. On l'a remarqué le jour même de la signature pompeuse de l'accord en Égypte, après l'intervention particulière de Trump au parlement israélien, qui rappelait ses débuts à la télévision. Il mise tout ou rien, vend cela comme des succès personnels et disqualifie ceux qui ne lui ont pas décerné le prix Nobel de la paix.

C'est son rôle populiste bien connu qui lui donne des résultats, mais derrière lui se cache le travail de son équipe qui s'occupe d'ajuster autant que possible les détails pour éviter que les accords ne déraillent. Des détails très dangereux car au Moyen-Orient, en Israël, à Gaza, et même aux États-Unis, nombreux sont ceux qui ont intérêt à ce que la guerre continue. Pour de nombreuses et importantes raisons.

Pour l'instant, les corps de 19 otages israéliens n'ont pas été remis, car le Hamas affirme ne pas avoir les moyens de les extraire des décombres et ne pas savoir exactement où ils se trouvent. Cette version n'est pas très crédible et l'on pense qu'il s'en sert pour continuer à faire pression sur Israël, tandis que, bien sûr, les terroristes du Hamas exécutent en public des Palestiniens accusés de collaborer avec Israël.

Le Hamas accuse Israël d'avoir torturé et assassiné de sang-froid plusieurs Palestiniens en raison des marques présentes sur les cadavres remis. L'atmosphère est tendue car l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza est rationnée, tandis qu'en Israël, l'extrême droite exige la reprise des attaques.

Les détails de la première phase de l'accord pourraient empêcher la deuxième phase d'aboutir. Du moins, si le Hamas continue à contrôler les rues de Gaza et à assassiner les opposants palestiniens.