Les États-Unis distribuent aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU le projet de résolution sur le Sahara

Il s'agit d'une étape préalable importante pour la résolution imminente qui sera adoptée le jeudi 30 octobre, avec le soutien américain aux thèses du Maroc
Miembros del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas - REUTERS/ EDUARDO MUÑOZ
Membres du Conseil de sécurité des Nations unies - REUTERS/ EDUARDO MUÑOZ

Les États-Unis ont distribué le projet de résolution sur le Sahara occidental qui sera soumis au vote du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU).

Selon les informations du journal Rue 20, après avoir consulté des sources diplomatiques, les États-Unis auraient transmis aux pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies le projet de résolution dit « bleu » sur le Sahara occidental en vue d'une délibération et d'un vote prévus le jeudi 30 octobre sur une résolution relative à la souveraineté du territoire sahraoui.

Cette étape signifie que le texte projeté a désormais une forme définitive après les consultations et les négociations menées entre les membres du Conseil de sécurité de l'ONU et après les amendements acceptés et ceux rejetés faute de consensus. Une situation qui ouvre la voie au vote du 30 octobre prochain.

Des sources diplomatiques ont indiqué au média Rue20 que les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU sont parvenus à un accord consensuel sur la version finale de la résolution, qui prolongera le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), qui expirait le 31 octobre, jusqu'au 31 janvier 2026.

Una señal que indica un campo minado en una zona militar se muestra mientras un helicóptero Mil Mi-8 de la Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum del Sáhara Occidental (MINURSO) sobrevuela el lado marroquí del paso fronterizo entre Marruecos y Mauritania en Guerguerat, en el Sáhara Occidental, el 25 de noviembre de 2020 - PHOTO/ ARCHIVO 
Un panneau indiquant un champ de mines dans une zone militaire est visible alors qu'un hélicoptère Mil Mi-8 de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) survole le côté marocain du poste-frontière entre le Maroc et la Mauritanie à Guerguerat, au Sahara occidental, le 25 novembre 2020. - PHOTO/ ARCHIVES

La MINURSO est une mission de paix des Nations unies, créée en 1991 pour observer le cessez-le-feu entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc et organiser un référendum visant à déterminer le statut futur du territoire du Sahara occidental par le biais du droit à l'autodétermination. Depuis 1991, le mandat a été renouvelé périodiquement jusqu'à présent en raison de l'absence d'accord politique. 

Mais la question actuelle est de trouver une solution négociée entre les parties en conflit : d'un côté, le Front Polisario, qui prône la tenue de ce référendum sur l'indépendance du peuple sahraoui, difficile à mettre en œuvre selon divers analystes, en raison de questions telles que l'établissement d'un recensement électoral compte tenu de la dispersion de la population sahraouie entre ceux qui résident sur le territoire sahraoui et ceux qui sont hébergés dans des camps de réfugiés en Algérie ; et, d'autre part, le Royaume du Maroc, qui propose un plan d'autonomie pour intégrer le Sahara occidental dans la sphère souveraine du royaume marocain.

Le plan d'autonomie du Maroc a reçu un large soutien international, car plus de 120 pays considèrent cette proposition comme la plus sérieuse et la plus crédible pour résoudre le conflit sahraoui, y compris de grandes puissances telles que les États-Unis, la France, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Espagne. Une proposition marocaine qui conférerait une grande capacité d'autonomie aux Sahraouis, laissant la politique étrangère et de défense entre les mains de l'État marocain et respectant les résolutions des Nations unies.

El presidente de Estados Unidos, Donald Trump - REUTERS/ EVELYN HOCKSTEIN
Le président américain Donald Trump - REUTERS/ EVELYN HOCKSTEIN

Les États-Unis, sous le gouvernement de Donald Trump, ont clairement soutenu la thèse marocaine et, en tant que membre éminent du Conseil de sécurité de l'ONU et rédacteur de la proposition pour la prochaine résolution du 30, ils joueront un rôle très important dans la détermination de l'avenir du Sahara occidental, que beaucoup considèrent comme intégré au Maroc.

Les mêmes sources ont confirmé que la version finale ne diffère pas significativement du projet initial distribué par la mission américaine au début de la semaine dernière, à l'exception de quelques modifications mineures qui n'affectent pas les éléments fondamentaux du projet, basé sur la proposition d'autonomie du Maroc pour résoudre le conflit.

Il s'agit également de mettre les parties en conflit d'accord et de parvenir à une solution pacifique et négociée, voire de convaincre un grand rival régional du Maroc, l'Algérie, grand allié du Front Polisario. En effet, Steve Witkoff, envoyé spécial de l'administration Trump pour le Moyen-Orient, a récemment déclaré qu'il considérait comme réalisable à court terme un rapprochement diplomatique entre le Maroc et l'Algérie, qui favoriserait la résolution du conflit du Sahara occidental et une normalisation des relations en Afrique du Nord.

Puerta de Dajla - PHOTO/ATALAYAR 
Porte de Dakhla - PHOTO/ATALAYAR

En outre, Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, a souligné que la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental est désormais un processus irréversible et que les États-Unis ont réaffirmé leur engagement ferme envers le pays nord-africain sur cette question.

Les États-Unis ont une position claire, puisqu'ils ont diffusé le 22 octobre un projet de résolution affirmant que l'initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine, présentée par Rabat en 2007, est la seule base sérieuse et réaliste pour parvenir à une solution politique durable concernant le dossier du Sahara occidental.