Le Parlement égyptien reprend le débat sur un projet de loi contesté par les organisations de défense des droits humains
- Débat sur la réforme du Code pénal en Égypte
- Préoccupations du président Abdel Fattah al-Sissi
- Critiques des groupes de défense des droits humains
- Appels à la révision et au réexamen de la loi
- Contexte des droits humains en Égypte
Débat sur la réforme du Code pénal en Égypte
Un débat parlementaire est en cours sur la réforme du Code pénal en Égypte.
Le Parlement égyptien a rouvert le débat sur une réforme du Code pénal que le président Abdel Fattah al-Sisi avait rejetée dans une mesure inhabituelle, exigeant des changements pour garantir le droit à un procès équitable.
Préoccupations du président Abdel Fattah al-Sisi
Le Premier ministre Mostafa Madbouli a exhorté les parlementaires à répondre aux préoccupations de Sisi concernant la « clarté » et la « justice » après que des groupes de défense des droits humains et les Nations unies aient demandé au président de reporter la ratification du projet de loi qu'il a reçu en avril.
Sissi a déclaré le mois dernier que la loi devait être réexaminée afin de « lever les ambiguïtés », de renforcer le droit à une procédure régulière et d'offrir des alternatives au système notoire de détention préventive en Égypte.
Sissi a également déclaré que la loi devrait « garantir le caractère sacré du domicile » après qu'un projet de loi ait donné aux autorités le pouvoir d'entrer dans les domiciles sans mandat d'arrêt.
Critiques des groupes de défense des droits humains
Les détracteurs affirment que la loi risque de codifier des pratiques répressives qui ont longtemps érodé le droit à un procès équitable dans le pays, notamment la détention arbitraire et les abus policiers.
Les défenseurs des droits humains ont critiqué la loi pour avoir élargi les pouvoirs accordés à la police et aux procureurs au détriment des accusés et de leurs avocats, sapant ainsi le contrôle judiciaire et le droit à un procès équitable.
Appels à la révision et au réexamen de la loi
Le principal groupe de défense des droits humains du pays, l'Initiative égyptienne pour les droits individuels, a déclaré que le Parlement avait une « occasion unique de reconsidérer la philosophie générale de la loi » et de ne pas se contenter d'apporter des modifications cosmétiques.
Human Rights Watch a demandé au Parlement de « réviser complètement le projet de loi afin d'éliminer » les préoccupations en matière de droits.
Contexte des droits humains en Égypte
L'Égypte est souvent critiquée pour son bilan en matière de droits humains, notamment les disparitions forcées, les procès inéquitables et le recours généralisé à la détention provisoire pendant des années.
Les autorités affirment qu'une approche vigilante et stricte se justifie par les défis sécuritaires posés par les groupes extrémistes.
