Trump scelle en Égypte une paix durable pour Gaza et le Moyen-Orient

Le président américain a averti que « le monde est face à sa dernière chance pour la paix au Moyen-Orient »
<p>El presidente de Estados Unidos, Donald Trump, posa con el acuerdo firmado en una cumbre de líderes mundiales para poner fin a la guerra de Gaza, en medio de un intercambio de prisioneros y rehenes negociado por Estados Unidos y un acuerdo de alto el fuego entre Israel y Hamás, en Sharm el-Sheikh, Egipto, el 13 de octubre de 2025 - PHOTO/ YOAN VALAT via. REUTERS&nbsp;</p>
Le président américain Donald Trump pose avec l'accord signé lors d'un sommet des dirigeants mondiaux pour mettre fin à la guerre de Gaza, dans le cadre d'un échange de prisonniers et d'otages sous l'égide des États-Unis et d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, à Sharm el-Sheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025 - PHOTO/ YOAN VALAT via. REUTERS
  1. Sommet de paix à Charm el-Cheikh
  2. Interventions et discours des dirigeants
  3. Accord et implications du plan de paix

Sommet de paix à Charm el-Cheikh

Le processus diplomatique visant à résoudre le conflit dans la bande de Gaza et la région du Moyen-Orient a franchi une étape importante avec le sommet qui s'est tenu à Charm el-Cheikh. Cet événement stratégique a eu lieu après la fin du cessez-le-feu, le retrait des troupes israéliennes et la libération des otages israéliens ainsi que de plus de 2 000 prisonniers palestiniens. Le plan de paix en 20 points, initialement formulé par Donald Trump, a été transféré en Égypte afin de finaliser les détails restants de sa mise en œuvre. 

Le sommet a adopté une approche multilatérale, avec la participation de dirigeants et de représentants de différents pays et organismes internationaux ayant un intérêt direct dans la stabilité régionale. Sous la présidence du président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi, des politiques et des stratégies visant à promouvoir la stabilité et le développement pacifique à Gaza et dans l'ensemble du Moyen-Orient ont été définies. 

<p>Un hombre junto a un cartel que muestra al presidente estadounidense Donald Trump y al presidente egipcio Abdel Fattah el-Sisi en la Plaza de la Paz, antes de una cumbre internacional sobre Gaza, celebrada en medio de un alto el fuego entre Israel y Hamás, en el balneario egipcio de Sharm el-Sheikh, en el Mar Rojo, el 13 de octubre de 2025 - REUTERS/ MOHAMED ABD EL GHANY</p>
Un homme se tient à côté d'une affiche montrant le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi sur la place de la Paix avant un sommet international sur Gaza, organisé dans le cadre d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, le 13 octobre 2025 - REUTERS/ MOHAMED ABD EL GHANY

La réunion a également compté sur la présence de chefs d'État et de premiers ministres de pays arabes, de membres de l'Union européenne, de secrétaires généraux d'organismes internationaux et de représentants des quatre nations garantes de l'accord : les États-Unis, le Qatar, la Turquie et l'Égypte. Parmi les personnalités clés figuraient Donald Trump, le cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, Recep Tayyip Erdogan et Al-Sisi, qui jouent un rôle central dans la mise en œuvre du plan. 

En outre, Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, a été inclus dans le futur « Conseil de paix », chargé de superviser le gouvernement intérimaire à Gaza, avec une responsabilité directe dans la phase de transition et de reconstruction. Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a également participé au sommet, se positionnant comme leader régional dans le processus de réhabilitation et de reconstruction après le conflit. 

Les discussions lors de ce sommet ont porté sur la consolidation des bases d'une coexistence pacifique et durable, où les droits de l'homme et le développement durable sont prioritaires. Une attention particulière a été accordée à la sécurité partagée, au progrès socio-économique et à la création d'infrastructures stables permettant d'améliorer les conditions de vie de millions d'habitants touchés par des années de conflit. 

<p>Líderes mundiales, entre ellos el presidente estadounidense Donald Trump, el presidente egipcio Abdel Fattah al-Sisi y el emir de Qatar, el jeque Tamim bin Hamad Al Thani, posan para una foto familiar en una cumbre de líderes mundiales para poner fin a la guerra de Gaza, en Sharm el-Sheikh, Egipto, el 13 de octubre de 2025 - PHOTO/ YOAN VALAT via. REUTERS</p>
Des dirigeants mondiaux, dont le président américain Donald Trump, le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi et l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani posent pour une photo de famille lors d'un sommet des dirigeants mondiaux visant à mettre fin à la guerre de Gaza, à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025 - PHOTO/ YOAN VALAT via. REUTERS

Interventions et discours des dirigeants

Les interventions lors du sommet ont reflété l'importance historique de l'événement et les attentes suscitées par le plan de paix. Dans son discours principal, Donald Trump a souligné l'ampleur de la rencontre, la décrivant comme l'une des plus importantes en termes de pouvoir et de ressources économiques réunies pour un effort de paix dans la région. 

En outre, Trump a souligné l'ancienneté du conflit, soulignant que la résolution d'une situation complexe vieille de 3 000 ans constituait une réalisation fondamentale. Il a insisté sur le caractère historique de l'accord et a déclaré avec optimisme que cette étape marquait le début d'une reconstruction vaste et profonde qui transformerait Gaza. 

Le président américain a également insisté sur le début d'une nouvelle étape, qu'il a qualifiée de « belle journée » pour la région. Cependant, son discours a suscité des débats et des critiques, notamment en raison des conditions préalables à Gaza, où la situation humanitaire et sociale est délicate et marquée par des pertes importantes parmi la population civile. 

<p>El presidente de Estados Unidos, Donald Trump, habla durante la cumbre de líderes mundiales sobre el fin de la guerra de Gaza, en medio de un intercambio de prisioneros y rehenes negociado por Estados Unidos y un acuerdo de alto el fuego entre Israel y Hamás, en Sharm el-Sheikh, Egipto, el 13 de octubre de 2025 - REUTERS/ SUZANNE PLUNKETT</p>
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'un sommet des dirigeants mondiaux sur la fin de la guerre de Gaza, dans le cadre d'un échange de prisonniers et d'otages négocié par les États-Unis et d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025 - REUTERS/ SUZANNE PLUNKETT

L'une des initiatives qui a suscité la controverse était la proposition de développer la côte de Gaza en tant que destination touristique de type Riviera Maya. Cette idée, bien qu'ambitieuse et susceptible de générer un développement économique, a été contestée par plusieurs dirigeants régionaux. La nécessité urgente de donner la priorité à la reconstruction des infrastructures essentielles a été soulignée, étant donné que plus de 90 % des installations ont subi des dommages importants et que 65 % ont été détruites. 

À un autre moment de l'événement, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi a remis à Donald Trump la médaille de l'Ordre du Nil, la plus haute distinction égyptienne, en or pur. Cet acte symbolisait la reconnaissance des progrès accomplis dans le processus de paix. Al-Sisi a qualifié le plan d'« événement historique » susceptible de mettre fin à l'un des épisodes les plus douloureux et les plus longs de l'histoire du Moyen-Orient. 

Ces discours ont reflété à la fois l'espoir et les difficultés que représente la mise en œuvre d'un plan de paix durable, marquant un tournant dans les relations entre les parties concernées et l'engagement international en faveur de la reconstruction et de la résolution des conflits. 

<p>El presidente de Estados Unidos, Donald Trump, pronuncia un discurso tras la firma oficial de la primera fase del acuerdo de alto el fuego de Gaza entre Israel y Hamás, durante una cumbre de líderes mundiales sobre el fin de la guerra de Gaza, en Sharm El-Sheikh, Egipto, el 13 de octubre de 2025 </p>

<p>REUTERS/ EVELYN HOCKSTEIN</p>
Le président américain Donald Trump prononce un discours après la signature officielle de la première phase de l'accord de cessez-le-feu à Gaza entre Israël et le Hamas, lors d'un sommet des dirigeants mondiaux sur la fin de la guerre de Gaza, à Sharm El-Sheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025.
REUTERS/ EVELYN HOCKSTEIN

Accord et implications du plan de paix

La signature officielle du plan de paix a stipulé un engagement commun à faire progresser la reconstruction de Gaza et la stabilisation de toute la région. Cet accord vise à faciliter l'accès à l'aide humanitaire et à lancer un processus de réhabilitation à portée sociale et économique, indispensable après les ravages causés par de longues années de conflit. 

Donald Trump a réaffirmé que la priorité immédiate était la reconstruction, soulignant que les premières livraisons d'aide avaient déjà été effectuées à Gaza. Toutefois, dans le cadre de ce processus, certaines inquiétudes ont été exprimées quant aux conditions exactes de la création d'un État palestinien, une question qui reste source de controverse politique et diplomatique. 

Le plan comprend la proposition de formation de deux États, mais la position du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, reste explicitement hostile, ce qui complique la mise en œuvre de ce principe. Face à cette situation, Abdel Fattah Al-Sisi a réaffirmé à Trump la nécessité légitime de reconnaître un État palestinien indépendant, un aspect essentiel pour la stabilité et la justice dans la région. 

<p>El presidente estadounidense Donald Trump y el presidente de la Autoridad Palestina Mahmoud Abbas posan para una foto en una cumbre de líderes mundiales para poner fin a la guerra de Gaza, en medio de un intercambio de prisioneros y rehenes negociado por Estados Unidos y un acuerdo de alto el fuego entre Israel y Hamás, en Sharm el-Sheikh, Egipto, el 13 de octubre de 2025 - PHOTO/ YOAN VALAT via. REUTERS </p>
Le président américain Donald Trump et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas posent pour une photo lors d'un sommet des dirigeants mondiaux visant à mettre fin à la guerre de Gaza, au milieu d'un échange de prisonniers et d'otages négocié par les États-Unis et d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025 - PHOTO/ YOAN VALAT via. REUTERS

Pour sa part, le président américain a conditionné cette reconnaissance à la mise en place d'un processus de transition fiable, dans le cadre duquel l'Autorité palestinienne mettrait en œuvre les réformes nécessaires pour garantir une gouvernance stable, ainsi que la sécurité sociale et économique de Gaza. Cet aspect représente un défi considérable sur le plan politique et administratif. 

Malgré la conclusion d'accords importants, des incertitudes persistent quant à l'avenir immédiat des plus de deux millions de Palestiniens de Gaza, qui sont confrontés à une reconstruction vitale, mais aussi à des défis sociologiques et économiques complexes. L'arrivée de l'aide humanitaire apporte un soulagement, mais la solution définitive nécessitera des négociations continues qui abordent les causes profondes du conflit et les besoins futurs de la population. 

<p>Un palestino camina entre escombros mientras inspecciona los daños después de la operación israelí en el barrio de Sabra en la ciudad de Gaza, el 8 de octubre de 2025 - REUTERS/ EBRAHIM HAJJAJA</p>
Un Palestinien marche dans les décombres et constate les dégâts après l'opération israélienne dans le quartier de Sabra à Gaza le 8 octobre 2025 - REUTERS/ EBRAHIM HAJJAJA

Le processus exige également une approche globale qui inclut non seulement les infrastructures physiques, mais aussi la reconstruction institutionnelle, la réconciliation politique et le développement social. C'est la seule façon de garantir une paix durable qui profite à toutes les parties concernées et réduise la vulnérabilité d'une population historiquement touchée. 

La communauté internationale suit de près l'évolution du plan, reconnaissant son importance stratégique pour la région et la stabilité mondiale. Le succès de cet accord dépendra de la volonté politique des acteurs locaux et d'une coopération internationale soutenue sur les plans financier, technique et diplomatique.