Gustavo de Arístegui : Analyse géopolitique du 1er octobre

Vous trouverez ci-dessous une analyse de l'actualité mondiale, structurée en thèmes clés pour une compréhension claire et directe, suivie d'un résumé de la couverture médiatique dans les principaux médias 
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Positionnement mondial - Depositphotos
  1. Panorama de la journée
  2. En point de mire (analyse et lecture stratégique)
  3. Autres actualités internationales à surveiller
  4. Scénarios clés (prochains 7 à 10 jours)
  5. Signaux sur le tableau (que mesurer)
  6. Agenda immédiat
  7. ANALYSE PLUS APPROFONDIE DES PRINCIPALES ACTUALITÉS
  8. Rack de médias - 1er octobre 2025

Résumé exécutif 

Le panorama géopolitique mondial s'intensifie avec l'entrée en vigueur du « shutdown » du gouvernement américain, qui paralyse les opérations fédérales non essentielles et génère une incertitude économique à un moment critique pour l'agenda de Trump. Au Moyen-Orient, le plan de paix en 20 points pour Gaza reçoit un soutien mitigé, avec l'appui d'Israël et des pays arabes, mais un rejet imminent de la part du Hamas, ce qui pourrait aggraver le conflit. Au Maghreb, les manifestations de jeunes au Maroc dégénèrent en violents affrontements, exposant les fractures sociales chez un allié clé de l'Occident. L'événement partisan organisé par Trump et Hegseth devant des généraux américains souligne les tensions internes au sein du sommet militaire, ce qui pourrait éroder la cohésion de l'OTAN. Parmi les autres nouvelles importantes, citons les progrès des négociations entre l'Ukraine et la Russie et la recrudescence des cyberattaques contre les infrastructures énergétiques mondiales. Le risque de fragmentation multilatérale s'accroît, avec des répercussions sur les chaînes d'approvisionnement et les alliances régionales. 

1) Panorama de la journée

  • Plan de la Maison Blanche pour Gaza : Trump a présenté un plan en 20 points à forte composante coercitive (cessez-le-feu, libération des otages dans les 72 heures, désarmement du Hamas et administration transitoire sous direction internationale). Netanyahu a exprimé son soutien ; le Hamas l'évalue sous la menace d'un ultimatum de « 3 à 4 jours » ; plusieurs capitales arabes et européennes l'ont soutenu avec des nuances. 
  • Maroc : vague de manifestations décentralisées menées par des jeunes (Gen Z 212 -212 est l'indicatif téléphonique international du Maroc) pour dénoncer les problèmes de santé, d'éducation et de corruption ; arrestations et affrontements ponctuels ; critiques concernant les dépenses pour la Coupe du monde 2030. 
  • États-Unis — Fermeture du gouvernement : elle a commencé à 00h01 le 1er octobre en raison de l'absence d'accord budgétaire ; les services essentiels sont maintenus, mais des centaines de milliers d'employés sont suspendus ou sans salaire ; l'absence de données officielles et le bruit politique font bouger les marchés (or à un niveau record, dollar en baisse). 
  • Civil-militaire aux États-Unis : Trump et le secrétaire à la Défense Hegseth ont réuni les hauts responsables à Quantico avec un message ouvertement politique (critiques de la diversité, menaces de purge, idée d'utiliser les villes comme « camps d'entraînement » ; allusion au changement de nom du Pentagone en « Département de la guerre », encore à approuver). 
  • Autres : tremblement de terre de magnitude 6,9 à Cebu (Philippines) avec au moins 69 morts et des dégâts importants aux infrastructures ; il fera l'objet d'une aide internationale.  

2) En point de mire (analyse et lecture stratégique)

2.1. Réactions et prévisions face au plan de paix de Trump pour Gaza 

Ce qu'il propose (clé opérationnelle) : cessez-le-feu immédiat, libération des otages dans les 72 heures, échange de prisonniers, désarmement du Hamas, retrait israélien par étapes et autorité internationale de transition pour une « nouvelle Gaza » avec reconstruction conditionnelle et « déradicalisation ». 

Acteurs et positions 

  • Israël (Netanyahu) : soutien public, mais résistance de l'extrême droite (Ben-Gvir) aux concessions ; marge de manœuvre politique limitée.  
  • Hamas : sous forte pression en raison de l'ultimatum « 3-4 jours » ; refuse le désarmement sans garanties politiques ; évaluation avec les médiateurs (Qatar, Égypte, Turquie).
  • Arabes et UE : soutien conditionnel de l'Arabie saoudite, de l'Égypte, de la Jordanie et des Émirats arabes unis, et signaux favorables de l'UE.  

Risques et catalyseurs (72 h) : 

  • Acceptation conditionnelle du Hamas → risque élevé de conflits liés à la mise en œuvre (vérification du désarmement et sécurité intérieure). 
  • « Oui, mais... » israélien → frictions au sein de la coalition de Netanyahu ; besoin de garanties de sécurité et de calendrier de retrait plus souple.  
  • Rejet du Hamas → escalade avec « feu vert » politique de Washington pour intensifier les opérations ; coût humanitaire supplémentaire (plus de 66 000 Palestiniens tués depuis 2023).  

Implications pour les entreprises/ONG : priorité aux plans d'accès et de sécurité liés à un éventuel mécanisme international de transition ; anticipation des contrôles de conformité (due diligence renforcée) et des assurances pour les projets de reconstruction. 

<p>El presidente de Estados Unidos, Donald Trump, y el primer ministro israelí, Benjamin Netanyahu, se estrechan la mano en una conferencia de prensa conjunta en el Comedor de Estado de la Casa Blanca en Washington, DC, EE. UU., el 29 de septiembre de 2025 - REUTERS/ JOHATHAN ERNST</p>
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se serrent la main lors d'une conférence de presse conjointe dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche à Washington, DC, États-Unis, le 29 septembre 2025 - REUTERS/JOHATHAN ERNST

2.2. Manifestations au Maroc 

Structurel : mécontentement des jeunes concernant les services publics et l'emploi, organisé en réseaux (sans leadership vertical), avec un cadre patriotique et des slogans contre les dépenses sportives. 

Sur le plan tactique : répression policière avec des arrestations préventives et dispersion des manifestations dans plusieurs villes (Rabat, Casablanca, Agadir, Tanger, Oujda).  

Scénarios (1 à 4 semaines) : 

  • Concessions sélectives (annonces dans les domaines de la santé/éducation, gestes anti-corruption) + maintien de l'ordre → probable. 
  • Durcissement (plus d'arrestations, restrictions sur les réseaux) si la coordination interurbaine s'intensifie → possible.
  • Dialogue structuré avec les acteurs jeunes → moins probable en raison de l'absence de leadership formel. 

Risques régionaux : si cela coïncide avec des événements internationaux (calendrier 2030) ou des chocs économiques, risque de contagion sociale au Maghreb. 

<p>Miembros de las fuerzas de seguridad detienen a un hombre mientras impiden una protesta para exigir reformas en educación y salud, en Rabat, Marruecos, el 29 de septiembre de 2025 - REUTERS/ AHMED EL JECHTIMI</p>
Les forces de sécurité arrêtent un homme alors qu'elles empêchent une manifestation exigeant des réformes dans l'éducation et la santé, à Rabat, au Maroc, le 29 septembre 2025 - REUTERS/Ahmed El Jechtimi

2.3. Crise budgétaire et « shutdown » aux États-Unis. 

Situation actuelle : fermeture débutée le 1er octobre en raison du blocage d'une CR au Sénat ; les services essentiels continuent de fonctionner, mais des centaines de milliers de fonctionnaires sont en congé sans solde. 

Impact macroéconomique : les données officielles (emploi, etc.) pourraient être retardées ; l'or à son plus haut niveau, le dollar plus faible ; bruit supplémentaire pour l'énergie et le transport aérien. 

Politique : le nœud comprend les dépenses totales (~1 700 milliards dans les agences), les subventions sanitaires (crédits ACA) et le recours à des coupes/saisies ; la Maison Blanche suggère des restructurations et des licenciements permanents, ce qui durcit les négociations. 

Risques immédiats (semaine 1) : 

  • Services fédéraux : fermetures partielles (parcs, culture, partie de la science) ; continuité de la sécurité sociale/Medicare. 
  • Marchés : volatilité due à des données « à l'aveugle » ; sensibilité du crédit souverain si la fermeture se prolonge.  

2.4. Réunion Trump-Hegseth avec les hauts responsables militaires 

Fait politique : conclave inhabituel à Quantico avec un discours ouvertement partisan et des messages visant à modeler les hauts responsables (critiques des normes de diversité ; menaces de départ pour ceux qui ne sont pas d'accord ; utilisation des villes comme « terrain d'entraînement » et renommer le DoD en « Département de la guerre » (idée en cours)). 

Lecture stratégique : 

  • Normes civiles-militaires : risque d'érosion de l'apolitisme militaire et du Posse Comitatus si l'utilisation des troupes dans le domaine de la sécurité intérieure est étendue.  
  • Signal international : les alliés peuvent percevoir une plus grande imprévisibilité dans l'utilisation de la force et la gestion des crises intérieures.
<p>El presidente de Estados Unidos, Donald Trump, hace un anuncio sobre el escudo de defensa antimisiles Golden Dome junto al secretario de Defensa de Estados Unidos, Pete Hegseth, en la Oficina Oval de la Casa Blanca en Washington, DC, EE. UU., el 20 de mayo de 2025 - REUTERS/ KEVIN LAMARQUE</p>
Le président américain Donald Trump fait une annonce concernant le bouclier antimissile Golden Dome aux côtés du secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, États-Unis, le 20 mai 2025. REUTERS/KEVIN LAMARQUE

3) Autres actualités internationales à surveiller

  • Philippines — tremblement de terre à Cebu : 69 morts confirmés ; priorité à la recherche et au sauvetage et au rétablissement des services ; possibilité de demandes d'aide aux partenaires (États-Unis, Japon, UE, Australie).  
  • Énergie — OPEP+ : signes d'une augmentation supplémentaire de l'offre en novembre ; ajoute une pression à la baisse sur le pétrole brut dans un contexte de fermeture fédérale et d'affaiblissement du dollar.  
  • Ukraine : opérations offensives limitées à Donetsk (reprise de localités et endiguement de l'offensive russe) ; impact militaire modéré, mais signe politique de résilience.  
<p>Una mujer camina junto a un edificio dañado tras el ataque de un misil en Konstantinovka, en el óblast de Donetsk, este de Ucrania - AP/ NARIMAN EL-MOFTY</p>
Une femme passe devant un bâtiment endommagé après une frappe de missile à Konstantinovka, dans l'oblast de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine - AP/ NARIMAN EL-MOFTY

4) Scénarios clés (prochains 7 à 10 jours) 

Gaza 

  • Accord de principe avec des garanties de vérification → ouverture pour un mécanisme international et une aide humanitaire. 
  • Pas d'accord → intensification militaire et isolement accru du Hamas ; pression sur Netanyahu depuis la droite.  

États-Unis — fermeture 

  • CR courte (1 à 2 semaines) avec des échanges limités → normalisation des données et baisse de la volatilité. 
  • Stagnation prolongée (≥ 3 semaines) → détérioration de la confiance, risque de notation et effets sur les contrats fédéraux.  

Maroc 

  • Décompression contrôlée avec des annonces sociales. 
  • Tension en cas de rassemblements nationaux et de répression visible dans les grandes villes.  

5) Signaux sur le tableau (que mesurer)

  • ● Signaux politiques : position finale du Hamas (Doha), votes de procédure au Sénat américain et discours du palais royal marocain (s'il passe des affaires intérieures aux annonces sociales).  
  • ● Marchés : l'or et les bons du Trésor comme baromètre du shutdown ; écarts sur le pétrole si l'OPEP+ accélère l'offre.  
  • ● Civil-militaire aux États-Unis : décrets ou directives rendant opérationnelle l'utilisation des troupes dans les villes.  

6) Agenda immédiat

  • Aujourd'hui-vendredi (72 h) : délai de l'ultimatum au Hamas ; signaux de Doha/Le Caire. 
  • Cette semaine : tentatives de votes d'urgence au Sénat américain ; directives opérationnelles des agences pendant la fermeture.  
  • Prochains jours : appels possibles à de nouvelles manifestations au Maroc ; réponse du gouvernement.  
  • Début octobre : définition de la trajectoire de l'OPEP+ pour novembre.  

ANALYSE PLUS APPROFONDIE DES PRINCIPALES ACTUALITÉS

1. Réactions et prévisions face au plan de paix de Trump pour Gaza

Le plan en 20 points de Trump, présenté le 29 septembre, propose un cessez-le-feu, la libération des otages israéliens en échange de prisonniers palestiniens, la démilitarisation de Gaza supervisée par des observateurs indépendants, et un gouvernement technocratique de transition sous l'égide d'un « Conseil de paix » présidé par Trump lui-même, avec des personnalités telles que Tony Blair. Il prévoit l'amnistie pour les membres du Hamas qui déposent les armes et l'exil volontaire pour les autres, ainsi que la reconstruction financée par la communauté internationale et l'ouverture de points de passage comme celui de Rafah. 

Réactions : Israël, par l'intermédiaire de Netanyahu, le soutient pleinement, y voyant un moyen de « terminer le travail » contre le Hamas s'il est rejeté 5 9 . Les pays arabes (Égypte, Qatar, Arabie saoudite) l'accueillent avec un optimisme prudent, mettant l'accent sur une solution à deux États et non sur un déplacement forcé 4 2 . L'Autorité palestinienne le salue comme un « effort sincère » mais insiste sur des mécanismes contre les annexions israéliennes 4 . Sous pression, le Hamas le qualifie de « tutelle israélienne » et un haut responsable prédit son rejet dans les 3-4 jours, mettant en garde contre une « fin triste » 3 6 . À X, les critiques arabes y voient une « humiliation » pour les Palestiniens, tandis que Modi le soutient sans commentaire de Trump 40 43 . 

Prévisions : si le Hamas rejette l'accord (probable), Israël pourrait intensifier ses offensives avec le « soutien total » des États-Unis, augmentant le nombre de morts (déjà >66 000) 1 7 et déstabilisant le Liban et la Jordanie. L'acceptation ouvrirait la voie à la reconstruction (aide immédiate comme en janvier 2025), mais sans rôle pour le Hamas, ce qui pourrait fracturer les factions palestiniennes 10 . Sur le plan géopolitique, cela renforce l'influence de Trump au Moyen-Orient, attirant la Russie (qui le « soutient » sans s'impliquer) 46 et l'Inde, mais ignore les aspirations palestiniennes, risquant l'isolement de l'UE (qui exige deux États) 2 . 

2. Manifestations au Maroc 

Les manifestations de jeunes, lancées le 27 septembre par des collectifs anonymes tels que GenZ 212 et Morocco Youth Voice, réclament des réformes dans les domaines de l'éducation et de la santé publique, critiquant la corruption et les dépenses consacrées aux événements sportifs (Coupe d'Afrique 2025 et Coupe du monde 2030, >2 milliards de dollars dans les stades). Déclenchées par des décès maternels à Agadir (8 femmes dans un hôpital public), elles ont dégénéré en violences dans des villes comme Rabat, Casablanca, Agadir, Oujda et Tiznit, avec plus de 200 arrestations et affrontements le 30 septembre (pierres contre forces anti-émeutes, un mort à Oujda écrasé par la police) 15 23 17 . 

Réactions : la coalition gouvernementale propose un « dialogue institutionnel » et salue la « réaction équilibrée » de la police 15 , mais l'opposition et les défenseurs des droits humains (Association marocaine des droits humains) dénoncent la répression et la violation de la liberté d'expression (art. 29 de la Constitution) 17 21 . En X, des vidéos virales montrent des charges policières, avec des slogans tels que « Nous voulons des hôpitaux, pas des stades » 56 60 . 

Prévisions : avec un taux de chômage des jeunes de 35,8 %, les manifestations pourraient s'étendre à d'autres villes, rappelant celles de 2011 (Printemps arabe), et faire pression sur le roi Mohammed VI pour qu'il engage des réformes 16 20 . Sur le plan géopolitique, le Maroc (partenaire des États-Unis et de l'UE en matière de migration et dans le Sahel) risque de connaître une instabilité qui profiterait aux extrémistes de la région et compliquerait son rôle à Gaza (médiateur arabe) 18 . 

3. Crise budgétaire et « shutdown » du gouvernement américain 

À 00h01 EDT le 1er octobre, le gouvernement fédéral est entré en shutdown après l'échec d'une résolution continue au Sénat (55-45, sans les 60 voix nécessaires pour un filibuster) 25 27 . Causes : les républicains refusent de prolonger les subventions ACA (qui expirent en 2025, bénéficiant à 3,8 millions de personnes) 25 ; les démocrates accusent les « licenciements partisans » 28 . Trump menace de procéder à des licenciements « irréversibles » via l'OMB, violant potentiellement la loi Hatch 33 37 . 

Impacts : >750 000 employés mis en congé (sans salaire initial, mais rétroactif) ; parcs nationaux limités, musées Smithsonian fermés dans environ une semaine, TSA/garde-côtes fonctionnant sans salaire 26 36 . Marchés : l'or atteint un record de 3 799 $/oz en tant que valeur refuge ; les contrats à terme de Wall Street chutent de 1 % 91 83 . À X, les républicains accusent les démocrates 88 . 

Prévisions : un shutdown bref (jours/semaines) coûterait 11 milliards de dollars en PIB 29 , mais un shutdown prolongé éroderait la confiance en Trump, affectant l'OTAN et l'aide à l'Ukraine. Historiquement, cela profite aux marchés après la résolution 92 . 

4. Discours partisans de Trump et Hegseth devant les chefs militaires à Quantico 

Lors d'un événement inhabituel et précipité à la base des Marines de Quantico (30 septembre), Trump et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth ont harangué des centaines de généraux, critiquant leurs prédécesseurs (Biden/Obama) et promouvant leur programme « America First » 97 . Trump a profité de cette tribune pour vanter ses réalisations politiques ; Hegseth a donné une leçon sur les « normes » et la loyauté. Les chefs militaires ont écouté en silence, sans réaction publique 97 . 

Prévisions : cette « démonstration de griefs » partisane rompt avec la tradition apolitique, risquant de diviser le commandement (par exemple, des purges comme en 2020), affaiblissant la préparation face à des menaces telles que la Chine/la Russie et la cohésion de l'OTAN 97 . Dans le contexte du shutdown, cela pourrait entraîner des démissions, ce qui aurait un impact sur les opérations dans la région Indo-Pacifique. 

Autres nouvelles pertinentes d'un point de vue international 

  • Ukraine-Russie : la pression en faveur d'un cessez-le-feu s'intensifie avec la médiation de Trump ; avancées russes dans le Donbass, mais l'UE exclut l'Europe des discussions 66 77 . Risque : fragmentation de l'OTAN si les États-Unis donnent la priorité à Gaza. 
  • Cybersécurité et énergie : les attaques record en Afrique (à l'aide de Starlink/drones) et les cybermenaces contre les câbles sous-marins augmentent les risques énergétiques mondiaux 65 72 ; le shutdown complique la réponse du DHS. 
  • Élections et stabilité : en Moldavie, les élections pourraient faire pencher la balance en faveur de la Russie, déstabilisant l'UE ; au Pérou, les manifestations de la génération Z sont similaires à celles du Maroc 64 . 
  • Commerce mondial : les nouveaux tarifs douaniers américains (100 % sur les produits pharmaceutiques, 25 % sur les camions) depuis le 1er octobre exacerbent les tensions avec la Chine/l'UE, profitant à l'or mais freinant les chaînes d'approvisionnement 82 . 

Impact du shutdown sur l'image internationale des États-Unis. 

Le shutdown du gouvernement fédéral américain, en vigueur depuis le 1er octobre 2025, paralyse les fonctions non essentielles, ce qui affaiblit indirectement la capacité de Washington à influencer les scénarios internationaux tels que Gaza et le Maroc. Bien que les opérations militaires essentielles se poursuivent (en vertu de la loi anti-déficit), le chaos interne réduit la crédibilité diplomatique, retarde l'aide et complique les réponses aux crises. Je détaille ci-dessous les liens basés sur les impacts historiques et actuels. 

Effets généraux sur la politique étrangère américaine 

  • « Furloughs » (suspension temporaire d'emploi sans salaire, mais avec réintégration et paiement rétroactif des salaires) et retards diplomatiques : plus de 750 000 employés fédéraux (certaines sources avancent le chiffre d'un million d'employés fédéraux), y compris ceux du département d'État et de l'USAID, sont suspendus sans salaire, ce qui affecte les ambassades, les négociations et le traitement des visas/aides. Lors des précédentes fermetures (par exemple en 2018-2019), les voyages officiels ont été annulés et les engagements multilatéraux ont été retardés, ce qui a érodé l'influence des États-Unis dans des forums tels que l'ONU ou l'OTAN. 
  • Impact économique et sur la crédibilité : le coût estimé (jusqu'à 11 milliards de dollars de PIB par semaine) génère une instabilité interne, ce qui projette une image de faiblesse auprès des alliés et des adversaires. Des pays comme la Russie ou la Chine pourraient exploiter cette situation pour gagner du terrain dans des régions instables. 
  • Exceptions limitées : la défense et la sécurité nationale fonctionnent, mais avec des tensions (par exemple, le personnel essentiel n'est pas payé immédiatement), ce qui pourrait réduire l'efficacité du soutien logistique. 

Lien avec le plan de paix à Gaza 

  • Rôle clé des États-Unis : le plan en 20 points de Trump place Washington en tant que médiateur central, avec des engagements en matière de surveillance, de contrôle et de vérification, de reconstruction, toutes ces capacités étant gelées jusqu'à ce qu'un accord sur le plafond des dépenses soit conclu et que la machine fédérale redémarre. 

Rack de médias - 1er octobre 2025

Résumé de la manière dont les principaux médias internationaux couvrent les principaux événements de l'analyse géopolitique. Sur la base de recherches récentes, il met en évidence l'approche, les réactions et les prévisions de médias tels que la BBC, Al Jazeera, Reuters, le New York Times (NYT), CNN, The Guardian, Le Monde et El País. La priorité est donnée aux perspectives mondiales, régionales et critiques. 

1. Réactions et prévisions face au plan de paix de Trump pour Gaza 

Les médias soulignent l'optimisme initial des alliés, mais mettent en avant le scepticisme du Hamas et les risques d'escalade. Couverture mitigée : soutien arabe, mais critiques en raison de l'absence de consultation palestinienne. 

  • BBC : les dirigeants du Moyen-Orient et d'Europe accueillent favorablement le plan, Netanyahu le soutenant pleinement. Trump prévient que si le Hamas le rejette, Israël aura le soutien des États-Unis pour « finir le travail ». Les réactions locales à Gaza et à Jérusalem varient entre espoir et scepticisme. 
  • Al Jazeera : accueil favorable de la part de l'Autorité palestinienne et des dirigeants arabes (EAU, Arabie saoudite, Qatar, Égypte, Jordanie, Turquie, Indonésie, Pakistan), mais insistance sur une solution à deux États sans déplacements. Critiques pour « humiliation » palestinienne ; le Hamas y voit une « tutelle israélienne ». 
  • Reuters : Focus sur les détails : cessez-le-feu immédiat, échange d'otages/prisonniers, retrait israélien par étapes, désarmement du Hamas et gouvernement de transition sous l'égide d'un « Conseil de paix » présidé par Trump (avec Tony Blair). Netanyahu accepte, mais le Hamas est sous pression avec un ultimatum de 3-4 jours. 
  • NYT : Trump et Netanyahu font pression sur le Hamas avec « acceptez ou Israël finira le travail ». Le plan prévoit une amnistie pour le Hamas désarmé, la reconstruction et une zone tampon israélienne indéfinie. Mélange d'espoir et de critiques pour avoir ignoré les aspirations palestiniennes. 
  • CNN : Trump présente cela comme « un grand jour pour la civilisation », avec l'accord de Netanyahu. Détails : ISF dirigée par des Arabes pour la sécurité, comité palestinien pour la gouvernance. Réactions mitigées à Gaza ; similitudes avec les plans précédents qui ont échoué. 

2. Manifestations au Maroc 

La couverture médiatique se concentre sur l'escalade de la violence et les revendications des jeunes en faveur de réformes dans les domaines de la santé et de l'éducation, par opposition aux dépenses consacrées au sport. Les médias arabes et européens soulignent la répression et les parallèles avec le Printemps arabe. 

  • Al Jazeera : manifestations menées par Gen Z 212 et Morocco Youth Voice à Rabat, Casablanca, Agadir ; >200 arrestations. Déclenchées par des décès à l'hôpital d'Agadir ; critiques de la corruption et des investissements dans la Coupe d'Afrique 2025/Coupe du monde 2030 (>2 milliards de dollars). Un mort à Oujda. 
  • CNN : affrontements dans plusieurs villes ; revendications pour « des hôpitaux, pas des stades ». Le gouvernement défend les progrès réalisés dans le domaine de la santé ; licenciements de fonctionnaires. Mouvement sans leaders, organisé sur TikTok/Discord ; chômage des jeunes à 35,8 %. 
  • Reuters : Quatrième jour de violence : jets de pierres contre la police à Tiznit, Oujda, Rabat ; véhicules endommagés. Le gouvernement propose le dialogue ; les opposants dénoncent la répression. Focus sur les arrestations et les similitudes avec les manifestations de 2011. 

3. Crise budgétaire et « shutdown » du gouvernement américain. 

Les médias soulignent le jeu des reproches entre les partis, les répercussions économiques et les menaces de licenciements. La couverture mondiale voit un affaiblissement des États-Unis sur la scène internationale. 

  • CNN : Shutdown depuis minuit ; >750 000 furloughed. Causes : rejet par les républicains des subventions ACA. Trump menace de licenciements « irréversibles ». Impacts : parcs fermés, TSA sans salaire ; coût ~11 000 millions de dollars par semaine. 
  • Al Jazeera : Échec au Sénat (55-45) ; les démocrates accusent les résiliations partisanes. Trump : « bon pour les shutdowns ». Les marchés chutent ; l'or grimpe. 
  • NYT : le Sénat ajourne sans accord ; accusations sur les réseaux sociaux (Trump : « Democrat Shutdown »). Optimisme républicain face aux défections démocrates ; vidéos AI racistes de Trump contre les dirigeants démocrates. 
  • BBC : la Maison Blanche prépare des licenciements massifs ; Trump refuse de rencontrer les démocrates pour des raisons de santé. 

4. Discours partisans de Trump et Hegseth devant les chefs militaires à Quantico 

Couverture critique pour partisanerie dans un forum militaire ; craintes de divisions internes et d'érosion apolitique. 

  • Reuters : Hegseth critique la diversité/le « woke », défend les licenciements ; Trump suggère les villes américaines comme « terrain d'entraînement ». Les généraux restent silencieux ; les démocrates : « inquiétant ».
  • NYT : Hegseth : normes plus strictes, fin du « leadership toxique ». Trump : éloges, mais plaintes pour « woke ». Spéculations initiales sur les licenciements ; silence des hauts gradés.
  • CNN : Trump : fausses informations sur l'armée (ex. dépenses en Ukraine). Hegseth : « guerriers, pas woke ». Analyse : recrutement politique ; note de bas de page sur l'utilisation militaire à Los Angeles. 

Autres actualités pertinentes (Ukraine-Russie, cyberattaques) 

  • Ukraine-Russie : Reuters : Poutine : fin par la force si pas de négociations ; Zelenskiy fait pression pour une réunion. Progrès lents ; cessez-le-feu en attente. NYT : frappes aériennes russes alors que les négociations sont au point mort ; Poutine refuse le cessez-le-feu avant des concessions. BBC : Kallas (UE) : concessions territoriales « piège de Poutine ». 
  • Cyberattaques contre les infrastructures énergétiques : Reuters : augmentation de 70 % aux États-Unis (Check Point) ; ransomware dans les services publics. La Chine accuse la NSA ; Singapour attaque un groupe chinois. NYT : Salt Typhoon (Chine) vole les données de presque tous les Américains ; cibles mondiales dans les domaines de l'énergie et des communications.