Le secrétaire général de l'OTAN a rencontré Zelensky pour discuter de la situation de la contre-offensive et des besoins militaires des troupes ukrainiennes

Stoltenberg à Kiev déclare que les forces ukrainiennes gagnent "progressivement" du terrain

Sergei SUPINSKY / AFP - El presidente ucraniano, Volodymyr Zelensky (dcha.), y el secretario general de la OTAN, Jens Stoltenberg (izda.)
photo_camera Sergei SUPINSKY / AFP - Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg (à gauche)

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a fait un voyage surprise à Kiev pour rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky et discuter de la situation de la contre-offensive dans l'est du pays.

L'homme politique norvégien s'est montré optimiste quant à la situation, affirmant que les forces ukrainiennes regagnaient "progressivement" du terrain. Lors de la conférence de presse conjointe avec Zelensky, Stoltenberg a rappelé que "chaque mètre regagné par les forces ukrainiennes est un mètre perdu par la Russie", comme le rapporte Reuters.  

Il a également souligné la grande motivation des soldats ukrainiens, affirmant qu'ils se battent "pour leurs familles, leur avenir et leur liberté" alors que Moscou "se bat pour des tromperies impériales".

Dans la capitale ukrainienne, Stoltenberg a également condamné les attaques russes près de la frontière avec la Roumanie, membre de l'OTAN, les qualifiant d'"imprudentes" et de "déstabilisantes".  

Zelensky a quant à lui souligné la nécessité de renforcer les défenses aériennes pour faire face aux attaques russes, notant que Moscou avait utilisé plus de 40 drones iraniens Shahed lors d'attaques sur le territoire ukrainien la nuit précédente.

"Et c'est le cas presque tous les soirs", a déploré le dirigeant ukrainien, qui a expliqué qu'en raison de ces attaques, "une augmentation correspondante de la pression sur la Russie et un renforcement correspondant du bouclier aérien" étaient nécessaires. "Nous devons surmonter cet hiver ensemble, afin de protéger nos infrastructures énergétiques et la vie de nos concitoyens", a ajouté Zelensky.  

Zelensky a également remercié les partenaires internationaux pour leur aide et leur soutien, déclarant que les résultats de la coopération avec l'OTAN étaient évidents. Il s'est notamment félicité de la livraison de chars de combat, d'avions et d'autres armes qui renforcent la défense de l'Ukraine.

À cet égard, Stoltenberg a souligné qu'il faisait "constamment pression" sur les alliés de l'OTAN pour qu'ils apportent un soutien accru à l'Ukraine en accélérant l'acheminement de l'aide. Il a également annoncé que l'OTAN avait conclu avec des entreprises d'armement des contrats d'une valeur de 2,4 milliards d'euros (2,53 milliards de dollars) pour l'achat de munitions.

Selon le chef de l'OTAN, ces contrats permettront aux membres de l'Alliance de reconstituer leurs stocks tout en continuant à approvisionner l'Ukraine en munitions, un élément essentiel pour les forces nationales.  

S'exprimant depuis Kiev, Stoltenberg a encouragé les membres de l'OTAN et les partenaires internationaux à soutenir militairement les forces ukrainiennes. En effet, "plus l'Ukraine sera forte, plus nous nous rapprocherons de la fin de l'agression russe".

"Moscou pourrait déposer les armes et mettre fin à sa guerre aujourd'hui. L'Ukraine n'a pas cette possibilité. La capitulation de l'Ukraine ne signifierait pas la paix. Elle signifierait une occupation russe brutale. La paix à tout prix ne serait pas la paix du tout", a-t-il ajouté. 

La visite de Stoltenberg à Kiev intervient juste un jour après que la Russie a accusé les partenaires occidentaux de l'Ukraine d'avoir aidé à planifier et à réaliser l'attaque au missile de la semaine dernière contre le quartier général de la flotte de la mer Noire dans la péninsule de Crimée annexée par Moscou.

Selon la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, l'attaque a été menée avec l'aide des agences de sécurité américaines et britanniques. Selon la diplomate russe, les satellites et les avions de reconnaissance de l'OTAN ont également joué un rôle clé dans l'attaque. 

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