Le Maroc se classe au sixième rang mondial en matière de protection du climat

Le royaume marocain est bien classé dans la lutte contre le changement climatique dans le dernier rapport de CEOWorld pour 2024 
Vista aérea de una planta de energía solar en Ouarzazate, en el centro de Marruecos - AP/ABDELJALIL BOUNHAR
Vue aérienne d'une centrale solaire à Ouarzazate, au centre du Maroc - AP/ABDELJALIL BOUNHAR

Le Maroc ne ménage pas ses efforts pour lutter contre le changement climatique, un problème qui touche particulièrement la nation nord-africaine.  

En témoigne le dernier rapport 2024 de CEOWorld, qui classe le royaume marocain au sixième rang des 63 pays évalués en termes d'efforts pour protéger le climat.  

Le Maroc est un pays engagé dans la lutte contre le changement climatique et un leader du monde arabe dans ce domaine, comme l'indique le rapport qui classe l'Égypte au 18e rang mondial, l'Algérie au 50e, les Émirats arabes unis au 61e et l'Arabie saoudite au 63e. 

Le Maroc occupe ainsi une très remarquable sixième place sur 63 pays évalués pour ses efforts en matière de protection du climat. Le tableau de bord annuel de CEOWorld classe les pays dans quatre catégories clés : les émissions de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables, l'utilisation de l'énergie et la politique climatique.

Selon le rapport de CEOWorld, aucun pays n'a obtenu de très bons résultats dans toutes les catégories à la fois, mais le Maroc a obtenu de bonnes notes à la fois pour les émissions de gaz à effet de serre et pour l'utilisation de l'énergie.  

Una imagen de archivo tomada el 8 de junio de 2010 muestra turbinas eólicas en el parque eólico recientemente inaugurado de Dahr Saadane en Tánger - AFP/ABDELHAK SENNA
Une image prise le 8 juin 2010 montre des éoliennes dans le parc éolien de Dahr Saadane récemment inauguré à Tanger - AFP/ABDELHAK SENNA

Le Maroc s'est depuis longtemps engagé en faveur des énergies propres pour son futur marché national de l'énergie et l'objectif est de faire en sorte que 52 % de l'énergie nationale provienne de sources renouvelables d'ici 2030. Un défi qui témoigne des efforts considérables déployés par le Maroc pour protéger le climat.  

Le Danemark arrive en tête du classement pour la troisième année consécutive, avec des scores élevés en matière d'émissions et d'énergies renouvelables. L'Estonie suit en deuxième position, excellant dans le domaine des énergies renouvelables et visant une électricité 100 % renouvelable d'ici à 2030. Les Philippines, l'Inde et les Pays-Bas complètent le top cinq. 

Le rapport du CEOWorld montre que les grandes économies et les plus grands émetteurs de la planète sont moins bien classés dans l'indice. Les États-Unis sont classés 53e, la Chine et le Japon 47e et 54e respectivement, le Canada 58e et la Russie 59e.

Le Maroc est un pays touché par le changement climatique en raison de sa situation géographique et de son manque de précipitations, un scénario aggravé par le réchauffement climatique actuel.  

Le pays d'Afrique du nord s'est engagé dans les énergies renouvelables telles que le solaire, l'éolien et l'hydrogène vert afin de polluer le moins possible au niveau de son mix énergétique, et dépasser les 50 % de production d'énergie basée sur les énergies propres est un défi pour 2030 auquel le royaume marocain s'est engagé. 

Imagen de embalse en Marruecos - PHOTO/FILE
Image d'un réservoir au Maroc - PHOTO/FILE

Par ailleurs, face à la rareté des précipitations, des solutions ont été recherchées telles que des autoroutes de l'eau pour relier les différents bassins et réservoirs et la mise en place d'usines de dessalement pour pouvoir utiliser l'eau de mer à des fins domestiques et d'irrigation des cultures, ce qui est à prendre en compte en raison de la grande importance du secteur agricole dans l'économie marocaine. Cela profite également à la protection du climat et au défi de la valorisation des ressources en eau du pays.